La majorité municipale de Valence se plait à comparer ce qui serait ses vertus spécifiques et son excellence de gestion des affaires publiques aux " turpitudes " des autres. Lors du débat d’orientation budgétaire, elle vantait sa " vertu " et stigmatisait la " dilapidation de l’autofinancement par l’accroissement des charges de fonctionnement comme l’on fait le département et le Conseil régional."
Jugeons. La ville de Valence avait en 2005 une dette par habitant de 794 € par habitant, soit la moitié seulement de ce que les villes de même taille ont à assumer. Le département a une dette de 180 € par habitants soit….la moitié de la moyenne des départements.
La Ville dégage, en moyenne, 18 millions d’€ d’autofinancement par an ( Autofinancement = différence entre les recettes et les dépenses de fonctionnement qui permettent d’abonder les investissements).
Le département a accru son épargne de 10 millions d’€ l’an passé, pour la faire monter à 128 M€ tout en réduisant son endettement de 30M€ et en le ramenant à 83,M€ (En assurant 660 M€ d’investissement sur six ans)
Le discours de l’excellence ne vaut que par les preuves qui l’étayent.
La Ville n’apporte aucune preuve qu’elle est plus vertueuse et plus efficace que le département.
J'ai déjà signalé les perspectives ouvertes par la municipalité d'une vaste restructuration de l'entrée de ville au Nord du noeud routier que constitue aujourd'hui le Pont des Anglais. (Voir notes 07.129 et 07.160) Le prochain conseil muncipal doit voter une nouvelle délibération qui précise encore les grands traits du chantier qui pourrait s'ouvrir. Extraits : Les services de la Ville ont défini les grands principes d'aménagement de cette restructuration, à savoir la réalisation de nouveaux éléments de maillage: une nouvelle voirie reliant l'avenue Victor Hugo à l'avenue de Provence à hauteur des anciens établissements Carianne - l'emplacement et le gabarit précis restent à définir ; le prolongement de la rue Baudelaire jusqu'à cette nouvelle voirie.
D'autres espaces publics pourront éventuellement être aménagés (type square) mais leur impact pour l'organisation du secteur ne sera pas aussi conséquent .... La Ville ne peut engager seule la refonte profonde de ce secteur, son intervention doit s'accompagner d'un investissement fort de la part d'acteurs privés aptes à redynamiser ce tissu économique fragilisé. La réussite d'un tel projet repose avant tout sur la qualité du dialogue qui s'établira dans la durée entre la Ville et le ou les opérateurs.
Les opérateurs privés ont donc vocation à prendre en charge le renouvellement des activités économiques dans le respect des objectifs définis par la Ville. Ce renouvellement concernera non seulement la mutation des enseignes, mais également la restructuration des parcelles ou îlots qui leur sont affectés ainsi que la reprise du bâti et des espaces d'accompagnement.
Ce projet urbain et commercial est important pour la ville toute entière. Il est essentiel que les Valentinois - et en premier lieu ceux qui habitent dans les quartiers immédiatement concernés - s'y interessent de près. C'est leur cadre de vie qui est en question. Pour ma part je voterai le projet après avoir demandé des explications complémentaires.
Le prochain conseil municipal (lundi 19) va être l’occasion d’un jeu de rôle qui revient annuellement : le débat d’orientation budgétaire qui, réglementairement, doit précéder le vote du budget. Il s’agit, théoriquement, de débattre des priorités budgétaires proposées par la majorité avant que celle-ci n’établisse son projet définitif.
Habituellement, ce débat se borne à un exercice purement formel au cours duquel la majorité explique qu’elle est la meilleure, qu’elle n’augmente pas les taux d’imposition, qu’elle réduit la dette, qu'elle maîtrise les dépenses de fonctionnement, qu’elle a un grand souci du social et que l’éducation sera sa priorité. Evidemment, elle soutient que l’opposition, lorsqu’elle critique ses orientations à la lumière des insuffisances des budgets précédents, ne comprend décidemment rien à rien et que, si elle comprend quelque chose, elle est de mauvaise foi.
Je crains que, pour la septième et dernière fois de ce mandat, on assiste encore à la même pièce déjà six fois jouée.
Cette année, pourtant, le spectacle aura quelque chose de plus. Il sera un peu surréaliste. En effet, il est quasi certain que, quels que soient les arguments échangés, le budget dont les principes seront débattus lundi, et qui sera voté le mois prochain, ne sera pas exécuté. En effet, ce sera un budget de campagne électorale. Mais, après les élections, en Mars prochain, soit l’actuelle majorité reviendra aux affaires et elle corrigera sans aucun doute le budget qu’elle aura fait voter, soit l’actelle opposition gagnera et elle reprendra de fond en comble les grandes lignes de ce plan financier.
La page centrale du dernier bulletin municipal (novembre 2007) est une insulte au bon sens.
La majorité municipale veut prouver qu’elle a fait plonger la courbe du chômage à Valence et qu’en 13 ans (les deux mandats qu’elle vient d’assurer à la tête de la mairie) le nombre de sans-emploi a été divisé par 2,5. Elle le fait en usant de subterfuges grossiers.
Quel sens a la comparaison de chiffres établis en décembre 89 - ou en décembre 1992 - avec des chiffres de 2007 ? On sait que les systèmes de comptage des chômeurs ont changé plusieurs fois et que des " dégraissages " des statistiques sont fréquemment opérés. Comparer des chiffres qu’on sait ne pas avoir été établis selon les mêmes critères relève de l’escroquerie. D’autre part, la situation de l’emploi ne se résume pas aux chiffres " officiel " des chômeurs. Quelle est l’évolution du nombre de travailleurs à temps partiel non choisi ? Quelle est l’évolution des Contrats à durée déterminée ? Quelle est l’évolution des bénéficiaires du RMI ? Où sont comptabilisés les licenciés de Reynolds ? etc…. Un vrai bilan de l’emploi devrait présenter tous ces chiffres et pas seulement une courbe qui compile des données brutes qu’il est évidemment impossible de comparer avec quelque rigueur.
Quand à la petite astuce qui consiste à ne pas présenter l’axe des abcisses de façon horizontale mais à la faire plonger pour accentuer la pente de la courbe : bravo pour le graphiste mais ce n’est qu’un trompe l’œil !
La question du chômage est une question trop grave et trop douleureuse pour qu’on se livre à son propos à de pareilles facéties.
Voir article 07.84 de Mai 2007.
Une grosse opération va s'engager dans le secteur de Valence Sud. Il s'agit de restructurer la zone du Supermarché Casino - Darty. Le visage d'entrée de ville va en être très largement modifié. (voir note 07.129)
Le coût prévisible est de 1 920 000 €. La répartition de cette somme se fait entre le Cnseil Gnéral et la ville de Valence. 513 500 pour le Conseil général et 1 406 500 € pour la ville qui parait ainsi le plus gros contributeur (près de 74 %). Sauf que, en y regardant de plus près, la part de la ville est allégée par une contribution de 1 098 000 euros du groupe Casino, ce qui ramène sa part à 308 500 euros soit, environ 16% du total.
La majorité municipale est coutumière de ce mode de présentation des choses. Elle présente comme étant sa part de frais des financements qui viennent d'autres organismes alors qu'elle ne sert souvent que de support comptable. Tous les chiffres que fournit la ville s'agissant de ses financements sont à lire en n'oubliant pas cette petite astuce de présentation !
Cela dit cette opération est intéressante. Valence va se payer une nouvelle entrée de ville pour moins cher qu'elle n'a payé le déplacement de la Trémie du Parking du Champ de Mars. Vous vous souvenez : 4 mètres plus à droite pour 400 000 €. (D.L du 25 septembre 2006) !

