Dans son prospectus électoral, pour tenter de convaince qu’il est un député actif, Patrick Labaune se livre à une étonnante compatiblité : 8 244 rendez-vous personnalisés en cinq ans, 163 questions écrites ; 315 propositions de lois signées (pas écrites par lui, mais simplement signées. Le travail d’élaboration c’est celui de ses collègues.)
Il s’accapare le travail de sa suppléante : 63 753 interventions.
Tout cela est fort bien, et il est certain que le rôle d’un député est d’être à l’écoute de ses concitoyens. Mais on a envie de lui rappeler que le rôle majeur d’un député c’est d’abord de faire la loi au nom de ses concitoyens. Et là, P. Labaune est singulièrement défaillant. Son nom n’apparaît que trois 3 fois en trois ans sur le compte rendu des séances de l’assemblée et on n’en finirait pas d’égrener ses absences lors de votes importants du parlement : Projet de loi constitutionnel relatif à l’interdiction de la peine de mort : Non Votant ; projet de loi pour la modernisation du dialogue social : non votant ; projet de loi de finacement de la sécurité sociale : non votant ; projet de loi pour le développement de l’actionnariat salarié : non votant ; projet de loi relatif au secteur de l’énergie : non votant ; projet de loi d’orientation agricole : non votant…… (Tout cela est vérifiable sur le site internet de l’assemblée nationale).
Désigner un député, ce n’est pas désigner un chef de looby. C’est désigner un législateur.
Patrick Labaune n’est pas de cette trempe là !
Les Français ont choisi Nicolas Sarkozy. Ils l'ont fait sans ambiguité. Pour autant, si la majorité a toujours raison, elle ne pense pas toujours juste. Je ne crois pas que ce choix soit une bonne chose pour la France et les Français. C'est pour cela qu'il faut envoyer, les 10 et 17 juin, une forte opposition au parlement.
Pour atteindre cet objectif, il ne faut pas compter sur les amis de François Bayrou, qui, du reste, risquent d'être bien inexistants électoralement parlant. Son débat avec Ségolène Royal a clairement montré, qu'au plan économique en particulier, il est un vrai libéral, authentique porteur des idées de droite qu'il a soutenu et qu'il soutient. Il ne faut donc compter que sur les forces de la gauche pour créer cette opposition parlementaire, Mais, hélas, celles-ci se réduisent de plus en plus au seul P.S.
En effet, la gauche non socialiste ressort en miette de cet épisode électoral. Le P.C, les Verts et les "antilibéraux" ont fait - et vont faire - des scores électoraux quasi confidentiels. Le PRG et le MRC ont échappé au ridicule en anticipant le mouvement qui marginalise les petits partis et en passant des accords avec le P.S. Leur représentation au parlement sera numériquement faible.
La question qui va donc se poser dans les semaines à venir est celle d'une redéfinition de la gauche dans son ensemble. Certains au PS voient cette redéfinition dans le glissement confirmé et assumé vers un libéralisme social. Pour eux, c'est en se "droitisant" et en s'alliant idéologiquement au centre que la gauche pourra se sauver, quitte même à abandonner toute référence explicite au socialisme.
Ce n'est pas ce que je souhaite.
Des alliances sont toujours possible au plan électoral et tactique, y compris avec le centre, mais, avant de passer des alliances, il faut savoir qui on est. Il est hors de question pour moi de m'inscire dans une gauche qui trouverait son avenir en se redéfinissant comme un centrisme social, vaguement humaniste, et en épousant la pente du libéralisme dominant. "Il est bon de suivre sa pente pourvu que ce soit en montant" disait A. Gide. Rien n'est inéluctable si on ne renonce pas à combattre. Le libéralisme ne fait pas exception. C'est dans une action incessante contre les méfaits du libéralisme économique que la gauche doit se reconstruire et retrouver ses appuis populaires. La gauche socialiste doit trouver son avenir dans la fidélité à ses sources, dans la fidélité aux idéaux posés par Jaurès. Et si certains trouvent ça ringard ou passéiste, je leur rappelerai la dernière phrase de ce belle conférence de Renan : Le moyen d'avoir raison dans l'avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé.
Ils ont eu leur plat de lentilles.
Où est la morale politiique ?
Peut- il y avoir une politique sans morale ?
La direction départementale du travail vient de faire paraître les chiffres de l'emploi en mars 2007 dans notre département.
La situation n'est pas brillante. La Drôme est en tête des départements rhônalpins pour le taux de chômage : 9,5 % de la population active au sens du B.I.T (Bureau international du travail). L'Ardèche est à 9 %, la Loire à 8,1 %, le Rhône à 7,8 %, L'Isère à 7 %, la Savoie à 6 %, la Ht Savoie à 5,6 % et l'Ain à 5,3 %.
Nous nous situons 1,2 % au dessus de la moyenne nationale, en progression de 4% par rapport à Février et de 5,6 % par rapport aux chiffres de mars 2006. 15 816 drômois sont enregistrés comem chômeurs
La Drôme n'avait pas vraiment de raison d'être satisfaite du gouvernement Villepin/ Sarkozy !
D’entrée de jeu Nicolas Sarkozy signe sa présidence.
Nuit au Fouquet’s ; utilisation d'un Jet privé appartenant à Vincent Boloré, 451 èm fortune mondiale ; yatch de luxe à 173.000 euros la semaine ; son ami Johnny annonce son retour en France " parce que Nicolas tiendra ses promesses et établira le bouclier fiscal à 50 % " …
Dur, dur , de croire que le nouveau président sera celui de tous les Français !

