Le prix de la démolition de la gare des bus ne sera … que …de 70 000 euros ! On s’attendait à plus du côté de la majorité municipale. On était prêt à y mettre 100 000 euros, alors, pensez donc, 70 000, c’est donné ! Comme nous l’avons dit souvent, les fournisseurs de la ville sur le chantier des boulevards sont avertis : pour tout ce qui concerne ce chantier, vous pouvez augmenter les prix. La ville paiera !
Pour dire le vrai, en plus de ces 70 000 euros, la destruction en question coûte 650 000 euros d’indemnité accordée au SISAV, syndicat chargé des transports urbains, qui subirait un préjudice du fait de cette disparition. (Voir note n° 53). Les valentinois payent donc très cher la disparition de la gare, comme les usagers de la CTAV vont payer très cher le nouveau dispositif de transport urbain. En effet la ville qui " hébergeait " la gare gratuitement sur le territoire municipal va désormais faire payer un loyer à la CTAV pour l’utilisation de l’espace public par le futur quai qui remplacera la gare et pour le local de billeterie. Il est assez évident que le concessionnaire (Véolia) reportera le montant de cette location sur le prix des billets plutôt que de réduire sa marge bénéficiaire : on fait du commerce monsieur, pas de la philantropie !
Ainsi la majorité municipale réalise une double performance, payer pour la destruction de la gare et faire payer les usagers pour son remplacement : bravo l’artiste !