Le premier chapitre du rapport est intitulé : Situation financière et fiabilité des comptes.
L'essentiel de ce qui est dit : La situation financière globale de la ville de Valence apparaît saine. La ville a dégagé de l'autofinancement et a limité, pendant la période, le recours à l'emprunt. Mais : s'agissant de la procédure de présentation des comptes : Le rattachement des charges et produits appliquée avec une rigueur insuffisante, les mouvements financiers entre le budget principal et le budget annexe de l'assainissement mal comptabilisés, entre autres, mettent en cause la fiabilité des comptes.
Commentaire : La majorité municipale a fait le choix d'une technique de tenue de ses comptes qui n'est en rien illégale, mais qui rend extrèmement difficile la compréhension du financement d'une opération dès lors qu'elle ne se déroule pas sur une seule année budgétaire. Telle année, par exemple, plus de 25 % des dépenses annoncées ne sont pas réalisées. Les dépenses engagées et non payées dans le même exercice sont souvent aussi importantes que les dépenses effectivement réglées. Pour savoir exactement combien a coûté tel ou tel équipement il faut donc rapprocher et comparer : un budget primitif, une multitude de décisions modificatives, des reports, des comptes financiers ....et ce, sur plusieurs années.
La pratique choisie n'est pas illégale mais elle rend illisible, pour l'élu, de base la réalité financière de la ville. C'est une manière de rendre la gestion opaque et incontrôlable, en particulier par l'opposition. Les chiffres fournis au conseil ne sont pas, à proprement parler faux, mais ils ne sont pas toujours fiables en ce sens qu'ils ne reflètent qu'une réalité partielle.
D'autres méthode rendraient cette gestion plus tranparente.
L'adjoint aux finances a clairement déclaré qu'il ne changerait pas de méthode.
La volonté de réaliser un maximun de transparence n'est donc pas un souci majeur de la majorité muncipale.