L’attribution des travaux de signalisation de la deuxième tranche des boulevards illustre de façon magistrale la façon dont la ville accepte de se faire " arnaquer " par certaines entreprises. L’attribution de ce lot s’est faite à 893 428 euros. L’estimation initiale était de 744 118 €. La proposition de l’unique entreprise répondant à l‘appel d’offre est donc supérieure de 20 % à ce qu’on attendait. Cette entreprise n’étant autre que celle qui a fait les travaux correspondants de la première tranche, les estimations ont été faites sur la base des prix qu’elle a pratiqués sur la première partie des travaux. L’estimation est donc parfaitement crédible. En proposant 20 % de plus que l’estimation, il est clair que l’entreprise en question abuse délibéremment de sa position d’exclusivité que, probablement, elle n’ignorait pas, voire qu’elle a organisé. En acceptant, sans discuter, de payer 20 % de plus que ce que qu’on pouvait raisonnablement attendre, la ville envoie un message clair à l’ensemble de ses fournisseurs : faites votre prix, quels qu’ils soient, nous payerons. Ce message, qui avait déjà été lancé dans le cadre des travaux des boulevards, n’est pas, cette fois encore, tombé dans l’oreille d’un sourd. A propos d’une autre opération, la Chambre régionale des comptes dénonçait la volonté de la ville de faire vite et, pour cela, sa propension à s’affranchir du formalisme du code des marchés. Dans l’affaire d’aujourd’hui, elle ne s’affranchit pas des règles du code, mais elle passe sous les Fourches Caudines d’une entreprise qui, sachant sa volonté de conduire à tout prix son projet, lui impose les siens. Les valentinois paieront !
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