Le 30 novembre, sous le titre : "La Gauche désunie en 2008 ?" le Dauphiné Libéré a publié des extraits d'un courrier que J. Séguéla et moi-même avons envoyé au bureau de la section du P.S de Valence.

Dans notre esprit, ce courrier n'était pas destiné à être public. Nous nous sommes donc abstenus de commenter cette "indiscretion". Aujourd'hui pourtant, quinze jours après sa réception par ses destinataires, cette lettre n'a toujours pas reçu de réponse, fusse sous forme d'un simple accusé de réception. J'en porte donc le texte intégral à la connaissance des lecteurs de ce blog (plus de 1 500 à ce jour). Je serai amené à en commenter les termes dans les jours prochains.
Valence le 21 novembre 2006
Camarades,
Lors des prochaines élections municipales, la majorité actuelle ne sera mise en difficulté, voire battue, que par une gauche rassemblée, dans toutes ses composantes, autour d'un projet élaboré en commun.
Dans cet esprit, depuis 2001, nous nous sommes efforcés, dans l'opposition municipale, d'être des partenaires loyaux, soucieux d'action collective. En septembre 2005, votre secrétaire avait annoncé que le P.S, profitant d'une année 2006 sans élection, allait proposer à ses partenaires potentiels de mettre en chantier un projet pour 2008. Nous étions prêts à participer à ce travail.
Tournant le dos à cette pratique commune et collective, il semblerait que votre section fasse passer le choix d'une tête de liste avant même la discussion d'un projet. Sans information, ni discussion préalable avec ses partenaires, elle s'est adressée à un élu de Bourg-lès-Valence pour lui demander de conduire une liste d'opposition à Valence en 2008.
Nous recevons cette décision comme un désaveu - total et sans appel - de l'action de l'opposition municipale de Valence depuis 2001 et comme une rupture unilatérale de l'engagement moral d'unité qui liait les cinq composantes de cette opposition : P.S, PC, Verts, AGA et MRC.
Nous ne pouvons croire qu'une telle initiative soit, de votre part, le résultat d'une réflexion sérieuse ayant pesé toutes les conséquences prévisibles de cette orientation.
Parce que nous croyons que l'unité de la gauche est la condition d'un combat victorieux, nous vous demandons de revenir à des pratiques plus unitaires : définition, en commun, des grandes lignes d'un projet municipal puis, le moment venu, choix, en commun, sur la composition de la liste et son leader en fonction des données électorales du moment.
Si le P.S devait persister dans son orientation actuelle, s'il devait choisir une tête de liste pour les élections municipales de 2008 qu'il imposerait à ses partenaires, s'il entendait faire dépendre le projet municipal de la personnalité de cette tête de liste, nous considérerions qu'il choisirait délibérement et unilatéralement de renoncer à une stratégie efficace de reconquête de la mairie de Valence.
Il porterait alors, seul, la responsabilité des conséquences inévitables d'un tel choix.
Ces remarques vous paraîtront sûrement abruptes, mais elles témoignent de notre volonté de faire gagner la gauche à Valence. Nous sommes prêts à vous les commenter directement.
Nous vous prions, chers camarades, de recevoir l'assurance de notre espoir de faire aboutir ce que nous avons de commun au service des Valentinois.
Jacques Séguela Gérard Bouchet