Il y a maintenant deux ans que la majorité municipale a mis en place son nouveau système de " management " des personnels de la ville. (Conseil municipal du 13.12.04).
A cette époque j’avais dénoncé quatre aspects de cette nouvelle gouvernance :
" Cette réforme se bâtit sur un fonds de volonté d’alourdir le temps de travail pour obtenir des gains de productivité. Ce n’est pas une orientation acceptable. On peut améliorer l’efficacité des services par d’autres méthodes "...." Le nouveau système indemnitaire est injuste ."...." La prime au mérite distribuée selon des critères non définis…ouvre la porte à l’arbitraire, au copinage… "...." Il est dangereux de créer plusieurs catégories de personnels : les anciens et les nouveaux, les titulaires et les précaires."
J’avais dit qu’en adoptant ce nouveau système , la majorité créait les conditions pour que s’ouvrent de nombreux conflits. J’ajoutais : " Parce que nous considérons que les personnels municipaux ont un rôle majeur à jouer dans la vie de la cité au service de la collectivité, nous pensons qu’il faut trouver d’autres moyens pour les encourager dans leur travail qu’un élargissement de l’éventail des rémunérations réelles et un alourdissement de la durée du travail . "
La preuve est faite : deux ans d’application de ce système ont effectivement dégradé la situation . Il est grand temps pour la ville de se mettre à l'écoute de son personnel et de s'occuper sérieusement d'organiser le service municipal avec le double souci d'un juste traitement des hommes pour un service public efficace.
Les maisons de l'emploi sont une initiative de Jean-Louis Borloo, ministre de l'emploi, du travail et de la cohésion sociale, dans le cadre de son Plan de cohésion sociale, en vue d’agir sur l'organisation structurelle du marché de l'emploi. Ce plan prévoit d'ici 2008 la création de 300 maisons de l'emploi réparties sur l'ensemble du territoire. La Maison de l'emploi, est destinée à rassembler en un même lieu, physique ou virtuel, à la fois le Service public de l'emploi (État, ANPE, Assédic) et les multiples partenaires que sont l'AFPA, les missions locales, les PAIO, les chambres consulaires, les organismes de développement économique et d'insertion professionnelle
Elles ont pour objectifs : * optimiser le service rendu aux demandeurs d'emploi, aux salariés et aux entreprises ; * anticiper l'ensemble des besoins du territoire en matière d'emploi et réaliser leur articulation avec les besoins de formation ; * informer et orienter et faciliter l'accès et le retour à l'emploi ; * aider les employeurs à gérer leurs ressources humaines et à se développer ou faciliter la création et la reprise d'entreprises.
La majorité municipale n'a pas démenti avoir refusé que Valence soit le siège d'une maison pour l'emploi.
La séance du 20 novembre du conseil municipal était consacrée au débat d'orientation budgétaire. La loi fait en effet obligation, dans les deux mois qui précédent la présentation et le vote du budget, de conduire une discussion sur les orientations que celui-ci doit prendre.
La discussion est souvent formelle, dans la mesure où la majorité a déjà pris toutes ses décisions et où on ne l'a jamais vu tenir le moindre compte des observations, remarques ou suggestions de la minorité. Ce débat a néanmoins pour mérite d'illustrer de manière crue l'opposition entre deux conceptions de la gestion municipale.
Voici quelques extraits de mon intervention : les orientations que vous présentez pour l’année à venir sont dans la parfaite continuité de vos budgets précédents. Même discours, même auto-satisfaction, mêmes critiques de vos partenaires, mêmes à-peu-près... bref vous nous servez un mélange bien connu et dont on sait que, dans l’assiette, il ne tient pas les promesses du menu ! .../...
En matière de dépense de fonctionnement, vous gérez au plus serré avec l’objectif majeur de faire des économies afin de dégager des marges d’autofiancement qui vous sont nécessaires pour les projets dispendieux que vous conduisez. Vous exercez pour cela, entre autre, une pression permanente sur la masse salariale et le personnel est invité à une économie parcimonieuse dans l’usage de ses moyens. Si j’en crois certains échos, il paraît qu’il devient dur de remplacer les balais usagés ! .../...
Dire (page 3), qu'au plan du fonctionnement, les domaines de l'éducation et de la politique de la ville seront prioritaires ne signifie pas grand chose puisqu’on on n'a pas d'indication du niveau de cette priorité. On est d’autant plus sceptique que, depuis plusieurs années où l’éducation est affichée comme priorité, on ne voit pas par quoi se traduit cette priorité éducative : la dotation par enfant n’a pas sensiblement augmentée, le financement des projets d’école reste solidement encadré, le retard en équiopement informatique est patent …. Je ne vois pas ce qui exprime pratiquement la priorité, c’est-à-dire ce qui fait que ce secteur serait mieux doté que ce qui est nécessaire à son fonctionnement minimal, ce qui serait lui donner une priorité " réelle ".../...
En matière de dépense d’investissement, ce qui frappe c’est, là encore, la continuité de vos choix. Louis XIV, à la veille de sa mort, disait : " j’ai trop aimé la guerre et les bâtiments. " Je ne vous ferai pas l’injure de penser que vous aimez la guerre, mais ce qui est sûr c’est que vous aimez les bâtiments.Vous investissez sur les espaces : boulevards, musée, gymnase….vous ignorez les hommes.../...
Une seule illustration : vous ne prévoyez strictement rien dans le domaine de l'action pour l'emploi Tout le monde s’est apparemment ému de la situation des entreprises menacées dans leur existence à Valence.Les larmes qui ont été versées n’étaient-elles pas des larmes de crocodiles ?
Créer une maison de l’emploi, par exemple ce ne serait pas un projet révolutionnaire de gauche. Les maisons de l'emploi sont une initiative de Jean-Louis Borloo, ministre de l'emploi, du travail et de la cohésion sociale, dans en vue d’agir sur l'organisation structurelle du marché de l'emploi. Elles ont pour objectif d'optimiser le service rendu aux demandeurs d'emploi, aux salariés et aux entreprises.../...
Pour conclure : Les documents que vous nous présentez pour introduire ce DOB ont le mérite d’être très clairs. Ils témoignent d’une constance de votre part qu’il convient de souligner et que je résumerai ainsi : tout pour le financement des boulevards. Vous le dites sans ambage page 4, votre objectif c’est l'affectation d’un autofinancement important issu de la rigueur de gestion au financement des investissements. On aura compris : austérité partout pour pouvoir dépenser sans compter sur les boulevards !
Ce n’est pas ce que nous souhaitons pour les Valentinois !
Nous finirons bien par comprendre où sont les responsablités réelles dans l’affaire du déplacement de la trémie d’accès au parking du Champ de Mars.
On nous confirme à la préfecture de la Drôme (service départemental de l’architecture) que la trémie de Championnet avait bien reçu un accord provisoire " jusqu’à la réalisation des travaux des boulevards et qu’elle devait ensuite disparaître." Le projet de déplacement à son nouvel emplacement a finalement été accepté par les services de l’Etat " dans un souci d’apaisement du débat " et sous réserve que la nouvelle entrée soit " sans portique ni enseigne afin de ne pas obérer la vue sur le kiosque et le Champ de Mars. "
A suivre donc !
Quoiqu'il en soit, ça coûtera au moins 401 600 euros et peut-être plus car le sous-sol réserve, comme d’habitude, quelques surprises.
P.S sur le même sujet voir articles 1 et 5
La Fédération Nationale des Anciens combattants en Algérie-Maroc-Tunisie vient de s’adresser au maire de Valence et aux conseillers municipaux pour demander que la ville consacre un lieu public, une avenue, une rue, une place ou un plaque commémorative rappelant la date du " 19 mars 1962 – Cessez le feu en Algérie ".
Le courrier rappelle que les conditions légales pour un tel acte sont réunies depuis le vote de la loi de 1999 reconnaissant la Guerre d’Algérie. Il indique que le sens de cette initiative est de se souvenir d’un événement " Porteur d’espérance de Paix et de réconciliation qui met fin à dix années de guerre en Afrique du Nord, au lourd et tragique bilan :
30.000 soldats tués et 300.000 blessés ou malades ainsi que des dizaines de milliers de civils ; le déchirement entre deux communautés conduisant un million de personnes à abandonner leur terre natale. "
Après avoir décidé d’honorer l’armée d’Afrique, la ville de Valence serait bien venue de se souvenir aussi d’une date importante de son histoire contemporaine et célébrer la Paix.
Je viens d’adresser un courrier à Mme le Maire pour appuyer cette demande de la FNACA.

