J’avais déjà évoqué (notes 08.121 et 08.126) le projet qui était le nôtre de travailler activitement à l’insertion professionnelle par l’emploi en utilisant les possibilités, qui sont ouvertes par le code des marchés publics, d’introduire dans les cahiers des charges de nos appels d’offres une " clause insertion ". L’article 53 du code des marchés publics prévoit en effet " Pour attribuer le marché au candidat qui a présenté l’offre économiquement la plus avantageuse, le pouvoir adjudicateur se fonde sur …. les performances en matière d’insertion professionnelle des publics en difficulté…
Un premier essai de prise en compte de cette clause a été fait sur deux marchés récents concernant la restructuration des espaces extérieurs de l’Ilôt Taine-Orangers et les aménagements des réserves foncières du parc Jean Perdrix.
Nous avons eu le plaisir de voir plusieurs entreprises faire, sur certains lots, des offres incluant des engagements d’embauche sur ces chantiers, par l’entremise de l’ANPE.
Modeste début, mais encourageant !
Le grand projet d’une piste cyclable en continu du Leman à la Méditerranée est en cours de réalisation.
Sur 650 km d'itinéraires cette piste traversera trois régions : Rhône-Alpes, Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côtes d'Azur, douze départements : Haute-Savoie, Savoie, Ain, Isère, Rhône, Loire, Drôme, Ardèche, Vaucluse, Gard, Hérault, Bouches-du-Rhône et dix-huit communes de la Drôme.
A l'heure actuelle, les tronçons les plus aménagés se trouvent en Savoie, Haute-Savoie et dans l'Ain.
Un tel itinéraire est une manière originale d’aménager le territoire, en lien direct avec les paysages et organise une rencontre directe entre les hommes et ces paysages. Il constitue un atout important pour le développement touristique des zones parcourues.
Pour ce qui est de la traversée de Valence, le projet prévoit de passer le long du Rhône et, puisque les berges sont déjà occupées par l’autoroute, de construire une estacade en encorbellement sur le fleuve entre le bassin des Joutes de Bourg-les-Valence et le quai Mistral en face du parc Jouvet. Le projet est évalué à 12,5 millions d’euros. Un projet alternatif est défendu qui viserait à aménager un itinéraire plus urbain utilisant les boulevards.
Vous avez un avis ?
Allez consulter le projet et rencontrez le commissaire chargé de l’enquête d’utilité publique : jusqu’au 25 Juillet, aux services techniques municipaux, rue Cujas
La collecte, le stockage, le traitement et la valorisation des déchets de tous ordres que produisent nos villes appellent la plus grande attention et exigeront, dans les années à venir, des dépenses de plus en plus conséquentes, si on ne fait pas d'effort pour réduire notre "production" et si on veut garantir un bon niveau de service
Pour les seuls déchets ramassés au porte à porte, le Syndicat Intercommunal qui gère le service pour l’agglomération valentinoise, nous donne, pour l’année 2007, les chiffres suivant : Ordures ménagères 289,9 Kg par an et par habitant soit 33 081 tonnes - Verre 21,7 Kg par an et par habitant soit 2 474 tonnes - Plastiques 7,7 Kg par an et par habitant soit 849 tonnes - Papier carton 48,4 kg par an et par habitant soit 5 522 tonnes.
Une tonne d’ordures ménagères coûte 63,75 euros au ramassage, une tonne de papier/carton (poubelle bleue) 60,67 €, une tonne de plastiques/métaux (poubelle jaune) 294,23 € ; une tonne de verre 39,64 €. Le tout étant entendu hors taxe !
Je vous laisse le plaisir de faire les multiplications.
Ajoutons à cela 1 510 451 euros pour la gestion des six déchetteries de l’agglomération qui récupèrent les déchets encombrants et les végétaux, on dépasse, pour l'agglomération les 5 000 000 d’euros par an pour la seule collecte. Il faut encore trier, valoriser, éliminer, mettre en décharge….. !
A Valence, les besoins en matière d'accueil de la petite enfance sont extrèmement importants. Les services municipaux enregistrent à ce jour 185 demandes pour 60 places attribuables ! Aucune place de crèche n'a été crée au cours du mandat précédent.
Régulièrement, depuis quatre ou cinq ans, a chaque projet de budget, on a annoncé la création, dans l'année, de 40 places dans une structure nouvelle en centre ville. Pour 2007, il était prévu d'y consacrer 630 000 euros. Pas un centime n'a été dépensé. Le choix de créer ce nouvel équipement dans le cadre d'une opération immobilière privée en rend en effet l'exécution extrèmement alléatoire.
Si le permis de construire a bien été accordé pour l'immeuble dans lequel le centre multi-accueil devrait prendre place, le promoteur-investisseur porteur de l'opération a déjà changé plusieurs fois et on est en droit de s'interroger sur la capacité du dernier en date de mener à bien la construction et la commercialisation d'appartements dont le prix d'achat tournera autour de 3 600 euros le m2. Soumettre la création d'un équipement petite enfance aux aléas d'une opération immobilière difficile représente un pari dont nous pensions qu'il n'était pas raisonnable de le faire. La municipalité sortante était d'ailleurs si peu certaine de la bonne fin de son projet qu'elle n'avait plus inscrit que 300 000 euros pour cette opération au budget 2008.
Reste que la nouvelle équipe se trouve face d'une difficulté : répondre à un besoin réel en gérant un dossier mal parti et difficile à réorienter. Bon courage aux collègues en charge du dossier !
Lors du conseil municipal, l'opposition m'a interrogé sur l'évolution du dossier de la chaufferie de Valence-le-haut.
On sait que plusieurs sujets de contentieux existent entre la société Omnitherm qui gère cet équipement en délégation service public et les usagers. La ville, en tant qu'autorité délégante, mais aussi en tant qu'usager (plusieurs équipements municipaux sont chauffées par la station), est partie prenante dans ces contentieux. J'avais eu l'occasion, à plusieurs reprises, d'intervenir sur cette question lors du mandat précédent.
Dès notre arrivée à la mairie, avec les services municipaux, nous avons pris à bras le corps cette question, dans le souci de régler au plus vite ces différents - qui portent en particulier sur des facturations excessives - afin de pouvoir examiner efficacement la question de fond qui est celle de l'évolution de cet équipement. En effet, l'énergie primaire utilisée est le gaz, ce qui, compte tenu de l'évolution du prix de cette énergie fossile pose de sérieux problèmes en matière de coût de la chaleur livrée. Notre engagement électoral étant de faire tout ce qui est en notre pouvoir au service de l'amélioration du pouvoir d'achat des valentinois, il est évident que nous avons hâte d'examiner toutes les dispositions qui nous permettront de limiter la hausse du prix du chauffage, voire de le faire baisser.
Plusieurs réunions de travail avec le délégataire, l'agence de contrôle de gestion, les associations d'usagers nous ont permis de dégager des perspectives de solutions. Un premier pas a été fait avec le vote d'une délibération autorisant l'installation sur le réseau de chauffage d'équipements solaires pour la production d'eau chaude sanitaire.
Une réflexion sur l'opportunité d'un retour de cet équipement en gestion municipale directe sera engagé.
