Quelle que soit la volonté des nouveaux élus d’être très rapidement opérationnels et de répondre, au plus tôt, aux sollicitations dont ils sont l’objet, une équipe municipale ne se démarre pas comme une formule 1. Prendre la mesure du travail à accomplir, entrer dans les différents dossiers et maîtriser les rouages de l'administration communale exige inévitablement du temps.
Lors du premier conseil, il a fallu élire les représentants de la ville dans 59 écoles, 14 lycées et collèges et 56 organismes divers : office, syndicat, comité, commission, agence, condseil, conférence … aux sigles aussi explicatifs que : SISAV, SEGEPE, SIARP, SEDIVE, SIABB, CCSPL, CLI … Il reste à peu près autant de désignations à faire directement par le maire. Pour beaucoup d’élus, il y avait donc beaucoup à découvrir ! Un petit mois pour mettre tout cela en place : ce n’est pas spectaculaire, mais il n’a pas fallu chômer, d’autant qu’à l’exception des retraités, la plupart des élus ont une activité professionnelle qu’ils ne peuvent pas abandonner, même partiellement, avant un certain délai !
Pour un économiste, le pouvoir d’achat c’est la quantité de biens et de services qu’un ménage peut acheter avec ses revenus.Pour le ménage en question, son pouvoir d’achat, c’est ce qui lui reste lorsqu’il a honoré toute les dépenses incompressibles : logement, énergie, assurance, transports etc….
Or on sait que la part des deux postes logement et transport dans la consommation des ménages a considérablement
augmenté et mobilise une part croissante des revenus. Il y a trente ans, le logement et son équipement consommait 20 % des revenus moyens, aujourd'hui c'est plus de 30%. Les transports mobilisaient 10,5 % des revenus. Ils en prennent 15 % aujourd'hui. Le sentiment qu’il y a moins à consacrer à l’alimentation et à l’habillement, les deux autres postes " incontournables " d’un budget familial est donc fondée. On comprend que les français n'aient pas le moral. L'indicateur INSEE du moral des ménages plonge à - 34 en Janvier 2008 alors qu'il était à - 13 en juillet 2007.
Contribuer à l'action pour l’amélioration du pouvoir d’achat des plus modestes est une obligation morale. C'était un des axes de notre campagne électorale. Cela devra être un des axes de notre action municipale.
Source des chiffres cités : Revue mensuelle du Groupe "Caisse d'épargne" mars 2008.
Défendre les libertés, et notamment la liberté d’expression, en Chine et au Tibet est un engagement dont la légitimité ne se discute pas.
Pour autant, je m’interroge sur le sens qu’il faut accorder aux manifestations qui entourent le parcours de la flamme olympique et aux appels au boycott de la cérémonie d’ouverture des J.O, voire des Jeux eux-mêmes. A-t-on vu pareille mobilisation lors de l’attribution des Jeux à Pékin ? S’est-on pareillement indigné lors de l’annonce des transferts de technologie à la Chine à l’occasion de la vente de TGV ou d’avions ? A-t-on condamné le fait que la police française – et notamment le GIGN - entraîne la police chinoise ? A-t-on interpellé le Président de la République pour la mollesse de ses interventions sur les droits de l’ homme lors de son voyage en Chine ? A-t-on, avec la même vigueur, demandé des comptes à Ségolène Royal pour son éloge de la rapidité de la justice en Chine ? Pourquoi concentrer sur les Jeux Olympiques une protestation qui réclame de la durée et de la permanence, alors même que le Dalaï-lama, pourtant directement concerné, ne réclame pas ce boycott et reconnaît une légitimité à l’organisation des Jeux par Pékin ? S’agit-il vraiment, dans cette affaire, de défendre le Tibet ou plutôt d’attaquer la Chine sans distinguer le peuple chinois de ses dirigeants ?
Dans l’Antiquité, les jeux Olympiques étaient l’occasion d’une trève (κεχειρία [ekekheiría]). Elle était proclamée par des hérauts qui parcouraient toute la Grèce, dans le but d'assurer la sécurité des athlètes et des visiteurs qui se rendaient à Olympie. En 384 avant J.C, Phrynon fut attaqué par des troupes macédoniennes alors qu'il se rendait aux Jeux. Alerté, Philippe lui rendit tout ce que ses soldats lui ont dérobé ainsi qu'une compensation, et lui demanda d'excuser ses troupes qui, selon lui, ignoraient qu'il s'agissait du mois sacré.
C’est sans doute naïveté, mais ne pourrait-on pas, sans illusion, conserver à cet événement sa valeur symbolique de moment de Paix Universelle en continuant, par ailleurs, de lutter pour la Liberté ?
La mise en place d’un fichier centralisé appelé " Base élèves " se généralise sur l’ensemble du pays.
Jusqu’à présent, les renseignements sur les élèves restaient dans l’école. Toutes les données communiquées à l’extérieur de l’école pour les statistiques étaient anonymes. Enfin, toutes les aides apportées par le personnel spécialisé étaient strictement confidentielles et non consignées par écrit. Il n’y avait aucune centralisation. Les dossiers scolaires étaient remis aux familles.
Les services sociaux, municipaux ou autres, traitent des difficultés rencontrées par les familles et prennent les mesures non scolaires qui sont adaptées, de manière tout à fait confidentielle et uniquement avec les personnes concernées
Avec " base élèves ", les mairies et les directeurs d’école disposent désormais d'un fichier commun dans lequel sont indiqués, pour chaque élève ses noms, prénoms, adresse des parents et des mentions concernant : absentéisme, cursus scolaire, redoublements, aides par le personnel spécialisé, évaluations, activités périscolaires, etc. Un numéro identifiant national est attribué à chaque enfant. Le fichier est centralisé à Orléans.
La " Loi de prévention de la délinquance " du 5 mars 2007 a inscrit le " secret professionnel partagé " entre les acteurs sociaux, les professionnels de la santé, les enseignants, les professionnels de la police, les magistrats et le maire de la commune (lui-même au centre du dispositif).
L’accès à des données nominatives, par plusieurs instances consultatives, annule toute garantie de confidentialité.
Un collectif demandant la suppression du fichier "Base élèves" s'est constitué à Valence. Contact : crbe26@yahoo.fr
Valence Major, Établissement Public de Coopération Intercommunale de l'agglomération valentinoise, rassemble sept communes de l’agglomération : Valence, Bourg-les–Valence, St Marcel-les-Valence, Portes les Valence, Guilherand-Granges, Cornas et St Péray. Ce syndicat gère un certain nombre de services communs : collecte et traitement des déchets, déplacements urbains. Il intervient aussi dans le développement du territoire qu'il s'agisse de développement économique, de politique de la ville et d'habitat ou d'infrastructures. (1) Le basculement à gauche de Valence et de Portes-les-Valence modifie la donne politique à l’intérieur de cet établissement. Une nouvelle approche des problèmes communautaires va se faire jour. Jeudi prochain se tient la première réunion du Comité Syndical " nouvelle manière ". Un président et des vice-présidents doivent être désignés. Les premières interventions permettront, sans aucun doute, de dégager les axes de la nouvelle politique que, pour notre par,t nous souhaitons voir mise en œuvre, en particulier dans ces domaines majeurs que sont l’habitat et les transports. (1) Valence Major est le nom d'usage du Syndicat Intercommunal des Services de l'Agglomération Valentinoise.