Le propos paraîtra futile à certains. Qu’ils y réfléchissent à deux fois.
Face à l’esplanade du champ de mars, sous les jardins du musée et constituant le fond de la place Pie VI, le grand mur de pierres est sans aucun doute une tentation permanente pour les loueurs de panneaux publicitaires. Jusqu’ici on y avait jamais installé quoique ce soit. Depuis quelques jours cependant, une grande affiche y a été posée qui annonce la tenue d’un salon des vins dont la ville est partenaire.
Est-ce bien raisonnable de donner ainsi le sentiment qu’on pourra désormais utiliser cet espace pour faire de la publicité ? L’esthétique du lieu y perdrait beaucoup et on imagine toutes les types de panneaux qu’on pourrait voir fleurir sous le clocher de la cathédrale……..
Qui a donné l’autorisation nécessaire à cette installation ?
Qu’il referme vite ce qui pourrait être une boite de Pandore.
Le moment approche où chacun va devoir s’acquitter de ses impôts locaux.
Valence s’est fait une spécialité de la non augmentation des taux d’imposition, ce qui n’empêche pas pour autant le montant des impôts d’augmenter régulièrement.
S’agissant de la part communale, pour un taux d’imposition maintenu à 16,25 %, les variations constatées d’une année sur l’autre sont les suivantes : en 2002 + 0,97 % ; en 2003 1,52 % ; en 2004 + 1,63 % ; en 2005 + 1,74% ; en 2006 + 1,71 %. En 5 ans l’augmentation réelle de l’impôt communal a été de 6 %.
Il faut dire que si le maire ne demande pas d’augmenter le taux, le député vote régulièrement l’augmentation de la base à partir de laquelle est calculée l’imposition. Quand le maire et le député se confondent dans la même personne !
Et dire que chaque année, en plus, la commune finance la campagne publicitaire de la majorité pour annoncer triomphalement que les taux d’imposition n’augmente pas !
Il faut ajouter que le département fait plus fort encore. Il augmente à la fois les bases et le taux (passé de 6,5 % en 2001 à 7,35 en 2006), ce qui aboutit à une augmentation de l’impôt de 26 % en 5 ans. Mais lui peut avancer la justification qu’il lui faut financer le transfert de chargess non couvertes par l’état : Aide personnalisée aux personnes agées, R.M.I, personnels ATOS des collèges, routes nationales passées à la charge du département…
Les élections approchent. Notre député va entrer dans une période active en matière de questions écrites au gouvernement.
Les deux dernières questions qu’il a posées (12 et 13 questions pour l’année en cours) sont extrèmement pertinentes :
Il se demande comment des personnes retraitées avec de faibles ou moyens revenus peuvent-elles parvenir à payer en moyenne 2 000 euros par mois sans l'aide d'un tiers, qui est bien souvent un de leurs enfants. C'est pourquoi il aimerait connaître les mesures qu'il entend (le ministre de la santé) prendre afin de favoriser l'accès aux maisons de retraite au plus grand nombre.
..il souhaiterait savoir quelles dispositions il entend prendre (le ministre de l’emploi) pour s'opposer aux délocalisations économiquement infondées, empêcher le démantèlement des outils industriels efficaces et soutenir activement dans ces cas-là la démarche des salariés, syndicalistes et élus locaux qui veulent faire émerger des solutions alternatives et innovantes.
Nous aimerions savoir, nous, pourquoi P. Labaune soutient un gouvernement, vote des budgets et approuve des lois qui placent les retraités dans l’impossibilité d’accèder à des maison de retraite et contribuent au démentellement industriel de la France.
Quand, par ses votes, on approuve une politique, il est indécent de paraître s’étonner de ses conséquences.
Le conseil municipal du 16 octobre a décidé de supprimer les bâtiments de la gare routière, place Leclerc.
Rappelons que l’opposition municipale ne s’est jamais prononcée pour le maintien obligatoire des bâtiments actuels. Ce qu’elle estime nécessaire, par contre, c’est l’existence d’un point de liaison entre les lignes de bus, point de liaison facilitant les correspondances et donc l’usage des transports en commun dans l’agglomération.
On nous répond que la " fonction gare " est maintenue. C’est jouer sur les mots.
Certes, il y aura bien une zone d’arrêt des bus et des stations s’égrèneront le long de boulevards, en gros entre la fontaine monumentale et le lieu de la gare actuelle. On peut toujours appeler cela " une gare ". Mais si, pour prendre une correspondance, après avoir acheté un ticket de l’autre côté des voies de circulation automobile, il faut cheminer sur deux cents mètres en portant un sac à provision ou un valise, et cela par temps de mistral, on conviendra vite que la " fonction gare maintenue" ne remplace pas " une simple gare ."
Mme l’adjointe aux projets urbains nous a dit au cours de ce conseil que les architectes travaillaient " sur un pôle " bus " en dur et pérenne, une vraie construction architecturale plus confortable. " Espérons qu’ils trouvent une solution. (La création de ce pôle bus serait la reconnaissance de fait que les arguments de l’opposition n’étaient pas sots)
Les salariés de Reynolds conduisent une lutte exemplaire pour sauver leurs emplois et leur outil de travail à Valence et pour conserver en France le savoir-faire acquis par leur entreprise.
Les propriétaires américains ne veulent pas céder et réaffirment leur volonté inéluctable de fermer le site drômois au nom de la sacro-sainte compétitivité.
Les "politiques" se désolent de leur impuissance à promouvoir des solutions de sauvegarde. Ils versent des larmes de crocodiles y compris ceux qui, depuis des années organisent, par leur action politique et leurs votes au parlement, la casse de l'industrie française et ceux qui ont pris leur parti du caractère soit-disant inévitable du triomphe du libéralisme marchand.
Il faut se battre pour Reynolds et cela passe aussi par une action déterminée pour bouter hors du pouvoir les tenants d'un capitalisme dérégulé et leurs complices honteux.
Il n'y aura pas de solution durable pour Reynolds - comme pour les autres entreprises menacées - tant que l'Etat français ne s'engagera pas dans une véritable politique industrielle et ne renoncera pas à sa politique de désarmement économique unilatéral qui conduit au naufrage social.
