Nous soutenons que la majorité municipale ne peut dégager 11 894 090 euros d’autofinancement qu’en manipulant les lignes budgétaires et en exerçant une pression accrue sur le personnel (entre autre). Une preuve de ce que nous avançons.
De 2007 à 2008, la masse salariale n’augmentera que de 0,6 % alors que l’inflation se chiffre à 2,4%. Elle ne suit donc même pas le taux de l’inflation alors même qu’on inscrit au budget 43 emplois supplémentaires (1801 prévus en 2008 contre 1758 en 2007). Comment dans ces conditions assurer les promotions de carrière annoncées ?
Créerait-on des emplois à la mairie de Valence ? Evidemment non, car sur les 1801 postes budgétés on n’en pourvoit que 1600, c’est-à-dire 33 de moins qu’en 2007. Les créations sont des créations purement fictives : des chiffres sur un papier.
Pourquoi donc annoncer un plus grand nombre de postes (+43) pour en pourvoir moins qu’avant (- 33) ? La manœuvre est simple : on affiche une politique de l’emploi. On n’exécute pas le budget prévu. Les sommes prévues, mais non dépensées, passent à la cagnote pour le financement des boulevards. La gestion, soit-disant vertueuse, n’est de fait qu’effet d’annonce et manipulation.
(Ajoutons que sur les 1600 postes pourvus, le tiers le sont par des personnels à temps incomplet).
Le document présenté par la majorité municipale lors du débat d’orientation budgétaire (CM de novembre) donne quelques indices de ce que serait sa politique si, d’aventure, elle devait rester à la gestion des affaires.
Deux exemples : " L’évolution de la facturation des services apportés par la ville aux usagers sera conforme à l’inflation ". Lorsqu’on sait que cette inflation, au cours des douze dernièrs mois, a été de 5,5% pour l'énergie et de 3,8% pour les produits alimentaires (et que ce n’est pas fini), on peut s’attendre à une hausse sérieuse des cantines, des crèches, des parkings, de l’eau, etc…. La progression du budget de fonctionnement sera inférieure à l’inflation : le " pouvoir d’achat " de la ville sera donc moindre que celui de cette année. Cela signifie inévitablement une rigueur accrue et la réduction des services offerts ou des subventions attribuées.
La majorité actuelle, sachant déjà qu’elle aura moins de l’Etat qui a annoncé une baisse de 400 millions d’euros des dotations aux collectivités locales (la loi de finances 2008), n’aura pas d’autres choix que ces hausses de prix et cette autérité généralisée pour financer les opérations qu’elle a engagées : deuxième tranche des boulevards, musée … et celles qu’elle va probablement annoncer dans la campagne électorale : aménagement de la zone de l’Epervière, caserne Latourg-Maubourg. L’affirmation " l’affectation des crédits de fonctionnement sera réorientée selon l’attente des administrés, les besoins de la collectivités…(ce qui laisse supposer que ce n’était pas le cas jusqu’ici puisqu’il faut réorienter) risque de n’être qu’une déclaration de principe qui n’engage que ceux qui pourraient naïvement y croire.….
Nous voilà avertis !
Parce que j’ai toujours plaidé pour une liste unique de la gauche aux prochaines municipales, certains de mes amis s’émeuvent, voire s’offusquent, de ce qu’il appellent mon " ralliement " aux Verts dans lequel ils veulent voir une forme de trahison. L’un d’eux va jusqu’à écrire : " Monsieur Bouchet, je ne vous estime plus ! "
Je suis pour l’unité, oui. Fermement. Il y a un mois encore je disais aux Verts " Au prétexte que le Parti socialiste lui refuserait le poste de 1er adjoint, votre parti semble décidé à bâtir une liste particulière pour les prochaines municipales à Valence. Vous allez prendre là, mes amis, une décision qui risque d’être lourde de conséquence en facilitant grandement la tâche de la droite qui veut nous jouer : " Patrick, le retour ! " (07.153)
Mais je ne suis pas pour l’unité sans contenu, pour le seul plaisir d’être ensemble. Il faut battre la doite sortante oui, mais pour mettre quoi à la place ? Le 7 octobre, j’écrivais, ici même (07.148) : La gauche peut gagner Valence en Mars 2008. Elle le peut à condition d’être à gauche. Entendons par là, à condition d’être fidèle aux principes qui définissent une identité de gauche.
Dès lors que le parti principal, à qui personne n’a jamais été contesté qu’il devait être le pivot de l’union, refusait de jouer son rôle et d'honorer son engagement public du 11 octobre : Appuyés sur les valeurs qui sont celles de la gauche républicaine : démocratie, économie régulée, égalité, solidarité, laïcité, nous proposons d’aller ensemble vers la constitution d’une liste commune pour le prochaine municipale, et qu’il refusait de rassembler toute la famille pour faire place au centre, voire à la droite, il devenait difficile, sans se renier soi-même, de rejoindre ce rassemblement qui ressemble plus à un club de personnalités anti-Labaune qu'à un projet d'alternative politique. (voir D.L du 29.11.07)
J'ai le sentiment d'être fidèle mes convictions en participant à un rassemblement dont je me sais qu’il portera les principes auxquels je tiens.
Ce mardi 4 décembre 200,7 une conférence de presse a officialisé l’existence d’une liste de gauche aux prochaines élections municipales à Valence, liste qui a pour ambition de proposer aux Valentinois une alternative écologiste, républicaine et citoyenne qui leur permettra de rompre, sans ambiguité, avec treize ans de gestion de la ville par la droite… cette liste ouverte se constitue à l’initiative des Verts, du MRC, de A gauche autrement et de En Avant ma cité. Elle sera condue par Michèle Rivasi (les Verts).
Quelques points forts de l’intervention de présentation : Au cours des treize dernières années, la majorité de droite qui a géré la ville s’est concentrée sur un objectif principal : transformer le centre ville par de grosses opérations d’urbanisme : création du parking du Champ de Mars, création de l’Esplanade du même nom, transformation des places, réfection des Boulevards itinéraires routiers nouveaux, immobilier de luxe préféré au logement social, etc….. Elle a conduit ces opérations en y investissant l’essentiel de ressources et en développant, sur tous les autres postes de la vie municipale, une politique d’austérité qui ne dit pas son nom et qui se masque sous un voile/prétexte vertueux : rigueur de gestion.
Ce que nous voulons : Remettre la ville au service de ses habitants.
Cela passe par : un réexamen tous les tarifs des services municipaux pour déterminer ceux que nous pourrions faire baisser ; une remise en cause toutes les délégations de service public actuellement confiées au privé (eau, parking, chaufferie) et que nous examinerons les possibilités de les reprendre en gestion municipale directe ; un développement de nouveaux services de proximité en matière de santé, d’aide juridique, d’acces au logement, etc..
Nous voulons remettre la ville au service de ses habitants en faisant de notre commune une commune exemplaire en matière de protection de l’environnement, d’économie d’énergie et de développement durable.
Nous voulons mettre la ville au service de ses habitants en travaillant, en étroite collaboration avec nos villes voisines, dans le cadre d’une communauté d’agglomération, ce qui permettra à la fois de développer des projets nouveaux et de réaliser des économies d’échelle dans l’offre de ces services communs.
Nous voulons remettre la ville au service de ses habitants en rendant la ville à ses habitants, c’est à dire en reconstituant un réseau d’expression citoyenne dans les quartiers, réseau qui portera, de façon permanente, la voix de nos concitoyens et qui assurera leur association permanente à la conception, la réalisation et le suivi des projets concernant la ville.
En un mot, alors que ces treize dernières années, la municipalité s’est surtout préoccupée de la ville, nous voulons, nous, nous préoccuper de répondre aux besoins majeurs de ses habitants dans une solidarité accrue avec les plus démunis et les plus faibles
Dans les affaires humaines, rien n'est définitivement acquis, rien n'est définitivement impossible. "Jamais" et "toujours" sont des adverbes menteurs. Pour autant, dans l'affaire, oh combien humaine, en quoi consiste l'élaboration de listes de candidatures et l'écriture de programmes pour les élections municipales, il semble bien que, à Valence, une perspective se soit aujourd'hui fermée, celle de réussir à constituer une liste unique de la gauche. Avec le MRC, nous avons fait ce que nous pouvions pour atteindre ce résultat. A ce jour nous n'avons pas gagné. Nous le déplorons. La section valentinoise de mon parti vient de rendre public le communiqué suivant :
Pour gagner, la gauche doit se se présenter unie dans toute ses composantes, ouverte aux compétences de la société civile et porteuse d’un projet en rupture avec les treize ans de gestion de la ville par la droite.
C’est cette conviction qui a conduit le MRC, et cinq autres partis ou groupes de gauche, le 11 octobre dernier, à annoncer leur engagement commun pour construire, ensemble, une liste et un programme se référant aux valeurs de la gauche républicaine et laïque.
Les discussions, qui se sont depuis poursuivies pour élaborer cette liste, se sont heurtées à de sérieuses difficultés. En effet, le Parti Socaliste, principale force électorale à qui n’était pas contesté le rôle majeur dans l’union à construire, n’a pas souhaité être le fédérateur de toutes les sensibilités de la gauche. Il a clairement déclaré qu’il entendait limiter la présence sur la liste qu’il conduit à certains de ses partenaires de gauche seulement et annoncé qu’il souhaitait pratiquer " l’ouverture " au centre, voire à droite. Le MRC ne peut cautionner une telle opération.
Parce que nous entendons soutenir les valeurs et les convictions qui sont les nôtres dans cette élection municipale, c’est désormais dans un partenariat avec les Verts et, sans exclusive, avec tous les partis et groupes de gauche qui le souhaitent, que le MRC cherchera, dans les jours à venir, les voies pour proposer aux électeurs valentinois, lors du premier tour, une alternative de gauche, laïque, républicaine et écologiste.
sur le même sujet voir articles : 07.177, 07.166, 07.153, 07.151.
