La situation de l'emploi dans la Drôme, telle quelle ressort au 31 décembre 2006, n'est pas spécialement brillante. De tous les départements de Rhône-Alpes nous avons le taux de chomage le plus fort : 9,7 % (16 325 chômeurs) contre 5,6 dans l'Ain. La moyenne nationale est de 8,6 et celle de Rhône-Alpes de 7,6.
Si le nombre d'offres d'emplois enregistrées à l'ANPE progresse de 5,6% par rapport à 2005, on doit noter une recul de 30,1 % pour les offres d'emploi durables c'est-à-dire dont la durée est supérieure à 6 mois. C'est dire que l'amélioration apparente (-8,5% de chomeurs enregistrés en un an) doit être relativisée. C'est l'emploi précaire qui explique la baisse du taux des demandeurs en fin d'année.
La question de l'emploi doit être au coeur des campagnes électorales à venir.
Source : Note de la direction départementale du travail.Décembre 2006.
On m'interroge souvent sur la question des municipales de l'année prochaine à Valence
Ma répons
e - qui restera la même pendant encore quelques semaines - est la suivante. L'actualité n'est pas aux élections municipales. La priorité est aujourd'hui de mener campagne pour faire gagner la gauche à la présidentielle puis, pour fournir à la future présidente une majorité solide à l'assemblée nationale. Il sera temps, au soir du 17 juin, de penser aux municipales dans ce que sera, alors, la nouvelle donne politique.
En effet, les choses seront sensiblement différentes, à Valence comme ailleurs, selon que Ségolène Royal ou Nicolas Sarkozy se sera installé à l'Elysée et selon que la 1er circonscription de la Drôme aura envoyé Zabida Nakib-Colomb ou Patrick Labaune sièger à l'assemblée nationale.
Toutes les spéculations qui peuvent être faites aujourd'hui, tous les montages aussi subtils les uns que les autres qui peuvent être conconctés dans les arrière salles de permanence, toutes les combinaisons qui peuvent être envisagées ou suggérées seront alors à repenser et à reconstruire selon ce que les français auront décidé en Avril et Juin.
Le calendrier est ainsi fait : juin 2007 précéde mars 2008 !
Certains de mes amis qui connaissent bien - et de longue date – le sens de mon engagement militant s’étonnent de me voir aujourd’hui, aux côtés du PS, soutenir la candidature de Ségolène Royal. D’autres me le reproche. Cette note est d’abord pour eux.
Lors des dernières présidentielles, dans son discours de Vincennes, Jean-Pierre Chevènement, le 9 septembre 2001, nous a proposé un vrai projet pour la France. Ce programme n’a pas convaincu une majorité de citoyens. Ce n’est pas pour autant qu’il est caduc. En 2007, le vote selon mon cœur eut été pour un programme reprenant ce même projet, ajusté aux nouvelles réalitées nées de cinq ans de gestion du pays par la droite. Jean-Pierre Chevènement, son auteur, n’a pas considéré que la situation politique lui permettait de porter à nouveau ce projet, par une candidature personnelle, avec plus de chance d’être entendu d’une majorité qu’en 2002. Il a jugé plus efficace de conduire une négociation avec le Parti socialiste, de faire inscrire dans un accord politique avec ce parti les points majeurs de ce projet et d’essayer de faire élire des députés qui, en cas de victoire, seront vigilants à faire traduire ces perspectives en lois.
En politique, il y a ceux qui agissent d’abord pour conquérir le pouvoir - ou les apparences du pouvoir. Ceux-là cherchent à occuper à tout prix des postes électifs et vont en général dans le sens de l’opinion dominante.
Il y a ceux dont le souci principal est de " brasser " des idées mais qui considérent comme relativement secondaire le fait qu’elles aient ou non des conséquences pratiques sur la vie du pays. Ceux-là prennent des postures, font des discours et n’assument que rarement le risque de prendre des responsabilités concrètes.
Il y a ceux enfin qui veulent peser sur les réalités, au service d’ idées qu’ils croient justes, et pour qui occuper des postes n’est pas une fin en soi mais un passage nécessaire à l’efficacité.
En soutenant Ségolène Royal sur la base d’un accord politique clair, nous voulons échapper aux deux premières dérives. Nous ne nous rallions pas à un programme qui ne serait pas le nôtre, mais nous essayons d’incrire dans une dynamique majoritaire ce à quoi nous tenons essentiellement. Nous voulons aller plus loin que le simple témoignage, au premier tour de la présidentielle, en faveur des idées qui sont les nôtres, en courant le risque de disparaître ensuite aux moments clés : le deuxième tour et les législatives.
Nous essayons de peser sur une réalité politique à venir, au service de nos idéaux.
Cela passe par la nécessité de conclure des alliances et de ne plus être seuls maîtres de nos destinées. Mais à la vanité d’avoir défendu, seuls et sans succes, un programme idéal selon nos vœux, nous préférons l’alliance, qui certes nous oblige, mais qui nous assure de pouvoir continuer à défendre, dans la durée, nos propositions essentielles.
C'est un choix que certains ne souhaitent pas faire. C'est un choix qui nous oblige à rester vigilants, et sans complaisance, à l’égard de ceux que nos votes auront porté aux responsabilités. C'est un choix qui engage.
Nicolas DUPONT-AIGNAN galère pour trouver les 500 signatures qui lui permettraient d’être présent lors l’élection présidentielle dans laquelle il serait le seul représentant des idéees gaullistes et républicaines.
Dans cette recherche, difficile, il devrait pouvoir compter sur ceux qui prétendent partager ses options et, singulièrement, sur les adhérents et responsables du groupe politique qu’il a fondé : " Debout la République. "
Devant le risque de ne pas voir ses idées défendues lors de la présidentielles, que croyez-vous que puisse faire le vice-président de ce groupe ? Qu’il s’efforce de rassembler des signatures ?
Erreur ! Sans même avoir la décence d’attendre le retrait officiel de celui qui était jusqu’ici son candidat, le dit vice-président, bien connu dans la 1er circonscription de la Drôme, abandonne son président à son sort et rejoint le groupe départemental des amis de Nicolas SARKOZY.
Face au risque d'être fragilisé dans la reconquête d'un poste de député, s'il s'affirmait trop clairement comme gaulliste et républicain, que pèsent pour lui les idées qu'il prétendait défendre ? Peu de choses bien sûr !
La politique a grand besoin d’hommes de conviction.
Le député de la 1er circonscription de la Drôme n'est pas souvent sur les bancs de l'assemblée nationale, Mais lui arrive de poser de bonnes questions. Ainsi en est-il de celle-ci : M. Patrick Labaune souhaite attirer l'attention de M. le ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche sur le système IUT qui paraît de plus en plus menacé. En effet, le montant du financement des IUT ne cesse de diminuer depuis plusieurs années, les créations de postes enseignants, enseignants-chercheurs et IATOSS sont de plus en plus rares et ne permettent pas aux IUT de faire face à leurs missions d'établissement supérieur public d'enseignement. Pourtant, les IUT ont toujours montré un dynamisme et un sens de l'innovation qui leur valent la reconnaissance unanime des étudiants, de leur famille et des milieux professionnels. Pour de nombreux jeunes, souvent issus de milieux modestes, ils ont été et demeurent un outil de promotion indiscuté. Cependant, les IUT sont régulièrement remis en cause, l'un des reproches récurrents leur étant régulièrement adressé étant de ne pas intégrer suffisamment de bacheliers technologiques. C'est pourquoi il lui demande de lui indiquer sa position sur ce sujet et notamment de lui préciser quelle place il entend donner aux IUT dans le système universitaire français, dans le cadre du LMD. (publiée au JO le 16.01.07)
Deux observations :
1° Si le député de la majorité dit lui-même que le financement des IUT ne cesse de diminuer, s'il dit que les créations de postes sont de plus en plus rares, que ces établissements ne sont pas en situation de faire face à leurs missions, il est probable qu'on ne nous accusera pas de mentir si nous soulignons qu'il y a là une grave menace pour la qualité de l'enseignement supérieur français.
2° Si la situation est bien telle que la décrit Patrick Labaune (et c'est le cas), pourquoi donc a-t-il voté tout au long de son mandat, sans mots dire, tous les budgets de l'enseignement supérieur qui ont été proposés par la majorité ?
L'approche des échéances électorales rend lucide.
Pour se faire réélire il faudra non seulement poser les bonnes questions - c'est facile - mais il faudra aussi rendre compte de ses votes au cours des cinq ans de mandat passés. Et là, ça risque d'être plus difficile pour P. Labaune.
