Le contrat d'affermage de la distribution d'eau conclu entre la ville de Valence et Véolia s'achève en 2013. A l'échéance du contrat, la question se posera de choisir entre le maintien de la formule de délégation de service public ou du retour à une gestion directe du service par une régie municipale.
2013, c'est demain ! C'est donc une échéance qu'il nous faut préparer dès maintenant. Notre objectif unique, dans cette affaire, est de faire baisser la charge pour le consommateur. Nous savons que c'est possible. En effet, de l'aveu même de Véolia, en moyenne, au niveau national, le prix de la facture d'eau, lorsqu'on est en gestion par délégation de service public, est de 7% plus élevée que celui de l'eau gérée en régie. Au cours de l'année 2007, la multinationale constate que, dans 27 cas de passage de la délégation de service public à une gestion en régie, le prix pour le consommateur est resté le même dans 12 cas, qu'il a baissé dans 8 et qu'il a augmenté dans 7. Cela prouve qu'on peut effectivement faire baisser le prix de l'eau, entre 10 et 20 %, mais qu'il faut être extrêmement attentif aux conditions du changement de mode de gestion pour éviter toute erreur qui ferait rater l'objectif.
Toutes les communes arrivées en fin de contrat se posent la question du mode de gestion le plus adéquat en fonction du but à atteindre : un service de qualité maximale pour un prix le plus juste et le plus bas possible. C'est avec ce souci que nous préparerons l'échéance de 2013. Avec sérieux. Sans nous hâter inutilement, n'en déplaise à ceux qui voudraient nous voir trébucher.
Au cours du conseil municipal, 36 jours après notre installation, l'opposition a cru astucieux de nous interroger sur les conditions de mise en oeuvre de l'un des élèments de notre programme électoral : le retour en régie municipale du service de distribution de l'eau.
Pour les besoins de sa "démonstration", elle s'est autorisée à modifier notre engagement en ajoutant à notre propos un petit adverbe qui lui donne évidemment une dimension qu'il n'a pas. Dans le livret électoral de la liste "Valence-une énergie à renouveler", liste conduite par Michèle Rivasi avec Gérard Bouchet, il est écrit, page 5, 8èm ligne : Reprendre la gestion de l'eau en régie municipale, ce qui permettra de réduire la facture pour tous les usagers. Cet engagement est repris à la troisième ligne de la 4èm de couverture dans les mêmes termes.
Bizarrement l'opposition semble avoir lu : reprendre immédiatement, la gestion de l'eau en régie municipale. Ce n'est plus tout à fait la même chose. Que notre opposition se rassure, nous commençons à travailler à cet objectif dont tout le monde sait bien- et nous ls premiers - qu'il ne pourra être atteint qu'à l'issue d'une longue période de travail et de négociation.
Le Dauphiné libéré avait donné le ton avec sa " une " du jour : Boulevards : des travaux illicites ? Le débat attendu en conseil municipal sur les avenants au marché des boulevards a bien eu lieu.
La majorité nouvelle a refusé d’accepter des avenants validant, après-coup, des travaux déjà exécutés et des frais engagés par la majorité sortante dans des conditions irrégulières au regard des règles des marchés publics.
En s’abstenant sur la proposition de rejet qui était présentée, les nouveaux minoritaires ont reconnu, du bout des lèvres, les fautes qu’ils avaient commises comme majoritaires. Ils n’ont donc pas couvert les pratiques irrégulières qui avaient été les leurs. C’est là une manière indirecte de reconnaître le bien fondé de notre argumentation et un désaveu, discret mais réel, des pratiques de l’équipe sortante, laquelle s’exonérait volontiers d’un respect scrupuleux du code.
Dont acte !
Les lycéens ne désarment pas. Ceux de Valence appellent à un rassemblement Mardi à 13h 30 pour maintenir la pression et réclamer le retrait des 11 200 suppressions de postes prévus dans l’éducation nationale à la rentrée prochaine. On aurait tort de prendre ce mouvement à la légère et de le considérér comme un prurit printanier. Au-delà, en effet, des suppressions d’emplois qui en est la face la plus visible, la réforme qui se profile pour l’enseignement secondaire touche à quelque chose de plus fondamental encore qu’à une amputation des moyens d’encadrement. Le Président de la République l’a dit en une phrase lors de sa dernière apparition télévisée : Nous ne supprimons pas des postes, nous faisons une réforme qui conduit à des suppressions de postes.
De quoi s’agit-il ? De rien moins que de changer la nature même du système et de généraliser la logique de concurrence à tous les degré de l’enseignement. Pourquoi, dans une logique néo-libérale qui prétend que les lois du marché peuvent tout résoudre, l’éducation échapperait-elle d’ailleurs à cette logique ?
On aboutira à des effets pervers. La suppression de la carte scolaire et la liberté d’inscrire ses enfants dans l’établissement de leur choix reconnue aux parents aboutira nécessairement à une inversion radicale du propos. Ce seront in fine les établissements qui choisiront leurs élèves parmi tous ceux qui demandent une inscription, au moins pour les plus demandés d’entre eux. Les chefs d’établissements deviendront des chefs d’entreprise aux pouvoirs accrus, sélectionant les élèves, recrutant et rémunérant les personnels " au mérite ". Le démantèlement du cadre national deviendra effectif au nom d’une adaptation de l’école aux besoins de l’économie locale et on privilégiera la logique de la contractualisation dans la détermination des moyens accordés aux établissements… Ainsi, les mesures présentées comme devant donner plus de liberté aux familles et plus d’efficacité au système aboutiront inévitablement à plus d’injustice et plus de sélection.
il y a là un vrai enjeu pour l'avenir. Les lycéens l'ont compris.
Dans le D.L du jour, l’ancienne adjointe à la voirie parle d’or : " une bonne gestion du stationnement – notamment en terme d’environnement – consisterait à créer des places de parkings relais vers Valence 2, au bout de l’avenue Victor Hugo, à Guilherand-Granges et à Bourg-les-Valence. Ces créations de places de stationnement devront s’accompagner du développement du réseau de transports en commun pour permettre aux gens de venir en centre-ville ."
Bravo. C’est notre programme.
Elle le dit : nous allons le faire !
Remarque complémentaire : Pour réaliser cela, il faut évidemment une communauté d’agglomération dynamique qui gère l’espace commun avec le souci de l’intérêt collectif. Qui a, jusqu’ici, fait obstacle à la communauté d’agglomération avec une persévérante détermination ?