Le groupe américain Sanford Brands a décidé de liquider le site valentinois de Reynolds. Au vu de ce que va coûter le plan social accompagnant les 256 licenciements, on imagine l'ampleur de la plus-value attendue de cette délocalisation : congé reclassement de neuf mois pour les licenciés ; plan de préretraite pour 46 d'entre eux ; plan de formation, de mobilité et d'aide à la création d'entreprises pou 1 045 000 € ; mission de réindustrialisation du site : 1 280 000 €; cellule de reclassement fonctionnant pendant deux ans avec 1 consultant pour 20 salariés. Comme Sanford Brands n'est pas un philantrope, on pense bien qu'il n'accepte pas de dépenser tout cet argent dans le seul souci de l'intérêt de ceux qu'il licencie. Il y a sans aucun doute beaucoup de profit à la clé pour lui. Dans la phase qui vient, celle du reclassement des personnels et de la réindustrialisation du site, la ville a un rôle majeur à jouer, et une impulsion décisive à donner. Elle ne peut pas se désintéresser de ce qui va advenir.. Parce que la situation de 256 travailleurs valentinois est en jeu (sans compter le 127 entreprises sous-traitantes Drome/Ardèche) elle a un devoir de vigilance à exercer sur l'application des accords et le respect des droits de personnels dans la difficile période qui vient. Parce que l'avenir économique de la ville est en cause elle doit être une partie majeure dans le travail pour la réindustrisation. C'est maintenant d'engagement, de persévérance et de volonté qu'il faut faire preuve du côté de la mairie. La minorité municipale jouera tout son rôle dans le rappel des devoirs de la collectivité municipale dans cette affaire.
La majorité municipale a toujours affirmé, comme Mme le Maire le dit encore aujourd'hui dans un communiqué de presse, que la ville n'avait "aucun pouvoir pour interférer dans un conflit social privé ." Sans doute, mais elle avait le pouvoir - et le devoir - de prendre toute sa place dans la défense du patrimoine industriel de Valence. Elle pouvait agir en direction des pouvoirs publics : ministère de l'économie, premier ministre, pour imposer au pouvoir d'Etat d'agir pour la sauvegarde d'un outil industriel de premier ordre. L'eût-elle fait, elle aurait trouvé la minorité municipale à ses côtés sans aucune réserve ni réticence. Sa prétendue discrétion dans l'action est un piètre masque à la molesse de ses interventions.
Commentaire
Ne vous énervez pas.
En 2006, je maintiens que les boulevards représentent 65 % du budget d'investissement en matière ...d'urbanisme et pas de budget global comme cela avait été effectivement écrit (mais pas par moi). Cette année, de mémoire, on tourne autour du même chiffre. L'urbanisme représentant 32, 98 % des investissements de la ville et près des 2/3 de ce chiffre va sur les boulevards.
D'autre part , relisez bien le texte n° 57, je n'accuse pas la mairie de ce dont elle n'est pas responsable. je dis qu'elle a des responsabilités qu'elle devra assumer.
Je découvre ce jour votre blog (par le post sur Reynolds). Je suis quant à moi le rédacteur de celui de la restructuration Reynolds. Je suis évidemment d'accord avec vous et ne peut que regretter le manque de volonté politique à contrer la casse industrielle.
Bien Cordialement.
Arrêtez de dire que c'est toujours de la faute de la majorité municipale ! C'est le groupe qui décide dans des situations comme celle çi non pas une municipalité. Q'ont fait DSK et Besancenot venus à Valence ? Rien ! Ont-ils donné suite ? Non ! Ils se sont déplacés à Valence pour leurs campagnes électorales. C'est tout.
Toute la gauche valentinoise ne cesse de dire cela car elle veut essayer de faire tomber la municipalité. Voilà la réalité.
Elle essaye toujours de trouver des faits et d'en faire des rumeurs.
La gauche valentinoise est championne des rumeurs avec des leaders comme Bochaton et Bouchet. Les deux BB barbuts.
Combien de fois G Bouchet a lancé des rumeurs vis à vis des boulevards. En 2006, il ne sait pas géner de dire que 65% du budget 2006 était consacré à l'aménagement des boulevards. C'est honteux !
Un autre exemple celui de Bobo le méchant (Bochaton) : une agence de la caisse d'épargne de Valence déménage et ne se gène pas pour dire que c'est de la faute de la mairie. L'agence déménage donc c'est la faute de la majorité. C'est du n'importe quoi !
Cette semaine j'ai raclé ma portière avant de ma voiture. Elle a touché un trottoir d'une rue de Valence. Est-ce la faute de la mairie et de la majorité ?
Vous l'avez certainement dire "Oui" !