Le député de la 1er circonscription de la Drôme n'est pas souvent sur les bancs de l'assemblée nationale, Mais lui arrive de poser de bonnes questions. Ainsi en est-il de celle-ci : M. Patrick Labaune souhaite attirer l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche sur le système IUT qui paraît de plus en plus menacé. En effet, le montant du financement des IUT ne cesse de diminuer depuis plusieurs années, les créations de postes enseignants, enseignants-chercheurs et IATOSS sont de plus en plus rares et ne permettent pas aux IUT de faire face à leurs missions d'établissement supérieur public d'enseignement. Pourtant, les IUT ont toujours montré un dynamisme et un sens de l'innovation qui leur valent la reconnaissance unanime des étudiants, de leur famille et des milieux professionnels. Pour de nombreux jeunes, souvent issus de milieux modestes, ils ont été et demeurent un outil de promotion indiscuté. Cependant, les IUT sont régulièrement remis en cause, l'un des reproches récurrents leur étant régulièrement adressé étant de ne pas intégrer suffisamment de bacheliers technologiques. C'est pourquoi il lui demande de lui indiquer sa position sur ce sujet et notamment de lui préciser quelle place il entend donner aux IUT dans le système universitaire français, dans le cadre du LMD. (publiée au JO le 16.01.07)
Deux observations :
1° Si le député de la majorité dit lui-même que le financement des IUT ne cesse de diminuer, s'il dit que les créations de postes sont de plus en plus rares, que ces établissements ne sont pas en situation de faire face à leurs missions, il est probable qu'on ne nous accusera pas de mentir si nous soulignons qu'il y a là une grave menace pour la qualité de l'enseignement supérieur français.
2° Si la situation est bien telle que la décrit Patrick Labaune (et c'est le cas), pourquoi donc a-t-il voté tout au long de son mandat, sans mots dire, tous les budgets de l'enseignement supérieur qui ont été proposés par la majorité ?
L'approche des échéances électorales rend lucide.
Pour se faire réélire il faudra non seulement poser les bonnes questions - c'est facile - mais il faudra aussi rendre compte de ses votes au cours des cinq ans de mandat passés. Et là, ça risque d'être plus difficile pour P. Labaune.