Le débat du conseil municipal du 31 mars sur la question "Reynolds" a été très clair. Les deux positions en présence ont été précisément énoncées.
D'une part, celle de l'ancienne majorité qui, au prétexte de contrôler le dossier : maîtrise du foncier, droit de sélection sur les entreprises à implanter... prend le risque de retarder de plusieurs mois, voire plusieurs années, la création effective du premier emploi sur le site. Son choix engagerait par ailleurs une opération financière délicate : emprunt - et gel dans l'attente des décisions de justice - de trois milions d'euros pour financer l'achat, suivi de la nécessité d'investir sensiblement la même somme dans des travaux destinés à mettre le site à disposition des nouvelles implantations. Ce serait un nouveau poste de dépense mobilisant lourdement les finances municipales. Ce choix de l'achat du ténement par la ville aurait eu son sens s'il avait été fait dès l'annonce de la fermeture du site par son propriétaire actuel. Il est hors de propos dès lors qu'il vient trop tard, bloquant une opération engagée.
D'autre part, la position de la nouvelle équipe, visant à accompagner le processus initié dans le cadre de l'accord Etat/ Entreprise du 5 avril 2007 qui doit conduire, dans les semaines et les mois à venir, à réinstaller un nombre significatif d'emplois sur le site. La vigilance de la municipalité devra porter sur la transparence des opérations, et le respect des règles concernant les zones franches (notamment s'agissant des emplois.) Le sens de ce choix est la priorité donnée à la revitalisation rapide du site.
En votant le 16 mars, les électeurs avait dit leur choix. Ce choix a été exprimé la majorité du conseil.
Formulons l'espoir que les débats à venir au conseil municipal auront toujours la même clarté que celui d'hier soir.