Une municipalité doit gérer le quotidien d’une commune. Elle doit aussi penser son avenir.
Se préoccuper de l’avenir urbain de Valence suppose que l’on mette à l’étude cinq gros dossiers :
1° La création d’un quartier nouveau sur le ténement du comprend la prison, la caserne Latour-Maubourg et le parc des expositions.
2° La récupération des berges du Rhône actuellement livrées à l’autoroute.
3° L’équipement du site de l’Epervière.
4° La requalification de l’ilot " Rue des 14 cantons, Avenue Président Herriot, Rue Bouffier ".
5° La création d’une " Ville nouvelle " sur le site Rovaltain-Gare TGV.
Ces dossiers doivent se traiter avec sérieux, sans précipitation et en associant tous les partenaires possibles.
Le prochain mandat municipal sera celui de la réflexion et de la construction de ces grands projets.
Le temps de la réalisation viendra plus tard, lorsque les choix auront été collectivement et solidement muris.
On évitera ainsi les erreurs et les errements du chantier des boulevards, trop rapidement engagé et trop lentement réalisé.
Lors du dernier conseil municipal, dans un souci électoraliste évident, la majorité sortante s’est efforcée d’occuper le terrain pour accréditer l’idée qu’elle était engagée dans un soutien sans faille au développement universitaire de Valence. Il s’agit de toute évidence d’une prétention qui résiste mal à l’épreuve des faits.
La majorité municipale actuelle s’est évidemment intéressée à l’Université, mais essentiellement pour accompagner – modestement - un mouvement qui se fait sans elle. Nous attendrions au contraire de la ville qu’elle soit le moteur du développement du site universitaire de Valence.
Le contrat de projet Etat/Région 2007/2013, pour le site univesritaire de Valence, porte sur 11 193 000 euros. La ville émargera pour 800 000 euros seulement. C’est peu au regard de ce que pourrait être l’engagement d’une ville consciente de ce que le dynamisme d’un pôle universitaire pourrait lui apporter sur différents plans et notamment en matière économique.
Agir pour de nouveaux équipements et l’ouverture de nouvelles formations de niveau bac + 4 et + 5 dans des domaines porteurs comme la logistique des transports, l’éco-toxicologie, le bio … est un chantier que la nouvelle municipalité que nous appelons de nos vœux devra rapidement mettre à l’ordre du jour.
La dernière livraison de " Valence les infos ", officiellement bulletin d’information municipale, est un bel exemple de détournement d’un outil d’information du public au service d’un intérêt partisan. A un mois des élections muncipales, en pages centrales, on lit un véritable programme électoral qui accompagne une présentation du budget 2008 et des courbes qui tendent à accréditer l’idée d’une excellence de gestion au cours des treize ans de gestion de la ville par la droite.
Il manque évidemment à cette présentation beaucoup de chiffres qui feraient " tâche ".On ne dit pas les recettes de fonctionnement progressent plus vite (+ 3,50 %) que les dépenses +2,80 % (ce qui montre qu’on thésaurise et qu’on va faire pression sur le fonctionnement des services de la ville.) On ne dit pas que l’entretien des terrains municipaux subira 22% de réduction et celui des bâtiments 4 %. On ne dit pas que l’augmentation du budget des fournitures scolaires n’est que de 1,28 % - soit moins de la moitié de l’inflation prévisible – et donc qu’il y aura moins de fournitures pour les écoles. On ne dit pas que la masse salariale ne croît que de 0,61 % alors que l’inflation attendue est à près de 3 % sur année, alors même qu’on annonce, pour faire bien, 43 emplois supplémentaires (1801 prévus en 2008 contre 1758 en 2007). On annonce un gros programme sur l’environnement mais, bizarement, on ne donne pas le moindre chiffre de prévision de dépense sur ce chapitre Etc…etc
Et je ne parle même pas de la page de couverture ou de la page sur " des achats verts et la maïtrise des énergies " qui ne sont la que pour illustrer l’annonce pas le candidat de la droite qu’il met l’environnement au premier plan de son programme électoral.
L’éditorial peut bien ne pas être signé du maire, soit disant pour respecter la loi, il n’en reste pas moins que ce munéro, payé par les finances publiques, est un tract électoral au service de la liste Labaune/Balsan. Nul doute que la commission de vérification des comptes n'en impute le coût à son compte de campagne.
Les panneaux 4x3 refleurissent qui annoncent, urbi et orbi, que les taux d'imposition de la ville de Valence n'augmenteront pas en 2008. La belle nouvelle ! Qui aurait imaginé un seul instant que la majorité proposerait une augmentation des taux une année électorale ? 
Il reste que cette stabilité n'a rien de particulièrement exceptionnel. Les communes qui, dans la Drôme, n'ont pas modifié leur taux d'imposition au cours du mandat 2001-2008 sont nombreuses et, pour sortir du registre de la propagande, il faudrait tout dire : on paye plus d’impôts à Valence qu’ailleurs dans des villes de même taille.
La taxe d’habitation : 16,25% à Valence contre 15,83 % en moyenne au niveau national pour les villes de notre strate.
Le foncier bâti : 23,31 % à Valence contre 18,77 % en moyenne,
Le foncier non bâti : 49,21 % contre 43, 96 %.
Il n’y a que la taxe professionnelle qui soit inférieure à Valence : 13,43 % contre 18,09 %. Mais cela n'a pas permis pour autant de créer les emplois dont nos concitoyens ont besoin puisque le solde global des emplois salariés à Valence n'a pas sensiblement bougé depuis 2000.
Voilà une info, une vraie !
Le conseil municipal de Valence a approuvé la suppression du conseil des prudhommes …. de Romans.
Une pratique de bon voisinage eut été de s’abstenir de donner son aval à une mesure dont les motivations sont plutôt obscures. Une position de neutralité n’aurait pas été inconvenante. Mais c’était sans doute beaucoup attendre d’une majorité qui ne s’était même pas donné la peine de fournir le moindre argument à l’appui de son approbation. Soutien de principe aux positions de la droite au pouvoir (quelles qu’elles soient), plaisir de voir le voisin dépouillé …le souci de l’intérêt collectif passe après pour une majorité " godillot ". Rappelons en effet que le tribunal des prudhommes de Romans rend ses décisions dans les six mois, celui de Valence en quatorze mois. Qui peut imaginer que la justice sera mieux rendue en regroupant les deux juridictions sur celle qui est la plus chargée ?
(Les conseillers-prudhommes de Romans, collèges employeurs et employés réunis, ont des propositions de réforme qui permettraient d’alléger le tribunal de Valence et de traiter les conflits du travail d’une manière plus rapide. Demander à la majorité valentinoise de les prendre en considération relève de l’inconcevable. )

