Qu'est-ce qui se prépare à droite ?
Mme Balsan aurait déclaré qu'elle ne sera pas candidate à sa propre succession. Malgré l'intérêt qu'elle peut trouver à la fonction, son intérim l'aura sans doute convaincu qu'être maire putatif n'est pas une position particulièrement intéressante.
Patrick Labaune semble ne pas encore être décidé à assumer directement la responsabilité. Un député peut toucher son salaire et pantoufler. Un maire doit bosser ! Voilà bien le problème pour celui qui n'est pas un infatiguable travailleur. Le député est à la recherche de l'homme (ou de la femme) qui aurait l'échine assez souple pour accepter les ennuis de la fonction de premier magistrat de la ville tout en n'étant que son porte-voix : dur à trouver parmi des adjoints légitimement désireux d'affirmer leur propre personnalité !
On chuchote des noms ! L'été portera conseil aux uns et aux autres !
On en parle dans les couloirs de la mairie. La présence de l’ensemble des élus de la majorité est requise lundi matin pour la réunion hebdomadaire du bureau municipal. Le député doit y parler des prochaines élections municipales.
L’oracle de l’hôtel de ville va-t-il, à cette occasion, rendre sa sentence ?
Qui, dans l’équipe actuelle, sera autorisé à concourir pour un nouveau mandat ? Qui conduira la liste de droite : Le député lui-même ? Lequel (ou laquelle) des nombreux impétrants adoutera-t-il s’il ne dirige pas lui-même les choses en direct ? Un homme nouveau, à la recherche d’un mandat électif, pourrait-il se voir confier l’opération ?
Voilà quelques-unes des questions du week-end . Pariez, faites vos jeux !
Pour l’opposition, quelles que soient les réponses à ces questions, les choses sont simples.
Il lui faut rassembler la gauche autour d’un programme alternatif clair et convaincre les citoyens qu’une nouvelle orientation de la politique municipale peut se mettre en place. C’est par cette union de la gauche – et uniquement par elle - que le changement est possible à Valence. Le nom du concurrent ne change rien à l'affaire !
La prochaine échéance majeure du calendrier politique est le renouvellement des équipes municipales. Probablement en mars 2008.
A Valence, les derniers résultats électoraux montrent qu’un succès de la gauche lors de ces élections n’est pas une hypothèse hors de propos. Nicolas Sarkozy est faiblement majoritaire lors du deuxième tour de la présidentielle et P Labaune gagne la législative, mais perd près de 1.000 voix et presque 4% par rapport à son élection de 2002.
Un tel basculement en mars prochain est possible à deux conditions.
1° La gauche doit présenter un programme alternatif clair. Certes, les chantiers engagés et qui devront être terminés et financés : deuxième tranche des boulevards, rénovation du musée, aménagement du parc Perdrix … vont peser lourd et ne laisseront que des faibles marges de manœuvre. Cependant, après deux mandats principalement consacrés aux opérations urbanistiques (espalanade, boulevards), il convient de réorienter les priorités municipales en faveur de la satisfaction des besoins sociaux de la population et de réorganiser la solidarité entre les quartiers et les générations. Il convient par ailleurs d’inscrire cette nouvelle politique dans le cadre d’une communauté d’agglomération qui est aujourd’hui le cadre naturel pour traiter et résoudre les problèmes.
2° Une équipe cohérente, rassemblant les diverses sensibilités de l’opposition à la droite municipale, doit se mobiliser autour de ce projet. Il faut que des conseillers, fermes dans leurs convictions, engagés pour la durée du mandat, s’engagent à un travail collectif et solidaire pour conduire cette nouvelle politique dans un contexte national qui ne sera pas nécessairement favorable.
En prenant appui sur le travail réalisé par l’opposition au cours du mandat 2001/2008, c’est à contribuer à réaliser ces deux conditions que je vais maintenant m'attacher : un programme, une équipe.
