Dans le cadre des délégations qu’il a bien voulu me confier, M. le Maire a inclus les marchés publics. Cette délégation, sensible comme chacun sait, exige beaucoup de vigilance de la part de son titulaire, mais présente aussi un certain nombre d’avantages.
Elle permet tout d’abord d’être au cœur de toutes les réalisations matérielles de la municipalité, puisque tout ce qui s’achète : matériel, véhicule, équipement, prestations intellectuelles, fournitures…passe par le service des marchés. Les termes des cahiers des charges, tout autant que les critères de sélections des offres, permettent d’impulser de véritables choix s’inscrivant dans les perspectives d’un développement durable. De cet " observatoire ", on peut se faire une idée assez précise de la réalité concrète d’une politique.
Par ailleurs, et ce n’est pas le moindre des paradoxes, l’adjoint aux marchés publics est le seul adjoint qui n’a pas la responsabilité directe de gérer un budget. Contrairement à tous les autres secteurs : sport, culture, associations, voirie, etc…il n’y a pas de budget propre pour les marchés publics. Cela dispense donc du stress des arbitrages budgétaires, période au cours de laquelle chaque responsable doit défendre son secteur dans le cadre de la politique choisie collectivement La possibilité d’adopter une position extrêmement sereine dans ces discussions, toujours difficiles, est donc garantie.
A tout prendre, les marchés , ce n’est pas de tout repos, mais…il y a pire !
La municipalité sortie des urnes les 9 et 16 mars a été installée samedi 22. Demain matin, elle prend effectivement les clés de la mairie et se met au travail. Pour la première fois, je vais me trouver dans une majorité et je participerai à la gestion de la ville. J'en suis heureux et je mesure ce que cela représente de responsabilité.
A partir de demain, "Valence - une autre info" entre donc dans un nouveau cycle. Ce blog s'efforcera de rester ce qu'il a voulu être depuis sa création : un outil d'information et aussi, j'espère, de réflexion et de débat,pour tous ceux qui veulent bien de visiter. Je ne changerai pas de ligne directrice : expliquer ce que je ferai au sein de cette nouvelle équipe et dire ce que je crois juste de dire, en gardant intacte ma liberté de ton.
Merci à tous ceux qui sont désormais des lecteurs fidèles.
Un des élus de la nouvelle minorité municipale, un peu dépité, a déclaré : " Je ne suis pas un homme d’opposition. Je suis un homme de construction. C’est une raison de ne pas conserver ce mandat (de conseiller municipal). Cette rhétorique de vaincu signe une évidente mauvaise foi et un singulier mépris du suffrage universel.
Mauvaise foi, dans la mesure où l’élu en question, par ailleurs conseiller régional, accepte bien, sans apparent état d’âme, sa situation de minoritaire à Charbonnière. Il faut dire qu’à ce niveau là il ne s’est guère manifesté, ni comme homme de construction ni comme homme d’opposition. Tout juste comme homme invisible.
Mépris pour le suffrage universel. Lorsqu’on s’est proposé de gérer la ville ; lorsqu’on a réuni 48,29 % des suffrages, il est tout à fait indécent de dire à ces électeurs que, finalement, on ne se donnera pas la peine de la réprésenter au conseil municipal et qu’on ne défendra pas les idées qu’on leur a demandé d’approuver. En termes clairs cela veut dire qu’on voulait bien du pouvoir mais qu’on n’entendait pas vraiment servir la collectivité publique. La démocratie invite à d’autres attitudes.
Le 19 mars 1962, à midi, prend officiellement effet un cessez-le-feu qui met fin à huit ans de guerre en Algérie.
Le 8 avril 1962, un référendum en métropole ratifie la décision du gouvernement du général De Gaulle avec plus de 90% de Oui. Les Algériens, quant à eux, doivent se prononcer pour l'indépendance de leur pays le 1er juillet 1962 et la proclamation officielle de celle-ci est fixée au 3 juillet 1962.
De 1954 à 1962, la guerre non déclarée d'Algérie a mobilisé deux millions de jeunes Français. Elle a fait au total 25.000 tués chez les soldats français ainsi que 2.000 morts de la Légion étrangère, un millier de disparus et 1.300 soldats morts des suites de leurs blessures. Environ 270.000 musulmans algériens sont morts du fait de la guerre sur une population totale de dix millions d'habitants .8.000 villages ont été incendiés, un million d'hectares de forêts détruits et 2,1 millions de musulmans transférés dans des camps de regroupement. Selon les chiffres avancés par l'historien Charles-André Ageron 50.000 harkis, supplétifs algériens de l’armée française, ont été massacrés dans les semaines qui ont suivis la proclamation du "cessez-le-feu". En quelques mois, entre la fin du printemps et septembre 1962, 900 000 Français et Européens durent quiter le pays dans une situation de chaos et un mouvement de désespoir.
Une méditation s’impose sur cet épisode de notre histoire nationale.
Dimanche soir, un adjoint de la municipalité sortante, visiblement marqué par l’échec de sa liste, me demandait, une grande incompréhension dans le regard et le sentiment d'une immense injustice dans la voix : nous avons le sentiment d’avoir fait de bonnes choses : pourquoi donc sommes nous battus ?
L’effet Sarkozy n’est pas, comme le prétend Patrick Labaune, la raison principale et déterminante de l'échec. Les raisons sont sans aucun doute multiples. Il en est une qui est essentielle à mes yeux. L’équipe sortante s’est murée dans la certitude "bétonnée" quant à la légitimité et à la pertinence de ses actions, en considérant que tout avis contradictoire, toute critique émise par un interlocuteur, quel qu’il soit, était, a priori, marqué du sceau de la sottise. Sur les bancs de l’opposition, nous avons eu à subir, maintes fois, les sarcasmes et les quolibets de cette majorité quant à notre " incapacité " à comprendre les choses et à avoir le moindre avis pertinent. Parole d’opposition était parole vaine.
Une parole d’opposition ne doit pas être une parole sans écho. C’est au contraire un éclairage qu’il faut entendre, et parce qu’il traduit la pensée d’une partie des citoyens, dont il faut tenir compte. Parce qu’elle est consciente des risques qu’il y a à ne pas écouter les oppositions, notre nouvelle équipe a inscrit dans sa charte de fonctionnement la proposition suivante : Les oppositions seront perçues comme un apport supplémentaire dans toute recherche de solutions. Pour ce faire, le règlement intérieur garantira le droit d’expression de tous les élus et permettra aux citoyens et acteurs de la vie locale d’être associés à la formulation des propositions et des processus d’évaluation des politiques.
C’est un engagement collectif qu’il nous faudra inscrire en exergue de tous nos débats..