Au 31 décembre 2007, la ville de Valence comptait 1721 agents en activité.
Parmi eux, 1008 disposaient du statut de fonctionnaire ; 462 occupaient un emploi permanent sans être titulaires et 251 n’avaient pas un emploi permanent. Alors que la moyenne nationale est de 73 % de personnel titulaire parmi les employés communaux, Valence ne comptait que 60 % de titulaires.
Ces chiffres bruts, tirés du rapport annuel 2007, montre l’ampleur de la tache à accomplir pour replacer le personnel municipal en situation normale ou tout au moins identique à celui des autres communes. Le plan de déprécarisation qui a été amorcé par la nouvelle majorité, et qui va permettre de se rapprocher un peu de la norme nationale, devra être poursuivi sur plusieurs exercices budgétaires pour arriver à l’objectif poursuivi. Cela ne sera évidemment pas sans conséquences sur la masse salariale et pésera sur les choix budgétaires de la municipalité.
Mais il est clair qu’il s’agit là d’une orientation importante de la nouvelle politique de l'emploi que nous entendons mettre en œuvre.

Vu, Rue Florian
La propreté de nos rues est l’affaire de tous.
On est ainsi étonné de devoir rappeler que les points de collecte de verre ne sont pas des décharges en plein air et qu’un geste de simple correction à l’égard de ses voisins consiste à ne pas entreposer ses détritus sur la voie publique.
Il existe des poubelles spécifiques pour le papier/carton, les déchets ménagers et les encombrants sont recueillis gratuitement dans les déchetteries de l’agglomération. Elles ne sont pas faites que pour les autres… !
La vie collective serait si simple si chacun y mettait un peu de bonne volonté !
La tradition républicaine du feu d'artifices du 14 Juillet, est sympathique et populaire.
Nous avons pu le vérifier hier au soir au parc Jean Perdrix ou des milliers de valentinois ont applaudi le spectacle pyrotechnique.
Il en a coûté 30.000 euros au budget de la ville !
La précédente muncipalité avait programmé, dans le cadre de son plan proposé à l’ANRU (agence nationale de rénovation urbaine) un vaste projet sur le parc Jean Perdrix à Valence le Haut. Le budget prévu était de 1.000.000 d’euros. Le programme comportait : la création de 270 places de stationnement, la création d’un parvis devant le centre culturel musulman, l’aménagement d’une extension du parc, le retournement des entrées sur la piscine et le tennis, une piétonnisation du parc…
Notre équipe jouera plus modeste. Elle ne réalisera qu’une partie des travaux prévus pour moins de 500 000 euros : création de 60 places de parking avec buttes arborées et alignement sur la rue Mozart.
Nos choix budgétaires se portent sur d’autres priorités que les grandes restructurations paysagères.
J'ai voté ce soir la délibération portant création d'une place du 19 mars 1962.
L'an passé j'écrivais sur ce blog : Le 19 mars 1962, à midi, prend officiellement effet un cessez-le-feu qui met fin à huit ans de guerre en Algérie. Le 8 avril 1962, un référendum en métropole ratifie la décision du gouvernement du général De Gaulle avec plus de 90% de Oui. Les Algériens, quant à eux, doivent se prononcer pour l'indépendance de leur pays le 1er juillet 1962 et la proclamation officielle de celle-ci est fixée au 3 juillet 1962.
De 1954 à 1962, la guerre non déclarée d'Algérie a mobilisé deux millions de jeunes Français. Elle a fait au total 25.000 tués chez les soldats français ainsi que 2.000 morts de la Légion étrangère, un millier de disparus et 1.300 soldats morts des suites de leurs blessures. Environ 270.000 musulmans algériens sont morts du fait de la guerre sur une population totale de dix millions d'habitants .8.000 villages ont été incendiés, un million d'hectares de forêts détruits et 2,1 millions de musulmans transférés dans des camps de regroupement. Selon les chiffres avancés par l'historien Charles-André Ageron 50.000 harkis, supplétifs algériens de l’armée française, ont été massacrés dans les semaines qui ont suivis la proclamation du "cessez-le-feu". En quelques mois, entre la fin du printemps et septembre 1962, 900 000 Français et Européens durent quiter le pays dans une situation de chaos et un mouvement de désespoir.
Une méditation s’impose sur cet épisode de notre histoire nationale.
Ce soir j'ajoute :Créer une place du 19 mars 1962, ce n’est insulter personne. C’est inviter à cette méditation sur cet épisode. C’est rappeler un moment important de notre histoire nationale avec toutes les ambiguïtés et les contradictions qui sont celles de tout moment historique. C’est inviter nos concitoyens et nos jeunes à conserver mémoire de tout ce que porte cette date : le cessez le feu, la fin de l’utilisation du contingent dans un conflit hors du territoire national, le drame des pieds-noirs , le martyr des harkis… Cela doit se faire, dans la vérité, la sérénité, la dignité, et le respect.