Brillante réunion hier en fin d’après-midi à Valence.
Pour lancer sa campagne du deuxième tour, Ségolène Royal à réuni autour d’elle probablement plus de 5 000 personnes dans un palais dopé à l'enthousiasme.
Réussite d’autant plus spectaculaire que l’organisation s’est fait en moins de vingt heures chrono grâce à la mobilisation de militants hyper motivés. La municipalité valentinoise a fait ce qu’elle a pu pour faire obstacle à ce rassemblement en refusant l’usage de l’esplanade du Champ de Mars qui eut été un cadre idéal pour cette initiative. Elle témoigne bien là d’une conception étriquée de la démocratie qu’elle a déjà si souvent illustrée.
Il reste que l’enthousiasme du rassemblement est une chose, que les retrouvailles de toute la gauche autour d’une candidate unique ouvrent des perspectives réelles de succès, mais que ce succès, il faudra aller le chercher dans les prochains jours en restant actifs dans une campagne qui doit se terminer par un choix de société fondamental pour les années à venir.
A J-12 tout reste encore à faire.

Demain, les Français décideront et, quel que soit leur vote, ils auront raison !

Jean Pierre Chevènement arrive à la salle des Cordeliers à Romans, pour un meeting de soutien à Ségolène Royal, en compagnie de Henri Bertholet, maire de Romans et de Gérard Bouchet.
A l’occasion du premier tour des élections présidentielles, la droite a jusqu’ici évité toute manifestation publique à Valence. On ne nous annonce rien pour la dernière semaine.
Certes, on sait bien que la campagne audio-visuelle tient désormais la place essentielle et que meetings et réunions ne sont peut-être plus l’instrument majeur d’une campagne électorale. Mais, malgré tout, rassembler ses amis, montrer qu’on existe, dire clair ses convictions, essayer de convaincre les hésitants…. n’est pas encore devenu sans intérêt.
Alors ? Comment comprendre cette absence de la droite : Prétention à gagner même sans militer ? Manque de volontaires convaincus pour assumer les charges de l’organisation d’un meeting ? Pas de leader national voulant se déplacer dans le fief d’un rallié tardif à la cause Sarkoziste ?
La Drôme n’a connu qu’un seul meeting UMP à Romans avec la participation d’un ministre en exercice et, à en croire la presse, le chef de file UMP de Valence, n’y assistait même pas. (En tout cas on n’a pas signalé sa présence.) Serait-ce là la une nouvelle expression de son isolationnisme récurrent ?
La consultation du site internet de l'Assemblée Nationale nous permet de dresser un bilan chiffré de l'activité de nos parlementaires drômois à la fin de leur mandat. Patrick Labaune signe toutes les propositions de loi de la majorité qu'on lui propose (ce qui ne signifie pas qu'il connaisse tout ce qu'il signe) mais on ne l'entend guère en séance. Gabriel Bianchieri, s'il questionne beaucoup - sans toujours reçevoir de réponse - collectionne les 0. Hervé Mariton écrit beaucoup, parle copieusement : cela en a fait un ministre.
Cette activité - bien modeste à tout prendre - légitime-t-elle que ces trois personnages sont renvoyés à l'assemblée ? On est en droit d'en douter. (La question ne se pose pas pour le 4ème qui a décidé de se retirer de la politique nationale !)
Bilan chiffré :
Propositions de loi signées : Labaune 315 ; Mariton 97 , Besson 52 , Bianchieri 0
Rapport : Mariton 28 ; Labaune 0, Bianchieri 0, Besson 0
Questions écrites : Bianchieri 347 , Labaune 163 , Mariton 105, Besson 27
Interventions en séance publiées au J.O (depuis 2004) : Mariton 131 , Besson 55, Labaune 3, Bianchieri 0

