Il était de bon ton, dans la majorité ancienne, de dénoncer l’absence de soutien du département de la Drôme aux activités de la ville de Valence. Le compte administratif 2007, permet de remettre les choses à leur juste place.
Au chapitre des investissements , on trouve 1 565 277,00 euros de subventions départementales pour 390 000 euros de subventions régionales et 238.934,50 euros de subventions de l’Etat.
Pour le fonctionnement, outre la Dotation globale forfaitaire (23.000.895,00 euros) et les compensations au titre de la Taxe professionnelle, l’Etat a donné 784.467,33 euros, la Région 302.853,20 et le département 520.755,65.
On ne peut pas sérieusement parler de défaillance de la part de l’assemblée départementale.
Le compte administratif annuel (description détaillée de l'exécution du budget) révèle toujours des curiosités. Je vous en propose une que vous qualifirez d'amusante ou d'inquiétante selon votre humeur.
Il s'agit de l'évolution de ce que les amendes rapportent à la ville. Ces amendes sont payées à l'Etat qui en reverse une partie (j'avoue ne pas connaître la proportion exacte) à la commune. Ce reversement constitue une recette en investissement. Les amendes ont donc rapportées en 2004 : 582 410 euros ; en 2005 : 658 082 euros ; en 2006 : 1 108 463 euros. Pour 2007, le budget primitif "espérait" 630 000 euros. Le "rendement" a été de 63% supérieur à ce qui était attendu : 1 025 236 euros.
Difficile de prétendre, comme l'a souvent fait la majorité battue en Mars, que la politique de verbalisation n'était pas impulsée de façon dynamique !
La fourrière a, pour sa part, rapportée 89.938 € en 2007. On en attednait 100.000. Ca, c'est pour le fonctionnement !
L’opposition municipale compte théoriquement douze membres.
Le texte de la dite opposition, publié dans la dernière livraison de " Infos-boulevards ", ne comporte que 11 signatures. Où est passé la douzième ?
On s’inquiète de cette disparition, d’autant plus qu’il s’agit de l’ancien adjoint chargé des finances, lequel devrait, lors du prochain conseil municipal, défendre le compte financier 2007, le dernier qui relève de sa responsabilité.
Absent à la dernière réunion de la commission des finances, non signataire du texte de l’opposition…
On attend avec curiosité – et intérêt – la séance du conseil municipal du 9 juin ! Siègera-t-il ? Parlera-t-il ?
On ne le répétera jamais assez. La laïcité ne se réduit pas à une forme juridique régulant les rapports des Eglises et de l'Etat sur le mode de la séparation. La "Séparation " est une conséquence de la laïcité, ce n'est pas sa définition. Affirmer, comme le dit notre Constitution, que la France est une République laïque ce n'est pas simplement affirmer le caractère séculier de ses institutions, c'est dire quelque chose sur leur fonctionnement et leurs valeurs de référence.
Qu'il s'agisse des rapports de l'homme à ses semblables, de son rôle dans la définition de la morale et des valeurs, de sa responsabilité face aux questions que pose l'évolution des sciences et des echniques, de sa vocation à la constrution d'une culture universelle, la laïcité est un outil pour analyser, comprendre et élaborer des réponses en prenant appui sur les seules ressources de la raison. Elle vise à exclure tout facteur de dépendance ou de mise en tutelle de la pensée et à assurer l'émancipation de la personne humaine sur les plans intellectuel, éthique, et social.
Parce que beaucoup de nos "dirigeants" oublient - ou ignorent - ce que veut dire "laïcité", il faut que les citoyens s'emparent de la défense de la République laïque oujourd'hui menacée dans son identité.
Lire aussi 07.199 (décembre 07) et 08.03 (Janvier 08)
Le contrat unique d'insertion, proposé par M. Hirsch est destiné à simplifier le dispositif des "contrats aidés" qui "au final, gouvernés par la quantité plus que la qualité, servent d'ajustement conjoncturel aux politiques de lutte contre le chômage" déclare le document final du " Grenelle de l’insertion " (Dont la presse a très peu parlé). Le 27 mai, dernier jour de la concertation entre employeurs, collectivités locales, partenaires sociaux et associations, autour de l'emploi et de l'exclusion, le 1er ministre a déclaré : "Le contrat unique [d'insertion] est sur l'établi !" et il a ajouté qu’il fallait "consolider" le financement de la politique d'insertion tout en insistant sur "l'utilisation correcte des moyens actuels". En clair : pas de crédits particuliers pour cette opération " contrat unique " !
Par ailleurs, le Ht Commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté a dû renoncer à la création d’un " tiers secteur " qui aurait permis de faire travailler les exclus à l’abri de la concurrence en réservant certains chantiers aux entreprises d’insertion.
Cette politique gouvernementale - extrêmement frileuse en matière de soutien à l’insertion sociale par le travail - fait obligation à ceux qui veulent réellement agir pour l’emploi dans ce secteur des publics en difficulté d’utiliser tous les moyens à leur disposition. Utiliser de manière volontariste les clauses du code des marchés publics pour permettre le retour à l’emploi de ceux qui en sont exclus est un devoir de solidarité nationale.
(Voir ci dessous article 08.121)