A six jours du scrutin, des sympathisants s’interrogent encore sur la volonté – et la capacité - des deux listes de gauche à s’unir pour le second tour afin de battre l’UMP.
Pour ce qui concerne la liste " Valence, une énergie à renouveler ", les choses sont claires.
Nous n’avons pas pu faire liste commune avec le PS au premier tour à cause d’une divergence profonde sur la stratégie à mettre en œuvre pour gagner : rassembler d’abord toute la gauche puis ouvrir ensuite à de nouveaux partenaires (notre point de vue) ou bien tenter d’ouvrir au centre, voire à la droite, en laissant au bord de la route certaines sensibilités de gauche (le choix du PS.)
Dimanche les électeurs vont trancher.
Ils peuvent choisir de reconduire la majorité actuelle. (Si, dans le contexte politique que l’on connaît, la droite reste majoritaireà Valence, on peut penser qu’elle l’aurait été même face à une seule liste de gauche).
Ils peuvent choisir de donner une majorité à la gauche. Dans ce cas, aucun des deux partenaires ne prendra la responsabilité de gaspiller un chance unique de changer les choses à l’issue du deuxième tour, d’autant que les programmes des uns et des autres ne sont pas divergents sur le fond. La liste de gauche placée en tête fournira l’ossature de la liste d’union pour ce second tour et l’autre apportera son audience et ses compétences. L’intelligence de chacun permettra de construire l’union sur les bases d’une appréciation collective de ce que sera la plus grand efficacité électorale pour le dimanche 16 mars.
Les divergences qui opposent les deux listes de gauche sont réelles. Ils serait hypocrite et sôt de le nier. Mais elles ne sont pas telles, sur le fond, qu’elles puissent conduire à laisser la mairie à la droite alors que la somme des résultats des deux listes dépasserait 50 % au premier tour ! Notre conviction que Valence et les Valentinois ont besoin d'un changement et notre sens des responsabilités nous interdisent une autre perspective que l'union au second tour. Nous sommes persuadés qu'il en va de même chez nos partenaires.
Le courrier personnalisé dont il est question à l’article 08.53, courrier adressé sous pli à certains électeurs, ne tombe sans doute pas sous le coup de la loi. Ce n’est pas le cas de la publicité en 4x3 qu’on a vue fleurir sur les panneaux Decaux.
L’article L.52.1 du code électoral prévoit qu’ " à compter du premier jour du sixième mois précédent le mois au cours duquel il doit être procédé à des élections générales, aucune campagne de promotion publicitaire des réalisations ou de la gestion d’une collectivité ne peut être organisée sur le territoire des collectivités intéressées par le scrutin. "
L’équipe Labaune/Balsan s’est manifestement mise hors la loi.
Constat a été dressé de cette entorse au règlement.
A suivre.
La liste " Valence qui gagne"1 avec Patrick Labaune et Léna Balsan, s’est lancée dans une vaste opération de désinformation. Ciblant les personnes âgées de plus de 70 ans (apparemment) les deux maires sortants leur annoncent par courrier personnalisé : Il n’y aura qu’un seul tour pour les prochaines élections muncipales…. Vous ne voterez donc que le dimanche 9 mars.
Patrick Labaune et Léna Balsan ont le droit d’espérer qu’ils rassembleront plus de 50 % d’électeurs au premier tour. Ils n’ont pas le droit de faire croire que les choses seront ainsi et de tenter d ‘abuser de la crédulité d’électeurs peut-être peu au fait des détails du processus électoral. L’élection est prévue sur deux tours et nous ferons tout pour qu’il y ait effectivement deux tours.
Une telle démarche, sans doute à la limite de la légalité, démontre le peu de scrupule dont font preuve les sortants alors même qu’ils prétendent à la gestion des affaires publiques. Elle révèle aussi, sans aucun doute, leur inquiétude face à l’évolution d’une campagne électorale dans laquelle le dynamisme et le renouveau ne sont pas de leur côté.
1 C'est ainsi qu'elle se nomme : il faut bien tenter de conjurer le sort.
La construction d’une intercommunalité rassemblant, autour de projets d’intérêt collectif, les communes du bassin valentinois est un des enjeux forts des prochaines municipales.
Nous sommes un certain nombre à nous préoccuper depuis longtemps de cette question et déjà à une époque où tous les élus, à gauche, ne semblaient pas encore très persuadés de l'intérêt de cette construction. A preuve, l’extrait d’un appel lancé, à notre initiative, par quelques élus de Valence, Portes-les-Valence, Bourg-les-Valence et Guilherand-Granges, en novembre 2003.
Préoccupés par le retard pris dans la constitution d'une communauté d'agglomération du bassin valentinois, des conseillers municipaux de se sont rencontrés le 26 Novembre afin d'échanger les informations dont ils disposent et examiner les enjeux et les conséquences de ce retard…A l'issue d'une discussion approfondie, et en n'ignorant rien des causes et des responsabilités diverses qui expliquent les difficultés actuelles dans la mise en place d'une intercommunalité dynamique, ils ont estimé urgent de s'adresser à l'ensemble des conseillers municipaux de l'agglomération. ils veulent en effet souligner l'importance qu'il y a, à leur yeux, à s'engager rapidement, et de manière constructive, dans la mise en place d'une communauté d'agglomération rassemblant dans un projet ambitieux l'ensemble des communes du bassin de vie valentinois…. Nous appelons donc tous les élus municipaux, quelles que soient leurs appartenances politiques et quel que soit leur niveau de responsabilité dans leur commune, à s'emparer du problème de la construction d'une communauté d'agglomération capable, par son extension et son mode d'organisation, de répondre à l'ampleur des défis qui nous sont lancés pour les années à venir. Cette question ne doit pas rester le domaine réservé de quelques élus seulement dans chaque commune.
Les signataires de cet appel : Geneviève MIALY, Gérard ESSON, Patrick LART, Jean PATOULLIARD, (Bourg-les- Valence). Michèle BOUVIER, Catherine ROLIN, Damien GENTHIAL, Jacques PEREZ, (Guilherand-Granges). Micheline ASTIER, Michel QUENIN, Gérard LAURENT-BOURGE (Portes-les-Valence).Denise COMBEROURE, Danielle PERSICO, Dominique ALLAIN, Jacques SEGUELA, Jean Michel BOCHATON, Gérard BOUCHET, (Valence)
Sous la rubrique : Par quoi commenceront-ils s’ils sont élus ? le Dauphiné Libéré vient de présenter les orientations immédiates des trois listes qui concourrent pour les municipales à Valence. La légende de la principale photo illustrant chacun des trois articles présente ce que le journaliste a ressenti comme central dans les trois programmes. Elle permet, d’un coup d’œil, de saisir ce qui fait la différence entre ces trois listes.
1 - Patrick Labaune. Récent converti aux questions environnementales, il annonce la création d’une centrale photovoltaïque au sud de la ville. Son objectif affiché n’est pas, comme on pourrait le croire, de lutter contre le réchauffement climatique en fournissant de l’énergie non fossile aux immeubles et équipements voisins du site de cette future centrale, mais de revendre de l’électricité à EDF. Il s’agit pour lui de faire de l’argent ! (Samedi 23.02)
2 – Alain Maurice. Récupérer les berges du Rhône en encaissant les voies de l’autoroute A7 constitue l’un des aspects essentiels du projet urbain du candidat PS. (jeudi 21.02)
3- Michèle Rivasi. Après s’être occupé deValence, il faut s’occuper des Valentinois. (Mercredi 20.02)
Trois priorités, trois approches de la vie publique : faire de l’argent, façonner la ville, accompagner les Valentinois dans leur quotidien. Le 9 mars, les électeurs ont le choix.
