Le pari de tenir les trois principes en même temps devient de plus difficile avec le temps et, cette année, le budget voté n’y réussi pas. Certes, les taux d’imposition ne bougent toujours pas, (on allait tout de même pas les augmenter une année électorale) mais, en 2007, la ville empruntera plus qu’elle ne remboursera et, pour un budget global en augmentation, elle ne dégagera un autofinancement qu’à peine égal, en chiffre absolu, à celui de l’année dernière : 10 911 810 euros. C’est la tactique du grignotage qui permet de réaliser cet autofinancement : toutes les lignes budgétaires sont mises à contribution : Le budget de fonctionnement de la ville augmente de 2,94% mais la masse salariale, qui en représente 52,5 %, augmente moins que le budget lui même : 2,67%. On achètera pour 8,76 % de livres ou de CD en moins à la médiathèque ; achat de petit équipement – 3 % ; entretien et réparation de bâtiments : - 2 % ; entretien et réparation sur biens immobiliers : - 13 % Toutes les lignes budgétaires mises à contribution ? Vraiment toutes ? Non ! Il y en a une à laquelle on ne touche pas et qui peut tout se permettre, c’est celle des boulevards. Il était initialement prévu de développer sur un plan lumière pour mettre en valeur le patrimoine architectural. " Pour d’évidente raisons esthétiques, la ville a souhaité étendre cette démarche de mise en lumière à des facades privées " (délibération E2) Il en coûtera près de 100 000 euros d’honoraires supplémentaires au maître d’œuvre (plus les équipements eux mêmes). Mais un petit plus de 100 000 euros, sur les boulevards, pourquoi se priver de ça, du moment que ce sera beau. Les salariés de Reynolds qui vont émarger à l’ANPE apprécieront.
Jusqu’ici la majorité municipale avait toujours bâti ses budgets sur trois principes : ne pas augmenter les taux d’imposition, rembourser la dette, et dégager des marges sur le fonctionnement pour pouvoir investir.
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