A l'automne prochain, les grands électeurs vont désigner les trois sénateurs qui siégeront au Palais du Luxembourg pour représenter la Drôme à la Haute assemblée.
La parité homme/femme étant désormais un principe auquel tous les partis semblent s'être raliés, il est évident que les tickets présentés à cette élection seront des tickets mixtes.
Le Président du conseil général (un homme) ayant d'ores et déjà annoncé sa candidature, on se demande lequel des deux sénateurs PS sortants (deux hommes) laissera sa place à une candidate.
On attend l'information avec quelque impatience !
La gauche française est placée devant un grand défi. L’éloignement des couches populaires et l’absence de projet à la hauteur des défis du temps expliquent son échec aux trois dernières élections présidentielles. Le contexte est favorable à la fois pour élaborer ce projet et combler cet écart avec les couches populaires. Plus qu'une alternance fondée sur le rejet, la gauche doit préparer une alternative sérieuse et durable.
La gauche doit dépasser des clivages obsolètes. La création d’un grand parti rassemblant toutes les cultures de la gauche peut et doit être l'électrochoc qui permettra une nouvelle refondation comme la gauche a su le faire à Epinay et à toutes les étapes de son histoire.
* Ce parti doit être ouvert à toutes les sensibilités des plus radicales aux plus gestionnaires dès lors que la perspective gouvernementale est assumée....Ce parti doit être ouvert, démocratique, pluraliste. Son assiette naturelle est le monde du travail et de la création. Seule la réunion et le dialogue sans sectarisme de toutes les cultures de la gauche et de toutes les forces sociales pourra drainer des centaines de milliers de sympathisants et de militants syndicaux et associatifs qui ressentent le besoin d'un engagement politique nouveau, ailleurs que dans des organisations qui les ont déçus.
* Je propose que toutes les organisations et toutes les personnalités de gauche et de progrès qui le voudront réunissent dans les départements des Forums de l'unité. Ces forums pourraient déboucher sur des Assises de la gauche au printemps 2009. Ces Assises prépareraient un projet clair sur la base duquel s'opérerait un rassemblement qui, dans un premier temps, pourrait éventuellement prendre la forme d'une Fédération anticipant sur le grand parti à créer.
C'est dans ce cadre que pourrait intervenir au plus tard au printemps 2011 la désignation par tous les militants du candidat de la gauche à l'élection présidentielle de 2012. Ce candidat ne serait pas seul. Il serait porté par un projet collectif et par un élan qu'il nous appartient de faire lever dans le pays sans attendre.
Extraits de l'Intervention de Jean-Pierre Chevènement lors du banquet républicain de Gauche Avenir, à Choisy le Roi, le 5 mai 2008. L'intégralité sur le site de JPC http://www.chevenement.fr/
Jusqu’à ces derniers jours, à la différence de tous ses collègues, le député de la 1ère circonscription de la Drôme n’avait pas de permanence connue où lui-même ou ses assistants parlementaires pouvaient recevoir les citoyens. C’est, à l’office HLM qu’on pouvait le rencontrer . C’est à la maire de Valence que sa suppléante accueillait les visiteurs.
Désormais, il tiendra permanence dans les locaux de l’UMP.
On avait bien des doutes sur l’appartenance du député, candidat sans étiquette à la mairie de Valence, ami de Nicolas Dupont-Aignan qui, lui, a quitté le parti présidentiel. Le choix qu’il fait de ses nouveaux locaux a le mérite de clarifier les choses. Patrick Labaune n’est pas " sans étiquette ". Il est bien député UMP et s’affirme comme tel puisqu’il recevra les citoyens dans les locaux de ce parti politique et non dans une permanance plus " neutre " politiquement. La fiction de son "indépendance" prend fin !
Pour un économiste, le pouvoir d’achat c’est la quantité de biens et de services qu’un ménage peut acheter avec ses revenus.Pour le ménage en question, son pouvoir d’achat, c’est ce qui lui reste lorsqu’il a honoré toute les dépenses incompressibles : logement, énergie, assurance, transports etc….
Or on sait que la part des deux postes logement et transport dans la consommation des ménages a considérablement
augmenté et mobilise une part croissante des revenus. Il y a trente ans, le logement et son équipement consommait 20 % des revenus moyens, aujourd'hui c'est plus de 30%. Les transports mobilisaient 10,5 % des revenus. Ils en prennent 15 % aujourd'hui. Le sentiment qu’il y a moins à consacrer à l’alimentation et à l’habillement, les deux autres postes " incontournables " d’un budget familial est donc fondée. On comprend que les français n'aient pas le moral. L'indicateur INSEE du moral des ménages plonge à - 34 en Janvier 2008 alors qu'il était à - 13 en juillet 2007.
Contribuer à l'action pour l’amélioration du pouvoir d’achat des plus modestes est une obligation morale. C'était un des axes de notre campagne électorale. Cela devra être un des axes de notre action municipale.
Source des chiffres cités : Revue mensuelle du Groupe "Caisse d'épargne" mars 2008.
Quand est-ce que le M.R.C rejoint le P.S ? (comprendre : quand est-ce que tu prends ta carte au P.S), me demandent certains de mes amis adhérents à ce parti. (Et j'en ai de très sincères)
Au risque de les décevoir, cette hypothèse n’est à l’ordre du jour ni au plan national ni au plan local.
Le Mouvement Républicain et Citoyen a de solides divergences de fond avec le PS. Sur la place du social-libéralisme, par exemple, ou sur les conditions de la construction européenne. Pour autant, nous sommes un parti responsable. Lorsque, dans une élection, nous estimons ne pas être en mesure de défendre efficacement notre point de vue (à la différence des élections présidentielles de 2002 par exemple), nous savons faire le choix entre nos partenaires et nos adversaires. Ainsi, sur la base d’un accord politique, nous avons soutenu la candidate du PS à la présidentielle, puis aux législatives. Cela dit, ces soutiens ne doivent pas être interprêtés comme les prémices d'une disparition. Rassemblement et union ne signifient pas ralliement ou assimilation. Nous gardons totalement notre identité et nos convictions.
Illustration. Au plan local, lors du premier tour des municipales, nous avons participé à la démonstration qu’il existait, en dehors du PS, une gauche reconnue par les électeurs : 24 % à Montélimar, 20 % à Valence. Au deuxième tour, nous avons assumé nos responsabilités en participant au rassemblement de toute la gauche. Cette union, souhaitée par les électeurs, et victorieuse à Valence, ne dissout pas notre identité du premier tour et ne substitue pas le programme du PS au nôtre. Nous entrons dans l’union avec nos propositions. Nous serons des partenaires loyaux dans tous nos engagements majoritaires, mais " loyaux " ne signifie pas alignés, soumis ou complaisants.
Au plan national, le MRC appelle à la rénovation républicaine de la gauche, pas à la fusion de toute la gauche dans le PS. En juin, il tiendra congrès pour parler d’avenir. J’y serai.
