Le Président gagne moins que le 1er Ministre !
Quel scandale !
On peut résoudre le problème sans qu’il en coûte trop à la République.
1° Supprimer le poste de 1er Ministre qui, à tout prendre, ne sert pas à grand chose . Cela fait, sur l’année, une économie nette très intéressante .
2° Pendant la durée du pré-avis de licenciement, ramener le salaire du 1er Ministre au niveau de celui du Président : 7.700 € par mois, logé, nourri avec une voiture de fonction. Ca laisse encore de quoi faire quelques économies et quelques galipettes !
Voilà une solution juste, équitable, et qui s’incrit bien dans l’austérité salariale ambiante.
Le député de la 1ère circonscription de la Drôme pourrait déposer une proposition de loi en ce sens.
Local à louer
A partir d'un modèle de calcul rénové, l'UFC-Que Choisir a mené une étude sur le prix de l’eau dans les grandes agglomérations. L’enquête conclue de manière nette : Les prix de l'eau pratiqués " sont souvent très abusifs "
Pour l’UFC, ces résultats " mettent en lumière les bénéfices faramineux réalisés par les deux entreprises, Veolia et Suez, qui se partagent l'essentiel du marché, et témoignent des inefficiences du service,." Pour sortir de cette situation, qui est évidemment préjudiciable au consommateur, l'UFC-Que Choisir appelle les maires, à l'instar de ce qui s’est fait à Bordeaux ou Lyon, a renégocier leur contrat avec les géants de la distribution.
Peut-on imaginer que les grands groupes surfacturent dans les grandes villes et feraient payer " juste " dans les autres ? Que donnerait l’enquête UFC étendue aux villes moyennes ?
Ce sera évidemment une des premières tâches d’une majorité nouvelle de remettre en question les contrats de délégation de service public qu’il s’agisse de l’eau, mais aussi des parkings.
Un texte qui avait déjà circulé avant l’été prend une nouvelle jeunesse, si j’en crois le nombre d’exemplaires que j’en ai reçu ces derniers jours. Il s’agit de remettre en cause le dispositif adopté par le bureau de l’assemblée nationale s’agissant de la " rémunération " des députés perdant leur siège après un renouvellement du parlement.
Ce dispositif, qui garantit pendant 60 mois l'indemnisation d’un député battu ne concerne pas les députés issus de la fonction publique qui retrouvent automatiquement leur emploi (40% des députés), ni les retraités (qui touchent leur retraite), ni ceux qui reprennent leur activité antérieure (profession libérale par exemple). Ne sont finalement concernés que les salariés du privé qui auraient de la difficulté à retrouver du travail. Le député concerné ne touchera pas, pendant cinq ans, l'intégralité de l’indemnité qu’il était la sienne comme élu. L’indemnité sera dégressive : indemnité intégrale pendant 6 mois, puis 70% pendant 6 mois, puis 60%, puis 50% puis baisse de 5% par semestre. Cette mesure n’est pas financée par l’impôt mais par une cotisation de 0,5% prélevée sur les émoluments des députés en activité . En 2002, seuls 11 députés ont eu recours aux prestations prévues par l'ancienne formule d’indemnisation ce qui relativise l'importance des coûts.
Ce qui est vrai, c'est que ce dispositif est évidemment beaucoup plus avantageux que le régime général des ASSEDIC et qu'il n'y a pas, pour le bénéficiaire, d'obligation contrôlée de chercher un emploi.
L’anti-parlementarisme traditionel des français trouverait, à mon sens, à s’employer beaucoup plus utilement à dénoncer l’absentéisme des parlementaires pour cause de cumul des mandats qu’à fustiger une mesure, certes généreuse, mais qui permet à des non-fonctionnaires, non-rentiers, non-libéraux de pouvoir envisager d’être, un temps, délégués par leurs concitoyens pour faire la loi commune.
Il est juste que la loi soit identique pour tous. Il est juste que la loi s’applique. Pour autant, toutes les lois qui s’appliquent sont-elles justes et sont-elles appliquées justement ?
Ils sont arméniens. Ils ont 67 et 74 ans. Ils sont malades. Ils veulent simplement vivre en paix et dignement auprès de leurs enfants et petits enfants installés en toute régularité dans notre pays. Est-il juste de vouloir les renvoyer en Arménie au prétexte qu’ils n’ont rien à faire en France ?
Est-il juste, de les placer en garde à vue et, au motif que la loi interdit le moindre contact extérieur (à l’exception de l eur avocat), de les priver des médicaments qui leur sont nécessaires en raison de leur état ?
Est-il juste de les traiter comme de dangereux terroristes et de les placer en centre de rétention, locaux parfois pire que la prison, en attendant les décisions les concernant ?
Bien sûr il y a la loi. Mais il y a aussi l’humanité. La France devrait apprendre à ses fonctionnaires et à ses représentants comment faire respecter l’une tout en laissant toute sa place à l’autre. Ce serait l'honneur de notre pays.
Un de mes plus anciens amis à qui la retraite n’a rien fait perdre (au contraire) de son humour souvent caustique vient de me faire parvenir ce cliché pris cet été dans un bourg pyrénéen.

Information prise, je porte à sa connaissance qu’il y a là-bas, comme ici, des gens qui, n’ignorant rien de la réalité, ne renoncent pas à l’idéal. Dans le cadre d’un nouveau P.L.U (Plan local d’urbanisme), ils prévoient de percer cette impasse et de la tranformer en Boulevard de la Justice.
Souhaitons leur ensemble bonne chance !
