Le 19 mars 1962, à midi, prend officiellement effet un cessez-le-feu qui met fin à huit ans de guerre en Algérie.
Le 8 avril 1962, un référendum en métropole ratifie la décision du gouvernement du général De Gaulle avec plus de 90% de Oui. Les Algériens, quant à eux, doivent se prononcer pour l'indépendance de leur pays le 1er juillet 1962 et la proclamation officielle de celle-ci est fixée au 3 juillet 1962.
De 1954 à 1962, la guerre non déclarée d'Algérie a mobilisé deux millions de jeunes Français. Elle a fait au total 25.000 tués chez les soldats français ainsi que 2.000 morts de la Légion étrangère, un millier de disparus et 1.300 soldats morts des suites de leurs blessures. Environ 270.000 musulmans algériens sont morts du fait de la guerre sur une population totale de dix millions d'habitants .8.000 villages ont été incendiés, un million d'hectares de forêts détruits et 2,1 millions de musulmans transférés dans des camps de regroupement. Selon les chiffres avancés par l'historien Charles-André Ageron 50.000 harkis, supplétifs algériens de l’armée française, ont été massacrés dans les semaines qui ont suivis la proclamation du "cessez-le-feu". En quelques mois, entre la fin du printemps et septembre 1962, 900 000 Français et Européens durent quiter le pays dans une situation de chaos et un mouvement de désespoir.
Une méditation s’impose sur cet épisode de notre histoire nationale.
Il ne doit pas y avoir beaucoup de villes de plus de 20 000 habitants où une seule liste se présente aux suffrages des électeurs . On en connaît une seule : Saint-Pol-sur-Mer, dans le Nord, 23 200 habitants. Il y a sept ans, à Saint-Pol-sur-Mer, le maire avait été réélu en obtenant 74,08 % des voix dès le premier tour. Le même maire sortant et sa liste feront cette fois cavaliers seuls et sont assurés d'un troisième mandat avec 100 % des suffrages exprimés.
Si Saint-Pol est dans le top 10 des villes françaises les plus pauvres. Elle est aussi la " 10e ville la mieux gérée en France, selon "Challenges" en 2006 ". Elle a une dette proche de zéro. Le taux des impôts locaux est inchangé depuis 1995. La ville a récemment accueilli une zone franche qui a créé 200 emplois
La liste fédère, PS, PCF, MRC, PRG, Verts, Gaullistes ...
Le Maire en question est Christian HUTIN. Il est membre du MRC et député du Nord. Il siège exactement à l'opposé de Patrick Labaune (enfin....quand Labaune est à l'assemblée !)
Les élections des 9 et 16 mars prochains ne sont pas destinées à élire un maire, mais à désigner un conseil municipal selon les règles prévues au code électoral.
Lorsqu’il est en place, le conseil municipal élit le maire et les adjoints parmi ses membres, au scrutin secret et à la majorité absolue, au scrutin secret et à la majorité absolue. (Article L2122-4 du code général des collectivités territoriales.) Dans les communes de 3 500 habitants et plus, les adjoints sont élus au scrutin de liste à la majorité absolue, sans panachage ni vote préférentiel. Sur chacune des listes, l'écart entre le nombre des candidats de chaque sexe ne peut être supérieur à un. ( dispositions nouvelle -Article L2122-7-2 du CGTT)
Une fois élus, conformément au 1° de l'article 16 du code de procédure pénale, le maire et les adjoints ont la qualité d'officier de police judiciaire. (Article L2122-31 du CGTT) Ils sont également officiers d'état civil. (Article L2122-32 du CGTT)
Le maire est seul chargé de l'administration de la commune, mais il peut1, sous sa surveillance et sa responsabilité, déléguer par arrêté une partie de ses fonctions à un ou plusieurs de ses adjoints et, en l'absence ou en cas d'empêchement des adjoints ou dès lors que ceux-ci sont tous titulaires d'une délégation à des membres du conseil municipal. (Article L2122-18 du CGTT.) Le maire, et lui seul, accorde ou retire les délégations aux adjoints. Il peut donc parfaitement y avoir des adjoints sans délégation.
1Notez bien : il peut. Il n'est pas contraint de le faire. Un maire, une fois élu dispose d'un pouvoir personnel extrèmement important, d'où la nécessité de ne pas élire "n'importe qui" à ce poste.
Pour comprendre le mécanisme d'une des plaies de la politique .... et s'en préserver autant que faire ce peut, lisez : Pierre TAFANI, les clientèles politiques en France.
Dans la plupart des municipalités, ces pratiques se manifestent sous la forme des échanges qui ont lieu dans les permanences entre un élu et les citoyens lambda. Ils viennent lui demander un emploi, un logement, un permis de construire ou des exemptions diverses. Ces pratiques sont extrêmement courantes. J'habite sur la Côté d'Azur : parmi mes voisins immédiats, j'en connais cinq qui ont obtenu de ne pas être poursuivis pour des constructions illégales sur le littoral .... plus ça va, plus ce sont les puissants qui en bénéficient. Un homme ou une femme politique qui dispose d'un très fort réseau à plusieurs échelles – locales et nationales – pourra plus pour ses administrés. Plus ils sont importants, plus ils sont mobiles et mieux ils échappent également à l'opprobre et à la dénonciation de pratiques plus ou moins contestables. Ceux qui sont en place depuis longtemps ont également un avantage. La presse a eu beau être très virulente vis à vis d'un Tiberi ou d'un Balkany, ils sont toujours réélus. (Extraits d'une interview l'auteur relevé sur Marianne2)
Quelle dignité dans l'échange !
http://videos.leparisien.fr/video/iLyROoaftL1D.html
Ce qui choque, fondamentalement, dans cette séquence, ce n'est même pas la grossièreté et la vulgarité des propos, c'est qu'on puisse rencontrer une situation où le président insulté se prête à la vulgarité de l'échange. Je ne pense pas qu'un citoyen, même opposant virulent , se serait permis de lancer publiquement à De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterand ou Chirac un "me touches pas, tu me salis" et quelqu'un l'eut-il fait, je ne crois pas que ces présidents se seraient laissés aller à entrer dans le jeu de l'insulte réciproque.
Il est du devoir de celui qui l'occupe de protéger la dignité de la fonction.