Le 20 septembre 2004, dans un grand bruit de tambours et de fanfares, le Président de l’OPHLM, par ailleurs député de la 1ère ciconscription de la Drôme, nous annonçait un splendide projet : 25 000 000 d’euros engagés en quatre ans dans la rénovation du logement social. Belle affiche : 25 millions pour les Boulevards - 25 millions pour les HLM. La stricte égalité entre les deux pôles : le prestige et le social !
Où en sommes nous aujourd’hui ?
La facture " boulevards " est montée à plus de 50 millions. Le 27 juillet 2007, le protocole signé avec l’agence Nationale de Rénovation urbaine a acté des projets de rénovation de l'habitat pour 2 454 185 euros.
Entre l'annonce et le réalisé, le coefficient correcteur a été : Multiplié par deux pour le prestige ; Divisé par 10 pour le social. La conclusion s’impose d’elle-même.
A vous de juger !
Bien sûr, l'Europe doit être au service des peuples, chacun peut le comprendre. Mais l'Europe ne peut se construire sans les peuples, parce que l'Europe, c'est le partage consenti d'une souveraineté et la souveraineté, c'est le peuple. A chaque grande étape de l'intégration Européenne, il faut donc solliciter l'avis du peuple. Sinon, nous nous couperons du peuple.
Si nous croyons au projet Européen comme j'y crois, alors nous ne devons pas craindre la confrontation populaire.
Si nous n'expliquons pas, si nous ne convainquons pas, alors comment s'étonner du fossé qui risque de s'amplifier chaque jour davantage entre la communauté Européenne et la communauté Nationale ?
Je le dis comme je le pense, simplement : je ne vois pas comment il serait possible de dire aux Français que la Constitution Européenne est un acte majeur et d'en tirer la conséquence qu'elle doit être adoptée entre parlementaires, sans que l'on prenne la peine de solliciter directement l'avis des Français. »
Patrick Labaune a une qualité (mais si, mais si….)
Dans une situation politique, il sait parfaitement repèrer les enjeux et les rapports de force.
Pour annoncer sa candidature officielle à la mairie de Valence, il a attendu que les autres candidats potentiels se fassent connaître et il a présenté les grandes lignes d’un programme qui a pour objet de " répondre " à celui de ses concurrents. En plaçant en tête de ses orientations "l’urgence environnementale " il montre où est pour lui le principal danger pour sa réélection : la liste " Valence, une énergie à renouveler " : liste Ecologiste, Républicaine et Citoyenne. En plaçant en deux la question du pouvoir d’achat, il tente de squater l’orientation que nous avions présentée lors de notre conférence de presse du 3 décembre : nous considérons que la ville doit utiliser une partie de ses ressources pour lutter contre la vie chère. Cela passe par un réexamen tous les tarifs des services municipaux pour déterminer ceux que nous pourrions faire baisser. Cela signifie que nous remettrons en cause toutes les délégations de service public actuellement confiées au privé (eau, parking, chaufferie) et que nous examinerons les possibilités de les reprendre en gestion municipale directe ce qui, dans toutes les villes où cela a été fait à conduit à des baisses de tarifs substentielles.
Son troisième objectif est dans la ligne de ce qu’il a fait jusqu’à présent : de grands travaux. On sait ce que nous pensons d’une telle politique. Il reprend l’orientation de la troisième liste qui n’est pas avare, elle non plus, de promesses sur ce terrain
Le député a posé le décor politique de l’élection municipale. Il a désigné son véritable opposant.
L’événement politique majeur de ces derniers jours est incontestablement l’accord intervenu entre certains syndicats et le patronat à propos de la réforme du marché du travail voulue par le MEDEF.
La création d’un contrat de travail, qui pourra être dénoncé " l’amiable ", constitue en effet une formidable régression pour la société toute entière. En retirant la protection de la loi à ce type de contrat, on livre les rapports employeurs/employés au jeu des seuls rapports de forces liés aux conjonctures : locales, historiques, économiques, idéologiques, personnelles….
Toute l’action du mouvement ouvrier a, jusqu’ici, cherché à placer le plus faible, le salarié, sous la protection de la loi. En acceptant de donner la primauté au contrat individuel sur les règles communes, les syndicats signataires prennent une responsabilité historique majeure, celle de clore la période de l’action collective pour abandonner les travailleurs à leur solitude face aux patrons. Il est heureux que tous ne tombent pas dans cette errance.
En 1986, on avait voulu faire croire que la suppression de l’autorisation administrative de licenciement allait ouvrir une formidable opportunité pour la création d’emplois. Yvon Gattaz, (le Laurence Parisot de l’époque) parlait même d’un million d’emplois qui allaient être créés. On sait ce qu’il en a été.
Le contrat à " rupture amiable " est certainement une des plus mauvaises choses qui soient arrivées aux salariés depuis longtemps.
Avec la préemption du local Reynolds, la majorité municipale sortante voudrait donner à croire qu’elle est à l’initiative dans le domaine économique et au service du développement de l’emploi. Une telle dynamique n’avait pas sauté au yeux de la chambre régionale des comptes qui notait dans son dernier rapport sur la gestion de la ville : "Le service économique, à la mairie de Valence, est composé d'un chargé de mission", ce qui est évidemment une structure plus que lègère, quel que puisse être le dynamisme de cet agent. La ville ne suit pas particulièrement les résultats de son intervention économique...Il n'y a pas de présentation de bilans des actions menées dans le domaine économique au conseil municipal....Aucune commission spécifique du conseil municipal n'a été constituée en son sein sur les questions économiques.
Le soudain intérêt que cette majorité voudrait afficher pour l’investissement économique et l’affirmation qu’elle avance à l’appui de son initiative : seule une collectivité peut maintenir les équilibres économiques à l’échelle de l’agglomération sont trop en contradiction avec les affirmations et les pratiques qu’elle nous a donné à entendre et à voir tout au long de ce mandat pour que nous ne soyions pas très interrogatifs sur les buts réels qu’elle poursuit effectivement.
La majorité sortante se serait-elle brusquement convertie aux vertus de l’intervention publique ? Qu’est-ce qui la fait courir ? Pour quels intérêts roule-t-elle ?