Le samedi 24 avril 1915, à Constantinople, a lieu une rafle : 2345 Arméniens appartenant à l'élite intellectuelle sont arrêtés. Ils seront exécutés sans jugement. Talaat Pacha (ministre de l'intérieur) envoie un télégramme codé aux cellules du parti des Jeunes Turcs : "Le gouvernement a décidé de détruire tous les Arméniens résidant en Turquie. Il faut mettre fin à leur existence, aussi criminelles que soient les mesures à prendre. Il ne faut tenir compte ni de l'âge, ni du sexe. Les scrupules de conscience n'ont pas leur place ici."
En ce jour anniversaire, de sinistre mémoire, souvenons nous que l'homme peut devenir monstre !
Les outils de la démocratie ne sont pas toujours utilisés avec beaucoup de détermination pas ceux qui se trouvent en situation d’exercer le pouvoir local. Ainsi en va-t-il de la Commission Consultative des Services Publics locaux.
Créée dans le cadre de la loi relative à la démocratie de proximité (loi 2002-276 du 28 février 2002), cette commission a pour vocation de permettre aux usagers des services publics d’être informés du fonctionnement de ces services, d’être consultés sur certaines mesures relatives à leur organisation et d’émettre toute proposition utile en vue de leur amélioration. Présidée par le maire (ou son représentant), elle est composée d'élus et de représentants d'associations désignées par le maire. Elle examine les rapports annuels établis par les délégataires de services publics, les rapports sur le prix et la qualité du service public d’eau potable, d’assainissement, de collecte et de traitement des ordures ménagères, des parkings concédés, etc… Elle peut inscrire à son ordre du jour toute demande d’amélioration du service public.
A Valence, l’ancienne municipalité a mis en place cette commission avec toute la méfiance à l’égard de la concertation qui la caractérisait : une seule réunion annuelle au cours de laquelle tous les rapports, présentés à la queue le leu, à quelques représentants d’associations pas nécessairement concernés par le sujet, ne pouvaient donner lieu à aucun débat sérieux et à aucune proposition d’amélioration. On cherchera sans succès, dans les archives municipales, la moindre trace de la tenue de ces réunions annuelles.
Voilà une instance qu’il appartiendra à la nouvelle équipe de réinstaller de telle manière qu’elle devienne un élément fort de la nouvelle démocratie que nous voulons voir se développer dans notre ville.
La "politique" locale ne peut ignorer la situation nationale. Le plan d’austérité - qui ne dit pas son nom – tel qu’il est annoncé, pésera lourd sur les citoyens et sur les collectivités locales. Le gouvernement envisage en effet d’économiser 7 milliards à l'horizon 2011 dans le cadre de la Révision Générale des Politiques Publiques. Il a annoncé le non-remplacement de 35 000 départs à la retraite dans la fonction publique l'an prochain, après la suppression de 23 900 postes cette année. D’après certains analystes cela ne permettra d'économiser " que " 500 millions d'euros par an. Il faudra donc chercher des économies ailleurs et réduire certains engagements budgétaires. On peut craindre pour tous les services publics et pour les dotations aux communes et aux collectivités locales.
Dans ce contexte, l’élaboration des budgets municipaux pour 2009 (budget général et annexes) va être un exercice extrèmement difficile. Pour Valence, l’obtention d’une subvention à la hauteur attendue pour la rénovation du musée (par exemple) est une perspective qu’on ne peut tenir pour acquise. Que sera la dotation globale de fonctionnement ?
L’équipe municipale a donc devant elle un gros travail de programmation a faire et des choix à hiérarchiser : de belles discussions en perspective notamment au cours de son séminaire de travail prévu pour le 11 juin.
Jusqu’à ces derniers jours, à la différence de tous ses collègues, le député de la 1ère circonscription de la Drôme n’avait pas de permanence connue où lui-même ou ses assistants parlementaires pouvaient recevoir les citoyens. C’est, à l’office HLM qu’on pouvait le rencontrer . C’est à la maire de Valence que sa suppléante accueillait les visiteurs.
Désormais, il tiendra permanence dans les locaux de l’UMP.
On avait bien des doutes sur l’appartenance du député, candidat sans étiquette à la mairie de Valence, ami de Nicolas Dupont-Aignan qui, lui, a quitté le parti présidentiel. Le choix qu’il fait de ses nouveaux locaux a le mérite de clarifier les choses. Patrick Labaune n’est pas " sans étiquette ". Il est bien député UMP et s’affirme comme tel puisqu’il recevra les citoyens dans les locaux de ce parti politique et non dans une permanance plus " neutre " politiquement. La fiction de son "indépendance" prend fin !
Le prochain conseil va avoir à connaître du bilan des achats et des ventes de terrains et d’immeubles effectués en 2007 par l’ancienne municipalité.
Quelque chiffres significatifs :
La ville a vendu pour 5 838 457, 64 euros et elle n’a acheté que pour 1 496 901,13 euros de biens. Trois grosses opérations expliquent le chiffre des ventes : l’immeuble de l’ancien collège Maurice Faure pour 1 328 503,84, un ensemble de 5 immeubles avenue V. Hugo pour 537 500, 00 et surtout la vente de 170 653 m2 de terrain à l’Etat pour la construction future d’une nouvelle prison (3 413 060,00 euros).
Les acquisitions ont essentiellement été faites pour procéder à des alignements de voirie. En dehors des achats effectués à cette fin, on ne trouve guère que l’achat de 23 000 m2 de terrain pour des aménagements futurs. Une seule opération porte sur 19 889 m2 au Petit Rousset. Ainsi la ville a cédé près de 200 000 m2 de terrain et n’en a acquis que 23 000.
La trésorerie s’est trouvée facilitée par ces ventes. L’écart entre vente et achat a probablement servi à rembourser une part de la dette et à…financer les boulevards, mais le patrimoine de la ville s’est effectivement réduit.
Est-ce une bonne politique de gestion du patrimoine ? Pas sûr !