L’adjoint aux finances de la ville de Valence est assez fréquemment léger, confus et approximatif, dans ses explications au conseil municipal. Au cours de la séance du 29 janvier, il a placé la barre assez haut dans l’expression de ces qualités étranges chez un responsable des deniers de la collectivité.
Répondant à Denise Comboroure qui, en matière de dette publique, comparait les chiffres incontestables des budgets primitifs de 2006 et 2007, il a osé dire, sans sourciller, que les chiffres d’un budget prévisionnel étaient sans grand intérêt et que seuls comptaient les chiffres du compte financier. On se demande pourquoi la loi prévoit deux séances pour établir un budget : un débat d’orientation suivi du vote du budget proprement dit. Que de temps et de salive perdus pour des chiffres sans intérêt réel !
Tentant de s’expliquer sur un vote soumis conseil concernant l’estimation financière de travaux d’assainissement, achevés il y a maintenant dix huit mois, et dont le coût exact est connu au centime, il a prétendu que si le conseil délibérait sur l’estimation et non sur le coût réel, la faute en incombait aux riverains qu’il avait été difficile de mettre d’accord . C’est d’ignorer que ceux-ci ont signé un protocole d’accord avec la ville, treize mois avant l’achèvement des travaux en question et c’est prendre les conseillers muncipaux pour des demeurés. (Ce que certains, qui acceptent de voter une délibération stupide, tolèrent sans barguiner.)
Enfin, cerise sur le gâteau, s’agissant de l’affectation de la taxe de séjour payée par les personnes qui fréquentent les hôtels valentinois, il a prétendu, avec l’apparence d’une conviction sincère, que cette taxe était versée au budget général de la ville qui en usait comme elle l’entendait. Il ignore donc le code général des collectivités territoriales (CGCT) qui précise : le produit de la taxe de séjour ou de la taxe de séjour forfaitaire est affecté aux dépenses destinées à favoriser la fréquentation touristique de la commune. (article L 2333-27) et encore : Dès lors qu'il existe un Office de Tourisme (Article L2231-9 du CGCT) communal ou intercommunal - son budget comprend obligatoirement en recettes le produit de la taxe de séjour (Article L2231-14 du CGCT).
Pareilles ignorances ou affirmations chez le principal responsable des finances sont tout à fait préoccupantes.