Une campagne électorale, c’est une période où on propose des idées, des projets ; une période où on invite les citoyens au débat et à la réflexion… C’est une période où les candidats défendent des orientations, où ils argumentent…. Enfin…certains candidats !
Patrick Labaune est en campagne. Propose-t-il des idées qu’il soit possible de discuter ?

Non pas. il propose des conseils et des aides. On croirait qu’il s’agit d’embaucher un écrivain public, un conseil juridique ou un assistant social. Il ne s'adresse pas à des citoyens. il prospecte des clients. Curieuse conception de la démocratie !
P.S On me fait remarquer que Patrick Labaune n'est, pour l'instant, candidat à rien. Le prospectus que j'ai trouvé dans ma boite constitue donc bien d'une campagne publicitaire pour le compte d'un cabinet de conseil.
A quoi rime le petit jeu stupide auquel se livre Patrick Labaune ? Serait-il un candidat honteux de l’être ?
Il est de notoriété publique que, dès la fin du mois d’octobre, dans un espace privé dédié aux " réunions, noces et banquets" il a réuni les membres de sa liste et annoncé les répartition de postes en cas de victoire. On sait, de façon officielle, que depuis le 10 octobre, l’association de financement de sa campagne est constituée. On connaît le nom qu’il a donné à sa liste…. Et hier encore, Mme le Maire déclare à la presse " je souhaite que Patrick Labaune soit tête de liste " (DL du 6 Janvier) comme si les choses n’étaient pas faites et décidées !
Certes, Patrick Labaune sait qu’il va avoir du mal à justifier ses candidatures multiples : député, conseiller régional, candidat suppléant au conseil général, candidat à la mairie. Il sait qu’il va devoir, en cas de victoire, démissionner d’un des mandats qu’il a demandé avant que celui-ci soit arrivé à son terme, c’est-à-dire qu’il va devoir avouer qu’il est plus attaché à se faire élire qu’à assurer ensuite les missions qu’il a sollicitées. Il sait qu’il va devoir fournir des explications sur les raisons qui l’ont déjà conduit à déserter de son poste de maire au moment où il pouvait croire qu’il y aurait de grosses difficultés dans l’exécution du projet " Boulevards ". Il sait qu’il va devoir répondre à la question que ses propres électeurs ne manqueront pas de lui poser : " A quelle date avez vous l’intention de démissionner cette fois-ci ? "
Retarder le plus possible une déclaration officielle de candidature pour retarder le temps où il sera bien obligé de s’expliquer sur ses contradictions est bien compréhensible, mais ce n’est pas une preuve de grand courage politique ni de grand respect pour les électeurs dont il sollicite les suffrages. On attendrait plus de dignité d'un élu du suffrage universel.
Ce n'est déjà plus un scoop !
Déclaration à la préfecture de la Drôme.
ASSOCIATION DE FINANCEMENT ELECTORALE DE LA LISTE " VALENCE QUI GAGNE " CONDUITE PAR PATRICK LABAUNE POUR L'ELECTION MUNICIPALE DE MARS 2008 -COMMUNE DE VALENCE.
Objet : Mandataire de la liste "Valence qui gagne" conduite par Patrick Labaune pour le financement de sa campagne pour l'élection municipale de Valence prévue pour mars 2008. Siège social : 44, rue Berthelot, 26000 Valence. Date de la déclaration : 10 octobre 2007.
No d'annonce : 389
Paru le : 03/11/2007
Identification WALDEC : W263002064
Pour l’élection municipale de 2001, le MRC était partie prenante de la liste rassemblant l’ensemble des forces de la gauche valentinoise. Pour diverses raisons - sur lesquelles il faudra se pencher le moment venu - ce rassemblement unitaire n’a pas été possible pour la prochaine échéance. Nous serons donc présents sur une liste proposant une alternative écologiste, républicaine et citoyenne.
Pourquoi ce choix d’une alliance électorale, largement ouverte aux acteurs de la vie sociale, entre les Verts et différentes sensibilités de la gauche progressiste ?
La droite au pouvoir conduit une politique qui cherche à " détricoter " petit à petit le tissu républicain qui fait l’identité de la France : cadeaux fiscaux aux plus riches, mise à mal de la solidarité nationale, atteinte au droit du travail, privatisation des services publics, etc… La municipalité UMP de Valence relaie cette politique nationale en faisant, au plan local, des choix qui vont, eux aussi, dans le sens d’une aggravation des inégalités entre les citoyens : opérations urbanistiques de prestige plutôt que développement harmonieux des quartiers, paupérisation de la vie associative, clientélisme… C’est en réaffirmant fortement les valeurs de Démocratie, de Justice, de Solidarité, de Laïcité qu’il nous paraît possible, d’abord de faire obstacle à cette politique, puis de la réorienter, Cette réaffirmation passe, selon nous, par un rassemblement sans exclusive de tous ceux qui veulent ce retour aux fondamentaux républicains afin de construire une nouvelle démocratie locale et faire des choix qui répondent enfin aux besoins réels de tous des citoyens.
Réflexes partisans, volonté hégémonique, impossibilité de penser en dehors des cadres traditionnels, électoralisme ( ?)…. tous les partis et groupes rassemblés en 2001 ne se sont pas retrouvés sur la même analyse pour construire ensemble les bases de l'alternative visant à rompre, sans ambiguité, avec treize ans de gestion de la ville par la droite. Nous sommes donc allés là où il y avait, selon nous, la plus claire volonté de d’agir collectivement, dans le respect des diversités sensibilités politiques, pour construire une ville nouvelle
En Mars, nos concitoyens jugeront notre démarche.
A quelques semaines des municipales, la gauche valentinoise présente un situation pour le moins étrange et paradoxale.
Le PS qui, depuis trente ans, avait toujours constitué l’épine dorsale des listes de gauche s’est montré incapable de passer un accord avec l’un quelconque de ses partenaires " naturels ".En 2001, PS, PCF, Verts, MRC, divers gauches étaient, ensemble, sur une même liste. Cette année, le PS a choisi de constituer une liste " autonome ". L’union qui a été possible à Portes, Bourg, Chabeuil, Granges, Romans… ne l’a pas été à Valence. Cherchez l’erreur … et sa cause !
Le PCF, englué dans ses contradictions, se met de lui-même " hors-jeux " comme l’écrit le Dauphiné Libéré. Pour la première fois (depuis la Libération je crois), il n’y aura pas de conseiller communiste à Valence. En ne participant pas à l’élection municipale, les responsables de ce parti ont pris une décision lourde de conséquence pour leur parti (c’est leur affaire) mais aussi pour toute la gauche qu’ils amputent volontairement, pour six ans (au moins), d’une de ses composantes dont nul ne peut nier qu’elle a compté dans le mandat qui s’achève comme dans les précédents. La politique de la chaise vide (dont on ne comprend pas bien le sens) conduit souvent à des "traversées du désert " qui durent plus longtemps qu’on ne l’aurait voulu.
La nouveauté vient des " divers gauche " qui, associés aux Verts, et largement ouverts aux partenaires de la vie associative, vont essayer de faire entendre une voix nouvelle. De cette " nouvelle alliance " des gauches et des écologistes devrait sortir une nouvelle dynamique capable de rompre avec treize ans de gestion de la Ville par la droite et ses alliés.
C’est, à trois jours de la nouvelle année, le vœu que nous formons pour notre ville.
