Bonne nouvelle : du 7 au 31 décembre, la ville de Valence prolonge, de 30 minutes la durée de stationnement autorisée au-delà de l’heure de fin inscrite sur le ticket et ce, gratuitement.
C’est bien, et l’initiative mérite d’être saluée.
Une autre formule de gratuité me semblerait pourtant meilleure !
Si on veut, à la fois, faciliter les courses de Noël en centre ville et garantir une bonne rotation sur les parkings, c’est la première demi-heure qu’il faut rendre gratuite et ne faire payer que la durée au-delà de cette demi-heure.
Dans notre hypothèse, ceux qui font leur course en une demi-heure bénéficieront d’un parking gratuit et libéreront la place. Dans le choix de la mairie, tout le monde paiera la demi-heure et certains seront inciter à " trainer " une demi-heure de plus puisqu’elle sera gratuite ! Pas optimal pour la rotation des places !
La gratuité initiale est une vraie gratuité. La gratuité de prolongation facilite les voitures " ventouses ".
Le principe de gratuité de la première demi-heure me semblerait d’ailleurs une mesure utile tout au long de l’année et pas seulement dans le temps des fêtes de décembre.
Sous le titre : " de la friture sur la ligne ", le D.L de ce jour revient sur l’épisode, digne de " Clochemerle ", qui a vu la majorité du conseil municipal voter à l’unanimité contre une délibération qu’elle présentait elle-même. (C.M du 16 otobre)
Cet article nous apprend plusieurs choses intéressantes :
La délibération présentée était bien irrégulière, de l’aveu du directeur général adjoint des services.
C’est cette direction générale des services qui a choisi de présenter au conseil cette délibération irrégulière. Elle faisait le pari d’une complaisance a postériori du contrôle de légalité.
Une première question se pose donc : Pourquoi, alors que rien ne faisait obligation d’un vote du conseil muncipal, vouloir embarquer celui-ci dans une irrégularité sur une question somme toute tout à fait mineure ?
Une deuxième question reste à élucider : Pourquoi Mme le Maire et M. l’adjoint aux finances n’ont-ils pas, tout simplement, retiré la délibération et se sont-ils donné le ridicule de voter contre un texte qu’ils venaient de présenter ?
On ne veut pas croire que c’était pour mettre la direction générale dans l’embarras.
Si vous trouvez la réponse aux deux questions , prière de nous en informer !
A propos du prix de l’eau, j’ai souvent dénoncé en conseil municipal le fait que, dans l’augmentation régulière que connaît cette denrée, la part qui revient au fermier : la société Véolia, croît plus vite que la part qui revient à la ville. La facture 2006 ne corrige pas cette tendance.
Pour un m3 consommé en 2000, la ville touchait 0,19 euros et le distributeur (CGE devenu Véolia) 0,68. En 2006, la ville touche 0,21 soit une augmentation de 10,53 % par rapport à 2000, et Véolia encaisse 0,8012 € soit une augmentation de 17,82 % pour la même période.
A cela s’ajoute l’augmentation du prix de l’abonnement qui passe de 5,59 euros en 2000 (pour une période de 6 mois) à 6,71 en 2006 soit une augmentation de 20%.
Je considère que l’abonnement obligatoire pour recevoir l’eau relève du racket. L’accès à l’eau potable est un droit qui devrait être assuré gratuitement à chaque citoyen. Il est par ailleurs anormal que le fermier encaisse des augmentations supérieures à celles de la collectivité alors que cette dernière assume tous les frais d’investissement pour les équipements.
Une enquête de l’Institut Français de l’environnement a montré que là où les villes avaient récupéré la gestion directe de la distribution d’eau la facture avait baissé de 40% pour le consommateur.
Une enquête de l’Institut Français de l’environnement a montré que là où les villes avaient récupéré la gestion directe de la distribution d’eau la facture avait baissé de 40% pour le consommateur.Il faudra très rapidement, à Valence comme ailleurs, revenir à une gestion de l’eau par une régie municipale.
NB . Le résultat net consolidé de Véolia a fait un bond de 59 % de 2004 à 2005 . Pas mal non !
Quand on abat un arbre, avec une bonne tronçonneuse, on est sûr de réussir son coup. Quand on plante un arbre, même en prenant beaucoup de soins, la réussite est aléatoire. On n'est jamais certain de ce qu'on obtiendra quelques années plus tard.
Les deux photos ci jointes montrent les tristes résultats de la plantation effectuée il y a quelques années sur le champ de mars : dispariton de certains arbres, menaces vitales sur d'autres.


Moralité : quand on a la chance de disposer, dans un espace public, de beaux alignements d'arbres sains, comme des platanes par exemple, on ne les abat pas pour les remplacer par des arbres nouveaux dont on ne sait ce qu'ils deviendront au bout de quelques années. C'est du bon sens !
Le 20 septembre dernier, la commission Machelon a remis le " rapport relatif aux relations juridiques entre les cultes et les pouvoirs publics " que lui avait commandé le ministre de l’intérieur.
Ce rapport préconise, entre autres propositions, une modification du Code général des collectivités territoriales pour que celles-ci aient la possibilité " d’accorder des aides à la construction de lieux de cultes ", et ceci " sans instauration d’un plafond légal". Il conteste les pouvoirs des maires en matière d’urbanisme, en recommandant de saisir le juge administratif "en cas de difficultés rencontrées par certains cultes pour s’imposer sur le territoire de certaines communes "...
A ces conclusions, nous préférons incontestablement celles du rapport remis par le groupe de travail présidé par A . Rossinot au président de l’UMP qui, parlant de la loi de 1905 portant séparation des Eglises et de l’Etat écrit : " les grands équilibres issus de cette loi, auxquels l’article 1er de notre Constituion a donné toute leur force, sont un élèment essentiel de notre contrat social. "
Une modification de la loi de 1905 à la suite du rapport Machelon modifierait fondamentalement la situation des communes qui pourraient avoir alors à choisir entre la construction d’une piscine ou d’un temple évangélique, d’un gymnase ou d’une mosquée, d’une bibliothèque ou d’un ashram voire à arbitrer entre la construction d'un ashram, d'une mosquée ou d'un temple évangélique !
La religion n’est pas un service public. " Je veux l’État chez lui, et l’Église chez elle " disait Victor Hugo... Sagement restons en à la loi de 1905 qui garantit à tous la liberté de culte et précise : " la République ne reconnaît aucun culte, elle n’en salarie ni ne subventionne aucun ".

