Montélimar a la chance d’avoir dans ses murs, depuis 1975, " Le Théatre du Fust ", théatre de marionettes de renommée nationale et internationale. Deux fois nommée aux Molères, régulièrement présente au festival d'Avignon, cette troupe s’est vu offrir la comédie Française pour présenter ses spectacles. C'est la première fois que la marionette entrait dans le temple du théatre national !
" Votre troupe ne fait pas partie de nos priorités culturelles " vient d’annoncer la municipalité à la directrice fondatrice. La subvention de fonctionnement est retirée. La troupe est désormais indésirable à la chapelle des Carmes qui était mise à sa disposition jusqu’ici. Dix spectacles programmés sont annulés. 33 ans de coopération ville/troupe s’achèvent.La faute du " Théatre du Fust " ? Lors des dernières municipales, sa directrice a soutenu la liste opposée au maire sortant réélu !
Il est difficile de caractériser la décision du maire, F. Reynier et de son adjoint à la culture, J.B Orset-Buisson tant on hésite entre les qualificatifs de stupide, grotesque et d’ignoble.
La France est le pays d’Europe où le maillage des grandes sufaces est le plus dense et on voudrait nous faire croire que c’est en le densifiant encore qu’on améliorera le pouvoir d’achat ! La hausse des prix viendrait de l’insuffisance de la concurrence. Pour améliorer les choses il faudrait désormais que les grandes enseignes puissent ouvrir librement de nouveaux établissements, sans autorisation des communes, dès lors que leur surface n’excédent pas 999 m2.
On nous prend pour des imbéciles !
La solution au problème des prix n’est pas dans une densification encore plus forte du réseau des grandes surfaces. En réalité, six grandes centrales d’achat trustent à elles seules 80% des parts du marché de la consommation. C’est elles qui font la pluie et le beau temps en la matière de prix. C’est là qu’il faut agir au niveau national. Au niveau local, c’est en travaillant au maintien et au développement d’un commerce de proximité distribuant les produits locaux : fruits et légumes en particulier pour ce qui est de notre région, qu’on servira le pouvoir d’achat des français. Le reste n’est que bavardage idéologique.
Lorsque vous entrez sur l’autoroute à Valence, vous entrez dans un domaine géré par le groupe Vinci, à qui l’Etat a cédé la concession – et les bénéfices - des Autoroutes du Sud de la France (ASF).
Vinci est le premier opérateur européen de concessions d’infrastructures de transport– autoroutes, ouvrages routiers, parkings, aéroports. En France, il gère 4 300 km d’autoroutes et 480 000 places de parking. On le retrouve dans la gestion du boulevard périphérique nord de Lyon et des aéroports de Grenoble et de Chambéry. Il est partie prenante du consortium du Stade de France. Son chiffre d’affaires 2007 est de 30,4 milliards d’euros en hausse de 17%. Son résultat net est de 1 461 millions d’euros, en hausse de 14,4 % par rapport à 2006.
Pour accroître ce résultat, déjà tout à fait "honorable", le groupe s’apprête à réorganiser le système qui assure la sécurité du trafic en centralisant son système de surveillance et en fermant 22 postes de sécurité trafic sur les 32 existants. Des suppressions d’emploi en perspective et, selon les personnels, une baisse du niveau de sécurité du trafic.
Un bel exemple de la libéralisation de l’économie française : L’Etat céde au privé un service public financé par les français, les profits sont en hausse et l’emploi (et la sécurité) en baisse !
Demain, dans le cadre d’une journée nationale d’action, les personnels de la ville sont invités à se mettre en grève. A nos yeux, les motifs de cette action nationale sont, en ce qui concernent le service public, parfaitement légitimes : revendication de l’augmentation du point d’indice pour atteindre un salaire minimun mensuel de 1.500 euros, refonte de la grille indiciaire avec reconnaissance des qualifications et des diplômes, etc …
Pour ce qui concerne Valence, la nouvelle équipe municipale n’ignore rien de la situation du personnel, victime d’une stratégie de gestion qui n’a jamais eu notre accord. Nous considérons comme prioritaire, au-delà des évolutions à obtenir nationalement, la mise en place locale d’un plan pluriannuel de titularisation des agents en situation précaire, la redéfinition des conditions d’évolution de carrière de tous et le réexamen du système actuel de distribution des primes.
En participant avec les personnels à la manifestation du jeudi 15, c’est notre soutien à leur action nationale et notre volonté d’engager localement les discussions avec leurs représentants afin de voir aboutir les engagements que nous avions pris au cours de la campagne électorale que nous exprimerons.
Le 13 mai 1968, après les violences de la nuit du 10 au 11 à Paris, la CGT et la CFDT déclenchent la grève générale et appellent les ouvriers à rejoindre les étudiants qui manifestent depuis le début du mois. Une foule de 800 000 à 1 000 000 de personnes (170 000 selon la police) envahit les rues de Paris aux cris de "10 ans, ça suffit !", allusion au dixième anniversaire du retour au pouvoir du général de Gaulle.
Ce même jour, à Grenoble, la manifestation est la plus imposante qu'on ait jamais vu dans cette ville (paraît-il). Le Président de l'Association Générale des Etudiants (UNEF) conduit une délégation intersyndicale à la préfecture. Sans complexe, fort des dizaines de milliers de manifestants qui sont dans les rues, il déclare au préfet et au recteur qui, quelques jours plus tôt (ils étaient 5 à 6 000), l'avaient pris à la légère : je vous avez dit que nous ne reviendrions pas seuls. Il s'appelait Gérard Bouchet : sa barbe et ses cheveux étaient moins blancs qu'aujourd'hui !

Place de Verdun - Grenoble le 13 mai 1968- Les responsables SNES-CGT-CFDT-UNEF-SNESup .Gérard Bouchet est le troisième en partant de la gauche. Le 4èm est le secrétaire départemental de la CFDT, le 6èm celui de la CGT (Pierre Lamy). L’homme au chapeau, au fond à droite, est le commissaire de service.