Quelle dignité dans l'échange !
http://videos.leparisien.fr/video/iLyROoaftL1D.html
Ce qui choque, fondamentalement, dans cette séquence, ce n'est même pas la grossièreté et la vulgarité des propos, c'est qu'on puisse rencontrer une situation où le président insulté se prête à la vulgarité de l'échange. Je ne pense pas qu'un citoyen, même opposant virulent , se serait permis de lancer publiquement à De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterand ou Chirac un "me touches pas, tu me salis" et quelqu'un l'eut-il fait, je ne crois pas que ces présidents se seraient laissés aller à entrer dans le jeu de l'insulte réciproque.
Il est du devoir de celui qui l'occupe de protéger la dignité de la fonction.
Neufchâteau, petite commune des Vosges, avait donné pour 30 ans la concession de son service des eaux à ….Véolia " très vite, je me suis rendu compte que nous nous faisions avoir. La comptabilité qu'ils nous présentaient était complètement opaque et cela coûtait très cher à la commune. J'ai donc dénoncé le contrat qui nous liait pour trente ans et mis en place une régie autonome. Maintenant, tout est transparent : la régie est bénéficiaire, les consommateurs peuvent siéger au conseil d'administration, et le prix de l'eau a baissé d'un euro par 120 mètres cubes. Autrement dit, chaque foyer a déjà gagné 1100 euros sur sa facture ! " déclare le maire.
Véolia réclamait 7,3 millions d'euros d’indemnité pour rupture de contrat. Le maire a porté l'affaire en justice. La facture est descendue à 1,7 million. Mais le maire refuse toujours de payer. " Nous ferons appel jusqu'au bout. Nous consentons à rembourser tous les investissements et les travaux que Véolia a réalisé, mais ça ne dépasse pas 880 000 euros ! ".
Pour notre part, nous refusons que la distribution de l’eau soit source de profit pour quiconque. L'eau est un produit indispensable à tous qui doit être servi à son juste prix. sans plus. Nous agirons donc pour récupérer le service de l’eau en régie municipale. Le bras de fer sera sans doute rude avec Véolia, concessionaire de l’eau à Valence, mais le combat vaut la peine d’être conduit au service de la sauvegarde du pouvoir d’achat des Valentinois. Ajoutons qu'à Valence c'est la ville qui finance tous les travaux d'infrastructure et d'équipement !
Sur ce sujet de l’eau voir aussi notes : 07.154 octobre / 07.122 - Juillet / 07.115 et 07 113 - Juin
La loi de 1905 portant séparation des Eglises et de l’Etat dispose que les édifices servant à l'exercice public d’un culte, sont laissés gratuitement à la disposition des associations cultuelles qui doivent se constituer à cet effet. Ces associations bénéficiaires, sont tenues des réparations de toute nature, ainsi que des frais d'assurance et autres charges afférentes aux édifices et aux meubles les garnissant. (article 13 de la loi).
L’article 19 précise : Elles (ces associations cultuelles) ne pourront, sous quelque forme que ce soit, recevoir des subventions de l'État, des départements ou des communes.
Dès 1905, les cultes protestant et israélite acceptent ces dispositions de la loi et reçoivent la pleine propriété des temples et de synagogues ce qui assure leur totale indépendance à l’égard de l’Etat. En 1906, le pape Pie X interdit aux catholiques de France de constituer les associations cultuelles prévues par la loi. L’Etat garde donc la propriété des Eglises (tranférées aux communes) et des Cathédrales, qu’il doit entretenir. Ce n’est qu’en 1924, qu’un accord est trouvé avec le Vatican et que la République française, soucieuse d’apaisement, renonçe à faire appliquer la loi de 1905 par l’Eglise catholique et remet l’usage des Eglises et des Cathédrales à des associations diocésaines présidées par les Evêques, lesquelles associations refusent de devenir propriétaires des édifices dont l’entretien reste donc à la charge des collectivités publiques.
L’entretien des Eglises par la commune découle donc d’un refus de l’Eglise catholique d’appliquer une loi de la République. Ce refus ne peut être évoqué aujourd’hui par les adversaires de la loi de 1905 pour contraindre la collectivité publique à prendre en charge l’entretien de tous les édifices religieux de toutes les religions qui se pratiquent régulièrement sur notre territoire. L’incivisme des uns ne légitime en rien le renoncement à un sage principe : La République garantit la liberté des cultes mais elle n’en reconnaît et n’en subventionne aucun.
C’est simple et clair. Cela conduit à des relations apaisées entre les religions et l’Etat. Il y aurait danger à remettre en cause un des piliers majeurs de notre pacte républicain.
Dans un discours prononcé lundi devant le Conseil consultatif d'Arabie Saoudite, Nicolas Sarkozy a encore frappé fort.
Nouvel éloge appuyé de la religion " C'est peut-être dans le religieux que ce qu'il y a d'universel dans les civilisations est le plus fort ." Déclaration universelle des droits de l’ homme, connaît pas !
" L'Arabie Saoudite et la France n'ont pas seulement des intérêts en commun. Elles ont aussi un idéal commun. Elles doivent s'unir pour le faire progresser malgré toutes les forces qui dans le monde s'y opposent. "....".. l'Arabie Saoudite et la France partagent les mêmes objectifs d'une politique de civilisation, …".
Un pays qui applique la Charia, qui interdit aux femmes de conduire et de travailler sans l’autorisation de leur mari, qui ne tolère sur son territoire aucune religion autre que l’Islam… aurait-il vraiment un idéal de civilisation commun avec la France ? Si c’est vrai, je suis très inquiet pour mon pays.
La diplomatie et la courtoisie ont leurs exigences mais on n’est tout de même pas obligé de renier les principes qui fondent le pays qu’on préside pour complaire aux maîtres de grands champs pétrolifères. Qui peut se reconnaître dans ce président ?
Qui a dit ceci : Ah ! si c'était comme autrefois, si l'école devait toujours être tenue par le curé … Je demande formellement autre chose que ces instituteurs laïques dont un trop grand nombre sont détestables ; je veux des Frères,… je veux ... rendre toute-puisante l'influence du clergé; je demande que l'action du curé soit forte, beaucoup plus forte qu'elle ne l'est, parce que je compte beaucoup sur lui pour propager cette bonne philosophie qui apprend à l'homme qu'il ici pour souffrir, et non cette autre philosophie qui dit au contraire à l’homme : jouis !
Ca vous évoque quelque chose ? Pour vous aider, un indice. C’est un homme politique, français, âgé de 52 ans lorsqu'il prononçe ces mots. Il exerça les fonctions de Président de la République.
Réponse demain, même lieu, même heure !
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