" Pragmatisme ". Voilà désormais le mot qui habille toutes les incohérences.
Il nous disait jusqu’ici qu’il fallait laisser les banques totalement autonomes. (Indépendance de la banque de France, autonomie totale de la B.C.E…). Il nous disait que la libre concurrence entre les entreprises étaient le dernier mot de la modernité économique et que l’Etat ne devait jamais intervenir pour sauver les canards boiteux. Il nous disait que la dérégulation du code du travail était la condition nécessaire à la lutte contre le chômage et à la création d’emplois. Qui était d’un avis contraire relevait de l’antique et de la plus redoutable des ringardises.
La crise démontre l’inanité des propositions défendues par nos majoritaires gouvernementaux. Qu’à cela ne tienne : l’Etat injecte désormais des milliards dans le système bancaire, aide les entreprises avec l’argent des collectivités locales et finance à nouveaux les emplois aidés qu’il avait détruit. Exit le libéralisme débridé, Vive le pragmatisme !
Aujourd’hui comme hier, Super Président a toujours raison.
Etre minoritaire dans un conseil municipal n’est pas toujours très gratifiant mais, dans le jeu démocratique, cela offre néanmoins la possibilité, si l’on veut bien s’en donner la peine, de jouer un rôle positif dans la vie de la cité et, de toute manière, cela oblige à certains devoirs. En tout premier lieu, celui de participer à la discussion collective et d’y représenter les électeurs qui ont choisi cette minorité.
Le scrutin de mars a donné 12 sièges à la minorité municipale.
Plusieurs de ses élus ont, d’emblée, décidé de ne pas siéger et ont laissé leur place aux suivants de liste. C’est leur choix. On peut le comprendre. D’autres ont décidé de garder leur siège de conseiller mais ne témoignent pas pour autant de beaucoup de zèle dans la participation à la vie de la municipalité
Hier soir il n’y avait que six présents sur douze à la séance du conseil municipal et certains élus n’ont, depuis l’élection, jamais participé à aucune des commissions auxquelles ils ont été désignés. C’est le cas, en particulier, pour les deux élus de la minorité à la commission des finances. Ils auraient, sans doute, pourtant beaucoup à y apporter d’autant qu’il s’agit de l’ancien premier adjoint et de l’ancien adjoint aux finances.
Les minoritaires avaient déclaré qu’ils entendaient jouer un rôle constructif dans cette mandature. Pour le moment ils se sont surtout illustré par le caractère assez mesquin de leurss polémiques, et pour nombre d’entre eux….par leur absence.
Il y a quelque chose de cocasse à entendre ceux qui ont fait du « moins d’Etat », de la concurrence « libre et non faussée », du « tout marché régulateur de la vie économique », les principes actifs de leur politique et les justificatifs du démantèlement de l’Etat républicain auquel ils se livrent avec délectation, nous expliquer aujourd’hui qu’il faut injecter des fonds publics pour sauver de la faillite le système bancaire et protéger l’épargne populaire. Nous ne devons pas être dupes de leurs intentions réelles qui sont clairement d’utiliser les moyens collectifs pour aider le capitalisme à faire face à une de ses crises cycliques et à poursuivre la concentration des richesses entre les mains de quelques uns.
Voir ceux pour qui, il y a trois semaines encore, le mot « nationalisation » était une insulte au bon sens et à la modernité puiser à pleines mains dans les fonds publics pour sauver de la faillite le système bancaire qu’ils ont construits ou contribuer à construire, pourrait faire rire si la vie quotidienne de nos concitoyens n’allait pas en être affectée. Car, dans le même temps, le processus de privatisation de
J’invite les lecteurs de ce blog à aller lire sur le site www.mrc-france.org les propos que J.P Chevènement tenait le 11 Juin en clôture d’un rassemblement appelant à la refondation de la gauche. Il livrait alors, par anticipation, une analyse de la crise que beaucoup de responsables ne voyaient pas venir et traçait les voies de solutions possibles (extraits) : Le capitalisme financier a pris progressivement le pas sur le capitalisme industriel. …Le développement des fonds spéculatifs et des fonds de pension a abouti à l’instauration d’une véritable « dictature » de l’actionnariat. Mais, victime de ses excès, la « globalisation » est entrée en crise profonde avec la dérive du système financier, le retour de l’inflation et l’éclatement du système monétaire international…Cette « globalisation », en effet, est un phénomène à la fois économique et politique. Ce serait rester à la surface des choses que de voir dans les « subprimes » américaines et les dérives du capitalisme financier à l’échelle mondiale la cause essentielle…Au niveau national L’urgence première sera de faire face à la récession qui vient. Aucun moyen ne devra être négligé, y compris l’intervention de fonds d’épargne publics, pour préserver le tissu industriel. L’éducation, la recherche, et plus généralement une politique d’investissements seront favorisées. La cohésion sociale, l’activation du sentiment républicain, la solidarité civique face à toutes les formes de communautarisme seront constamment recherchées. Une véritable écologie, au service de l’humanité tout entière, ne saurait s’enraciner que sur le terreau des Lumières, rejetant toutes les formes d’obscurantisme. Tel est notamment le cas pour ce qui est de la lutte contre le réchauffement climatique et pour un développement durable. La science et la culture doivent, en effet, rester au cœur de notre action.
que ceux qui les croient !
A Toulon, N. Sarkozy, comme il l'avait déjà fait à la tribune de l'ONU à New York, a dénoncé les défaillances d'un "capitalisme financier qui avait imposé sa logique à toute l'économie et a contribué à la pervertir". On croit rêver quand on entend celui qui fête son élection au "Fouquet" et se fait offrir des vacances par ses riches amis fustiger le capitalisme financier
Il atteint évidemment un haut niveau de crédibilité quand il affirme sa volonté de voir "les responsables de ce naufrage" sanctionnés, "au moins financièrement". Cette "sanction" passera probablement par de nouveaux allégements fiscaux. Quand le président prend enfin "l'engagement solennel" que l'Etat garantira "la sécurité et la continuité" du système bancaire et financier français s'il était menacé par la crise, songe-t-il à garantir les intérêts des petits épargnants ou ceux des actionnaires de ces banques ?
A votre avis ?
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Les « grands électeurs » ont rendu l’arbitrage qu’on leur demandait et qui était logiquement attendu.
Il y aura trois sénateurs de gauche :c’est heureux !
Trois sénateurs socialistes : on aurait aimé plus de couleurs dans la représentation drômoise. En effet, trois députés UMP et trois sénateurs socialistes, ce n’est pas tout à fait l’image de notre département.
Didier Guillaume, président du conseil général grand pourvoyeur de subventions, est élu dès le premier tour. C’est logique. Les deux sortants, B. Piras et J.Besson le sont largement au second, avec une légère avance au maire de Bourg-les-Valence : normal, c’est un homme du terrain !
La gauche non P.S - qui visiblement n’a pas encore compris que, pour peser sur l’évènement, il lui fallait s’unir et faire de sa diversité une richesse et une arme, fait des scores qui correspondent à ce qu’il était logique d’espérer. Le candidat « officiel » des Verts recueille 8% des voix (score à relativiser avec le vote à moins de 4% de la deuxième candidate verte, non officielle). Catherine Coutard , M.R.C, recueille 89 voix, soit 7 %, score honorable pour une petite formation politique. le P.C continue à subir sa lente érosion. J.P Tabardel, conseiller général divers gauche, fait un joli score au premier tour (12%) mais perd 34 voix au second tour pour lequel il se maintient.
Seul, chacun se retrouve, sans surprise, à sa place. Unis, pour une diversité présente au Sénat, tous ces candidats auraient pu mettre de la couleur dans une élection au résultat convenu.
A droite, Gilbert Bouchet, maire de Tain, engrange les résultats de sa campagne de proximité et devance T.Cornillet, l’homme de l’Europe. Il rassemble au second tour les 450 voix annoncées.
Au final, pas de surprise : une bipolarisation confirmée UMP , PS dans le département et une difficulté pour la gauche « non P.S » à faire entre sa voix. Cette « autre gauche » devra sortir de son « nationalisme de parti » si elle veut se donner une chance de faire entendre son/ses messages.
