Le Président gagne moins que le 1er Ministre !
Quel scandale !
On peut résoudre le problème sans qu’il en coûte trop à la République.
1° Supprimer le poste de 1er Ministre qui, à tout prendre, ne sert pas à grand chose . Cela fait, sur l’année, une économie nette très intéressante .
2° Pendant la durée du pré-avis de licenciement, ramener le salaire du 1er Ministre au niveau de celui du Président : 7.700 € par mois, logé, nourri avec une voiture de fonction. Ca laisse encore de quoi faire quelques économies et quelques galipettes !
Voilà une solution juste, équitable, et qui s’incrit bien dans l’austérité salariale ambiante.
Le député de la 1ère circonscription de la Drôme pourrait déposer une proposition de loi en ce sens.
Local à louer
A partir d'un modèle de calcul rénové, l'UFC-Que Choisir a mené une étude sur le prix de l’eau dans les grandes agglomérations. L’enquête conclue de manière nette : Les prix de l'eau pratiqués " sont souvent très abusifs "
Pour l’UFC, ces résultats " mettent en lumière les bénéfices faramineux réalisés par les deux entreprises, Veolia et Suez, qui se partagent l'essentiel du marché, et témoignent des inefficiences du service,." Pour sortir de cette situation, qui est évidemment préjudiciable au consommateur, l'UFC-Que Choisir appelle les maires, à l'instar de ce qui s’est fait à Bordeaux ou Lyon, a renégocier leur contrat avec les géants de la distribution.
Peut-on imaginer que les grands groupes surfacturent dans les grandes villes et feraient payer " juste " dans les autres ? Que donnerait l’enquête UFC étendue aux villes moyennes ?
Ce sera évidemment une des premières tâches d’une majorité nouvelle de remettre en question les contrats de délégation de service public qu’il s’agisse de l’eau, mais aussi des parkings.
Les Français seront-ils volés de leur choix de 2005 ?
Le traité de Lisbonne dit " traité simplifé " est assez exactement le projet de constitution pour l’Europe que les Français ont rejeté en 2005. C'est ainsi que le juge un expert en la matière : Valery Giscard d’Estaing.
Nicolas Sarkozy a toujours dit qu’il ferait passer ce texte par voie parlementaire. Dont acte. Il a besoin, pour atteindre cet objectif, d’une majorité de 3/5 des députés et des sénateurs réunis. Dès lors que les élus du parti socialiste suivront l’avis de leur premier secrétaire : " Les socialistes ne s’opposeront pas à la ratification de ce texte " (François Hollande le 27 octobre), "A titre personnel je voterai oui ! (le même le 29 octobre sur FranceInfo) : les choses sont pliées. Le traité sera ratifié.
Une question pourtant : Un Parlement et un Sénat rassemblés peuvent-ils dire autre chose que le peuple souverain ? Ce serait un déni de démocratie. Le peuple peut avoir changé d’avis. Il faut au moins le lui demander directement. La démocratie exige que la ratification du traité de Lisbonne soit soumise à référendum.
Tout autre démarche relève du coup d’Etat.
Un texte qui avait déjà circulé avant l’été prend une nouvelle jeunesse, si j’en crois le nombre d’exemplaires que j’en ai reçu ces derniers jours. Il s’agit de remettre en cause le dispositif adopté par le bureau de l’assemblée nationale s’agissant de la " rémunération " des députés perdant leur siège après un renouvellement du parlement.
Ce dispositif, qui garantit pendant 60 mois l'indemnisation d’un député battu ne concerne pas les députés issus de la fonction publique qui retrouvent automatiquement leur emploi (40% des députés), ni les retraités (qui touchent leur retraite), ni ceux qui reprennent leur activité antérieure (profession libérale par exemple). Ne sont finalement concernés que les salariés du privé qui auraient de la difficulté à retrouver du travail. Le député concerné ne touchera pas, pendant cinq ans, l'intégralité de l’indemnité qu’il était la sienne comme élu. L’indemnité sera dégressive : indemnité intégrale pendant 6 mois, puis 70% pendant 6 mois, puis 60%, puis 50% puis baisse de 5% par semestre. Cette mesure n’est pas financée par l’impôt mais par une cotisation de 0,5% prélevée sur les émoluments des députés en activité . En 2002, seuls 11 députés ont eu recours aux prestations prévues par l'ancienne formule d’indemnisation ce qui relativise l'importance des coûts.
Ce qui est vrai, c'est que ce dispositif est évidemment beaucoup plus avantageux que le régime général des ASSEDIC et qu'il n'y a pas, pour le bénéficiaire, d'obligation contrôlée de chercher un emploi.
L’anti-parlementarisme traditionel des français trouverait, à mon sens, à s’employer beaucoup plus utilement à dénoncer l’absentéisme des parlementaires pour cause de cumul des mandats qu’à fustiger une mesure, certes généreuse, mais qui permet à des non-fonctionnaires, non-rentiers, non-libéraux de pouvoir envisager d’être, un temps, délégués par leurs concitoyens pour faire la loi commune.
Une délibération du conseil municipal du 22 octobre est passée inapercue. Je le regrette et je suis coupable d’inattention. Cette délibération est en effet extrèmement significative de la politique de la majorité municipale en matière de logement.
Il s’agissait d’abonder la contribution de la ville de Valence à l’opération programmée d’amélioration de l’habitat pour la campagne 2003/2006. Cette opération avait un triple objectif : la résorption de l’insalubrité, la réhabilitation des copropriétés sensibles et le développement des logements d’insertion privés. Nous ne pouvons que partager ces objectifs.
Initialement, il était prévu d’aider à la réhabilitation de 28 logements occupés par leurs propriétaires pour une somme de 19 600 euros et 40 logements appartenant à des propriétaires bailleurs pour 168 000 euros. Cela signifie qu’on prévoyait d’aider les propriétaires-occupants à hauteur de 700 euros, en moyenne, par logement et les bailleurs à hauteur de 4 200 euros, en moyenne, par logement. Six fois plus pour ceux qui, à n’en pas douter, ont dû accompagner la réhabilitation d’une hausse du loyer imposé à leur locataire occupant.
L’opération étant alléchante, ce sont finalement 99 dossiers de bailleurs et 72 de propriétaires-occupants qui ont été subventionnés. Les premiers à 4 575 euros en moyenne (+10% qu'initialement), les seconds à 720 euros en moyenne.(+ 3 % qu'initialement).
Pour être aidé, mieux vaut donc être un propriétaire et tirer des profits de son (ses) appartement que propriétaire et occuper son appartement. Les agences immobilières en retard sur l’entretien de leur patrimoine ont trouvé en la ville de Valence un bien généreux partenaire. Merci pour elles.