Dans son prospectus électoral, pour tenter de convaince qu’il est un député actif, Patrick Labaune se livre à une étonnante compatiblité : 8 244 rendez-vous personnalisés en cinq ans, 163 questions écrites ; 315 propositions de lois signées (pas écrites par lui, mais simplement signées. Le travail d’élaboration c’est celui de ses collègues.)
Il s’accapare le travail de sa suppléante : 63 753 interventions.
Tout cela est fort bien, et il est certain que le rôle d’un député est d’être à l’écoute de ses concitoyens. Mais on a envie de lui rappeler que le rôle majeur d’un député c’est d’abord de faire la loi au nom de ses concitoyens. Et là, P. Labaune est singulièrement défaillant. Son nom n’apparaît que trois 3 fois en trois ans sur le compte rendu des séances de l’assemblée et on n’en finirait pas d’égrener ses absences lors de votes importants du parlement : Projet de loi constitutionnel relatif à l’interdiction de la peine de mort : Non Votant ; projet de loi pour la modernisation du dialogue social : non votant ; projet de loi de finacement de la sécurité sociale : non votant ; projet de loi pour le développement de l’actionnariat salarié : non votant ; projet de loi relatif au secteur de l’énergie : non votant ; projet de loi d’orientation agricole : non votant…… (Tout cela est vérifiable sur le site internet de l’assemblée nationale).
Désigner un député, ce n’est pas désigner un chef de looby. C’est désigner un législateur.
Patrick Labaune n’est pas de cette trempe là !