Un deuxième chapitre du rapport de la Chambre Régionale des comptes concerne les questions de personnel. Il est développé sur huit pages. Il comporte plusieurs volets.
1° Sur les effectifs : Le taux des emplois pourvus s’est dégradé dans tous les cadres d’emplois. … La différence entre postes budgétaires et postes pourvus est source de confusion et de difficultés pour l’établissement du budget …les états fournis au Comité technique paritaire ne correspondent pas à ceux qui figurent en annexe du budget…L’effectif de la commune diminue progressivement avec une augmentation de la part des non titulaires.
Commentaire : Ces observations confirment la légitimité des critiques que nous faisons chaque année à l’occasion du débat budgétaire ou de l’examen du compte financier. Au titre de la masse salariale, la ville inscrit des sommes dont elle sait qu’elle ne les dépensera pas. L’écart entre les postes inscrits au budget et les postes réellement pourvus s’accroit chaque année. De ce seul fait, on peut affirmer que les budgets votés ne sont pas sincères puisque, au moment même où on les fait voter, on sait qu’ils ne seront pas exécutés. Par ailleurs, en accroissant le nombre de non titulaires, la ville contribue, volontairement, au développement de l’emploi précaire.
Au cours du débat, la majorité n’a pas véritablement nié le sérieux de ces critiques mais n’a pas non plus indiqué clairement sa volonté de remédier à cet état de fait.
2° Sur la situation du Directeur général des services. Le plus haut fonctionnaire de la ville est rémunéré d’une manière irrégulière au regard des textes. Il n’existe pas, comme il le faudrait, un état du cumul des rémunérations qu’il touche au titre de son emploi principal auquel s’ajoutent des rémunérations annexe versés par Valence Major. Par ailleurs, les bulletins émis par la ville portent une adresse, les bulletins émis par Valence Major en portent une autre.
Commentaire : Ces cumuls de salaires ne sont pas illégaux dès lors qu’il restent dans la limite fixée par la loi, mais l’absence de compte de cumul contribue à l’absence de clarté et crée une impossibilité de contrôler une situation, sans doute légale mais à l’évidence illégitime. La diversité des adresses pourrait être interprêtée comme une volonté de masquer ces cumuls. (Le compte de cumul semble avoir été créé en 2005)