Deux traités ont été signés à Rome le 25 mars 1957. Le traité instituant la Communauté européenne et le traité instituant la Communauté européenne de l'énergie atomique ou traité Euratom. Ces deux traités signent l'acte de naissance symbolique de l'Union européenne.
Le 50èm anniversaire de ces traités devrait être l’occasion d’introduire dans la campagne électorale des présidentielles une thématique encore étrangement absente et pourtant essentielle pour l’avenir, celle des conditions d’une relance de la construction européenne sur des bases nouvelles. L’accord politique conclu entre le PS et le MRC en décembre 2006, ouvre une perspective claire en ce sens : le MRC et le PS entendent réorienter la construction européenne pour la mettre au service de l’emploi et de la croissance concertée. Pour cela ils proposent de réformer le pacte de stabilité pour en faire un pacte de croissance, d’instituer un gouvernement économique de la zone euro, capable de mettre en œuvre cette priorité à la croissance, de réformer les statuts de la banque centrale européenne pour inscrire dans ses missions la recherche d’un haut niveau d’activité et d’emploi.
On espère que cette problématique va trouver toute sa place dans les débats des jours à venir.
François Bayrou est le seul homme politique français dont une loi a fait l'objet d'une censure du Conseil constitutionnel au motif que son texte " contrevient au principe de la laïcité de la République posé par l'article 2 de la Constitution et méconnaît le devoir de l'Etat concernant l'organisation de l'enseignement public, gratuit et laïque à tous les degrés imposé par le Préambule de la Constitution de 1946." (Décision n° 93-329 DC du 13 janvier 1994)
Il était alors ministre de l'éducation nationale et souhaitait abroger un article de la loi Falloux (1850) encore en vigueur qui encadre le subventionnement des établissements privés par les collectivités locales.
On accordera à F. Bayrou que cette tentative releve, chez lui, d'une conviction profonde. En effet, en toutes occasions, il témoigne d'une conception de la laïcité qui n'a rien à voir avec celle que les promoteurs de la séparation des Eglises et de l'Etat ont fait prévaloir en France en 1905. " La laïcité n'est pas l'ennemi de la conviction religieuse, mais la prise en compte de toutes " dit-il dans un discours du 10 février 2004. S'il a raison sur la première partie de son propos, il est hors sujet dans la deuxième partie. La laïcité n'est pas l'ennemi de la conviction religieuse. Elle ignore les convictions religieuses dans la spère publique et ne reconnaît aucun culte. Dire d'une conception qui ne reconnaît aucune religion qu'elle les prend toutes en compte, l'agrégé de grammaire qu'est F. Bayrou devrait normalement qualifier cela de contre-sens !
Qu'un homme politique prétendant à la magistrature suprême puisse tenir un tel propos sur une valeur qui définit constitutionnellement notre République devrait l'éliminer plus sûrement de la compétition que l'insuffisance de parrainage qui a écarté certains candidats potentiels. F. Bayrou a le droit de croire ce qu'il veut, mais il ne peut prétendre présider une République laïque faute de savoir ce qu'elle est.

Le fronton de l'Eglise de Lamanon (Bouches-du-Rhône)
Il faut tordre le cou à des idées toutes faites qui polluent le débat en ces temps électoraux.
A l'encontre d'une idée répandue, les français ne travaillent pas "que" 35 h par semaine alors que les citoyens d'autres pays travailleraient beaucoup plus. Ce n’est pas la " fainéantise " des salariés français qui crée les difficultés économiques que connaît le pays.
L'horaire officiel, légal ou conventionnel, n'est pas la réalité des entreprises et des travailleurs. La durée légale est une durée de principe et sert à fixer le point de départ des heures supplémentaires, lorsque celles-ci sont rémunérées. La durée affichée est la durée de travail de principe dans l'entreprise. Elle peut différer selon les services (production, administration ...). La durée effective est la durée de travail effectuée en tenant compte de l'ensemble des heures travaillées, normales et supplémentaires (payées ou non), pendant une semaine représentative de l'emploi (ou une semaine moyenne en cas d'horaires variables). Depuis plusieurs années, la durée effective de travail constatée par l’INSE dépasse la durée affichée de trois heures environ par semaine (emplois à temps complet).
Durée effective du travail par semaine dans différents pays Ensemble des Emplois à Emplois à Année France 36,3 h 39,0 h 23,2 h 2005 Allemagne 33,6 h 2005 Danemark 35,1 h 2005 Espagne 33,2 h 35,5 h 16,4 h 2005 Grande Bretagne 31,7 h 37,2 h 15,7 h 2005 Italie 36,2 h 2004 Pays-Bas 29,2 h 36,9 h 18,9 h 2005 Suède 36,1 h / 30,1 h 2004 Usa 33,8 h 2005 source : http//travail-chomage.site.voila.fr/index2.htm
Pays
emplois
temps plein
temps partiel
On me demande des précisions sur les conditions de financement des activités à l’hôpital.
La réforme de la Tarification à l’Activité (TAA ou T2A) en vigueur depuis 2004 modifie en profondeur les modes de rémunération des activités hospitalières. Avant cette réforme, les établissements hospitaliers disposaient d’un budget global attribué en fonction du nombre de lits dont ils disposaient. Avec la réforme, les activités d’un hôpital en matière de Médecine, Chirurgie et Obstétrique ont été classées en 703 groupes qui ouvrent chacun droit à une rémunération particulière. Le budget dont dispose l’hôpital est donc lié au nombre d’actes réalisés dans chacune de ces catégories. Pour avoir des " sous " il faut faire des actes qui rapportent !
Progressivement, c’est la totalité de l’activité de l’hôpital qui sera financé de cette manière.
Consciente des risques de dérapage que comporte cette méthode, l’assistance publique de Paris, dans un document de formation de ses cadres, est obligé de préciser que " En aucun cas la T2A ne doit donner lieu à une sélection des activités, à une sélection des patients ou à une baisse de la qualité des soins. "
Si on prend de telles précautions c’est que les risques dont on veut se prémunir sont réels. Il y a menace de voir les services " courants ", qui rapportent peu, délaissés au profit des services "nobles" à fort rapport. Il faudra que les gestionnaires fassent preuve de beaucoup de sens du service public pour éviter de tomber dans les tentations qui leur sont offertes.
Elle a déjà beaucoup circulé mais on ne résiste pas au plaisir de la revoir !