La gauche est en friche.
Le principal des partis qui la composaient fournit des directeurs aux institutions qui gèrent les capitalisme mondial (OMC, FMI) et des ministres à un gouvernement de droite. Le lien de confiance avec les citoyens est rompu.
Désormais, toutes celles et ceux pour qui les valeurs de la gauche républicaine gardent un sens et constituent encore une boussole, ne peuvent avoir qu’une priorité : reconstruire un parti qui, sans concessions, se fasse le porteur de ces valeurs et devienne l’outil fiable pour bâtir une société plus juste et plus humaine.
Les prochaines élections, municipales et cantonales, peuvent être un moment de cette reconstruction. Il faut pour cela que ceux qui veulent ce renouveau de la gauche s’unissent pour développer une pratique politique différente de celle qui est héritée des vieux partis à bout de souffle. Il faut, à l’occasion des débats qui vont marquer cette nouvelle période électorale, retrouver l’écoute et l’attention des électeurs. Cela passe par des débats clairs, sans langue-de-bois ni arrières pensées et par des équipes rassemblant, sans exclusive, autour de projets alternatifs à la politique de droite élaborés en commun dans une réflexion collective.
L’avenir nous impose de ne pas manquer ce rendez-vous !
Les Français seront-ils volés de leur choix de 2005 ?
Le traité de Lisbonne dit " traité simplifé " est assez exactement le projet de constitution pour l’Europe que les Français ont rejeté en 2005. C'est ainsi que le juge un expert en la matière : Valery Giscard d’Estaing.
Nicolas Sarkozy a toujours dit qu’il ferait passer ce texte par voie parlementaire. Dont acte. Il a besoin, pour atteindre cet objectif, d’une majorité de 3/5 des députés et des sénateurs réunis. Dès lors que les élus du parti socialiste suivront l’avis de leur premier secrétaire : " Les socialistes ne s’opposeront pas à la ratification de ce texte " (François Hollande le 27 octobre), "A titre personnel je voterai oui ! (le même le 29 octobre sur FranceInfo) : les choses sont pliées. Le traité sera ratifié.
Une question pourtant : Un Parlement et un Sénat rassemblés peuvent-ils dire autre chose que le peuple souverain ? Ce serait un déni de démocratie. Le peuple peut avoir changé d’avis. Il faut au moins le lui demander directement. La démocratie exige que la ratification du traité de Lisbonne soit soumise à référendum.
Tout autre démarche relève du coup d’Etat.
La polémique autour du " C’est déguelasse " de Fadela Amara illustre, au delà du nécessaire, le caractère mystificateur de " l’ouverture ".
La fondatrice de " Ni putes ni soumises " est hostile à l’instrumentalisation des problèmes d’immigration. Cela n’a rien d’étonnant. C’est le contraire qui serait surprenant. Elle le dit à haute voix. On n’en attendait pas moins d’elle. Mais voilà, le gouvernement persiste et Fadela reste au gouvernement. Elle cautionne donc, de fait, la mesure qu’elle n’approuve pas. Elle est co-responsable d’une pratique " déguelasse ". Ce qui compte en effer chez un politique ce n'est pas ce qu'il dit, c'est ce qu'il fait (ou ne fait pas) !
L’ouverture n’est donc clairement que le moyen de faire cautionner de fait par des ministres de " gauche ( ? ?) " - qui disent ne pas l’approuver - une politique de droite !
Tous les ministres ou sous-ministres n’ont pas, hélas, la rigueur de comportement de celui qui préférait démissionner que d’être complice d’une pratique qu’il n’approuvait pas !
Patrick Labaune est député de Drôme, élu par la 1er circonscription. Il est conseiller régional. Il postule à deux autres mandats : celui de Maire et on le dit partant comme candidat pour les cantonales sur un canton de Valence. Il préside en outre aux destinées de l’office HLM.
S’il était réélu maire de Valence en 2008, il devrait quitter son mandat de conseiller régional qu’il a obtenu au prix d’une démission de son poste de maire en 2004 ! Si, dans la foulée, il était élu conseiller général, il devrait laisser sa place s’il voulait rester Député/maire ou alors il devrait renoncer à cette élection. Il devrait renoncer aussi à être conseiller régional. On peut multiplier les hypothèses. Ce qui est sûr, c’est que P. Labaune est candidat à une ou plusieurs démissions.
Tout cela n’est ni très sérieux ni très respectueux du suffrage universel.
Lorsqu’on est candidat à tout ce qui se présente, cela traduit soit un goût immodéré du pouvoir, soit une hypertrophie de l’ego. Personne à l’UMP n’est-il capable, à part P. Patrick Labaune, de défendre les idées de la droite, que soit dans des élections locales, régionales ou nationales ? Cela devient préoccupant pour son propre parti.
Je crois qu’il serait sain pour la vie publique de ne plus élire P. Labaune à rien !
Le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté en août de 11 800, soit une hausse de 0,6 %. Il s'agit de la première hausse depuis mai 2005. L'ANPE a enregistré 1 970 600 chômeurs de catégorie 1 (à la recherche d'un emploi à temps plein et à durée indéterminée et n'ayant pas travaillé plus de 78 heures dans le mois précédent). (le Monde du 28 septembre)
E.D. F envisage 5.000 suppresions d’emplois (Journal de 20h - la 2 le 1er octobre)
Plus de 20.000 suppressions d'emplois de fonctionnaires (Projet de Budget 2008)
Grâce à moi, depuis le 1er octobre, on peut travailler plus pour gagner plus ! (Président Sarkozy)

