Les multiples témoignages qui me parviennent (plusieurs dizaines) confirment bien qu’il y a un problème dans le processus de facturation de l’eau à Valence.
Alors que le conseil municipal est saisi d’une délibération fixant à 2,47 € le prix du m3 à compter du 1er juillet 2007, c.a .d demain, certains valentinois acquitent ce montant depuis plus de 10 mois. Certaines factures, postérieures au 1er janvier 2007, affichent même un prix de 2,48 €, donc supérieur à la somme prévue à partir de Juillet.
Or les termes du contrat de fermage sont clairs : la prime fixe d’abonnement est payable par moitié d’avance à un rythme semestriel. La partie proportionnelle à la consommation est payable à terme échu. (article 9 avenant 12). L’actualisation des tarifs se fait au début de la période facturée (règlement du service de l’eau). Il n'y a donc aucune raison de payer sur la totalité d'une période de facturation l'augmentation éventuelle découlant en fin de péridoe de l'application de la formule de révision du prix. (Cette formule mériterait d'ailleurs d'être réexaminée. En effet un des critères d'indexation du prix de l'eau est le prix du mètre linéaire de tuyau en fonte de 100 mm, départ usine. A un moment où la plupart des tuyaux posés sont en PVC ?!!!)
Faute d’obtenir de la municipalité des explications claires, je me suis adressé directement à Véolia en soulignant quelques uns des dysfonctionnements constatés. Je ferai connaître les réponses qui me seront faites dès qu’elles me parviendront.
20 septembre 2004 , séance du conseil municipal. A grand renfort de trompette, le président de l’office HLM, le député Patrick Labaune, présentait un vaste projet de rénovation urbaine des quartiers de Valence le Haut, La Chamberlière, Le Polygone et Valensolles. Le lendemain, pleine page, la presse locale nous annonçait un chantier de 25 millions d’euros. On allait voir ce qu’on allait voir !
25 juin 2007, trois ans après, séance du conseil municipal. Où en est-on de ce programme de rénovation ?L’adjoint chargée du dossier a donén des inforlations précises. En juillet, la ville, l’OPHLM et la préfecture signeront un protocole de préfiguration pour la rénovation urbaine des quartiers qui ne concernera, finalement, que le quartier de Valence le Haut. Avant d’obtenir les engagements définitifs de ses partenaires, la ville devra encore fournir des précisions convaincantes sur quelques questions fondamentales : les programmes de logements neufs à réaliser sur le site, l’identification des réserves foncières prévues pour acceuillir des programmes locatifs sociaux, un plan de relogement des ménages concernés par les futures démolitions.
A ces conditions, en Juillet 2008, l’agence Nationale pour le renouvellement urbain signera l’acte définitif d’engagement et financera les opérations engagées à hauteur de 2 273 542 euros, soit moins de 10 % de la sommes annoncée en 2004.
Quatre ans pour n’obtenir que moins de 10% de ce qu’il annonçait : le Député-Président fait preuve d’une redoutable efficacité ! La communication n’est pas l’action ! La rénovation des quartiers concernés est une nécessité. Il faudra la réaliser. Ce sera un des dossiers majeurs pour la prochaine équipe municipale.
Véolia est l'entreprise qui "contrôle" Valence : gestion des eaux, de la station d'épuration, des transports en commun. Les dividendes versés à ses actionnaires ont augmenté de 23,5 % entre 2005 et 2006 ! Belle performance;
On se demande si les Valentinois n'ont pas contribué plus que de raison à ce beau "résultat". En effet, le conseil municipal a voté ce soir une augmentation du prix de l'eau qui sera porté à 2,47 euros le m3, toutes taxes comprises, à partir du 1er Juillet 2007. Or, en consultant ma dernière facture d'eau, je constate que Véolia me facture le M3 à ce tarif là depuis octobre 2006. (2,4690 exactement arrondi à 2,47.) Cela signifie que le fermier a anticipé de 10 mois la hausse validée ce soir par le conseil.
Si les lecteurs de cette note voulaient bien vérifier sur leur propre facture qu'ils sont victimes, comme moi, de cette anticipation, je souhaiterais qu'ils veuillent bien m'en faire part. Si cette pratique était générale, je crois qu'il y aurait une action à conduire contre cette société.
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Le discours dominant, à droite comme à gauche, nous invite à être " moderne ". Il faudrait moderniser les partis, moderniser les programmes politiques, moderniser la façon de faire de la politique… Les modernes auraient toujours et partout raison contre les anciens !
Voire. Je demande un droit d’inventaire !
La notion de modernité en politique me paraît une des plus creuses que l’on puisse imaginer. Elle est même pitoyable quand elle n’exprime que la fièvre des modes et l’errance d’une classe politique qui ne sait plus comment agir sur les réalités ni comment justifier son désir de pouvoir. La modernité en politique, c’est encore - et ce sera toujours, me semble-t-il - énoncer clairement ce que l’on pense juste de faire, essayer d’avoir une majorité pour le faire, et si la charge des affaires nous est confiée, s’efforcer de le faire.
C’est peut-être simpliste, mais c’est ce que je crois.
La prochaine échéance majeure du calendrier politique est le renouvellement des équipes municipales. Probablement en mars 2008.
A Valence, les derniers résultats électoraux montrent qu’un succès de la gauche lors de ces élections n’est pas une hypothèse hors de propos. Nicolas Sarkozy est faiblement majoritaire lors du deuxième tour de la présidentielle et P Labaune gagne la législative, mais perd près de 1.000 voix et presque 4% par rapport à son élection de 2002.
Un tel basculement en mars prochain est possible à deux conditions.
1° La gauche doit présenter un programme alternatif clair. Certes, les chantiers engagés et qui devront être terminés et financés : deuxième tranche des boulevards, rénovation du musée, aménagement du parc Perdrix … vont peser lourd et ne laisseront que des faibles marges de manœuvre. Cependant, après deux mandats principalement consacrés aux opérations urbanistiques (espalanade, boulevards), il convient de réorienter les priorités municipales en faveur de la satisfaction des besoins sociaux de la population et de réorganiser la solidarité entre les quartiers et les générations. Il convient par ailleurs d’inscrire cette nouvelle politique dans le cadre d’une communauté d’agglomération qui est aujourd’hui le cadre naturel pour traiter et résoudre les problèmes.
2° Une équipe cohérente, rassemblant les diverses sensibilités de l’opposition à la droite municipale, doit se mobiliser autour de ce projet. Il faut que des conseillers, fermes dans leurs convictions, engagés pour la durée du mandat, s’engagent à un travail collectif et solidaire pour conduire cette nouvelle politique dans un contexte national qui ne sera pas nécessairement favorable.
En prenant appui sur le travail réalisé par l’opposition au cours du mandat 2001/2008, c’est à contribuer à réaliser ces deux conditions que je vais maintenant m'attacher : un programme, une équipe.