Assumant la continuité de gestion de la ville, nos amis de la majorité ont validé le compte administratif 2007 qui traduit l’exécution du budget de cette année là par l’ancienne municipalité. Les quatre conseillers, aujourd’hui majoritaires, qui siégeaint auparavant dans l’opposition ne les ont pas suivi dans ce vote. Ils se sont abstenus.
Pendant les sept ans de ce mandat, nous avons dénoncé une politique et une manière de gérer la ville qui relevait de la technique du trompe l’œil. La majorité énonçait des priorités budgétaires, faisait voter des budgets qui ne les traduisaient que très imparfaitement et exécutait pour finir un autre programme, mettant l’essentiel des ressources communes au service exclusif de son " chantier du siècle " : la rénovation des boulevards.
L’exercice 2007 est, hélas, exemplaire de cette technique : 10 466 d’euros de crédits de fonctionnement annoncés ont été annulés en cours d’année ; 14 433 463 d’euros d’investissement " programmés " sont passés à la trappe. Sur 80 402 708 € d’investissement votés, 48 656 639 seulement ont été réalisés. La crèche en centre ville, programmée pour la cinquième année consécutive, n’a toujours pas vu le jour. 80% des sommes prévues pour des aménagements pour handicaps ne sont jamais sortis des tiroirs. Le renouvellement du matériel de restauration scolaire ne s'est pas fait, pas plus que la mise en sécurité de la MAPA. La masse salariale a été amputée de près de 5 millions alors que l’emploi précaire, le temps partiel non choisi et les retards de promotion et de carrière sont les traits caractéristiques de la politique de gestion du personnel. Le patrimoine municipal a été laissé en piteux état : piscine fermée pour raison de sécurité, toit d’école qui s’écroule….
Dans de telles conditions, approuver le compte administratif, fusse au nom de la continuité de gestion et de l’inévitable acceptation de l’héritage que nos prédécesseurs ont laissé, constituait pour nous une sorte de désaveu de nos propos et de nos engagements passés. Il nous était impossible d’approuver l’aggravation, au niveau de l’exécution, des défauts d’un projet dont nous avions dénoncé les graves insuffisances. Notre abstention est donc un compromis entre notre refus de fond de la politique budgétaire de nos prédécesseurs et le constat de situation auquel nous sommes contraints.
Il reste que l’exercice budgétaire 2008 et l’établissement du budget 2009 seront lourdement marqués par les résultats financiers constatés hier soir.
Cette séance du conseil marque un tournant dans la vie municipale : Avec l'examen du compte financier de l'exercice budgétaire 2007 (le dernier de la précédente majorité. Je reviendrai sur ce sujet demain en expliquant mon abstention), elle tourne l'essentiel de la page de la gestion des municipalités Labaune/Balsan. Au-delà des questions de gestion courante, les premières propositions qui s'inscrivent dans la politique nouvelle que nous voulons engager ont été votées : relance du projet de rénovation urbaine sur les quartiers de Valence-le-haut, création d'un nouvel équipement sportif et de loisir, mise en place d'un médiateur municipal, création d'un arrêt-minute gratuit dans certain secteur, etc... Certes, la situation financière de la ville - moins brillante que ce que les discours donnaient à croire - et les opérations lourdes déjà engagées qu'il nous faudra poursuivre et achever péseront lourdement sur nos marges de manoeuvre mais des perspectives s'ouvrent qui permettent de commencer à travailler sur la mise en oeuvre de notre programme.
Restera à en prioriser et programmer les mesures phares. C'est une tâche à laquelle nous allons nous attaquer dès mercedi en commençant par une journée de travail de toute l'équipe municipale.
Le conseil municipal de lundi se tiendra à une heure inhabituelle : 20 h 30. C'est la première fois, depuis que je suis conseiller (2001), que je siègerai en "nocturne".
Motif de ce changement ? La France dispute son premier match de coupe d'Europe de Football à 18 h.
Pour la finale on aurait sans doute carrément reporté le conseil, pour réserver la possibilité, en cas de victoire, de faire la fête.
Allez : Ils (nous) vont (allons) gagner !
Ma note du 9 avril intitulée " Big Brother à l’école " avait pour but d’alerter sur les dangers présentés par le fichier national " Base-élèves ". Ce fichier, déclaré à la CNIL en 2004, présenté comme une aide à la gestion des effectifs scolaires, contenait à l’origine : l'identifiant national de l'élève" (INE), son état civil, son adresse de résidence , la date de son entrée en France pour les enfants étrangers ; sa langue d’origine ; l'état civil de ses responsables légaux : nom, prénom et adresse ; ses " besoins éducatifs particuliers " ; son cursus scolaire, les compétences acquises, etc ….
La ligue des droits de l’homme, des associations de parents, des enseignants … se sont émus de la généralisation de ce fichier national comprenant en particulier des données ethniques, consultable au niveau national, et dont la nécessité pour une gestion locale efficace des inscriptions et de la scolarité des élèves n’était rien moins qu’évidente. Des moyens efficaces de gestion existent déjà. Sous la pression, le ministère a retiré certains items concernant la nationalité, la date d’entrée sur le territoire, la langue d’origine…
Cela dit, le principe même de ce fichier, intégré à la loi de prévention de la déliquance, pose de réels problèmes au regard des usages qui peuvent en être fait.
Beaucoup de municipalités ont émis des vœux pour un retrait de " Base élèves ". La municipalité de Valence paraît aujourd’hui frileuse pour adopter une telle délibération, pourtant proposée par plusieurs conseillers. Son examen est reporté au conseil municipal de juillet. Dommage et, d’un certain point de vue, préoccupant !
Il y a deux catégories de parkings payants à Valence : Les parkings gérés par QPark (en général les parkings en ouvrage) et les parkings gérés directement par la ville.
Au regard de celui des amendes que j'évoquais avant-hier, le produit des parkings gérés par la ville est extrêmement modeste : 38 667,41 euros pour l'année 2007. Une "misère" au regard des résultats des parkings en ouvrage dont nous reparlons d'ici quelques jours quand les négociations engagées avec le délégataire de service public pour régler certains contentieux, pendants depuis des années, auront abouti à un accord. Ce qui sera probablement fait avant le conseil municipal prévu en juillet.
A cet égard, la proposition qui sera soumise au conseil municipal d'instaurer, dans certains secteurs, une possibilité d'arrêt bref, gratuit, de 15 minutes afin de faciliter les courses brèves ou le chargement/déchargement des voitures, constitue une facilité de vie et de travail qui ne constituera pas, pour l'équilibre des finances municipales, une grande menace. C'est une mesure qui peut permettre de faciliter l'accès des commerces en centre ville et qui est un élèment anticipateur d'une refonte globale du Plan de déplacement urbains que nous souhaitons engager.