
L’ère Labaune est en voie d’achèvement.
Aux municipales, la gauche devance la doite de 1 500 voix.
Dans le canton de Valence3, Pierre–Jean Veyret recueille 46,7 % contre 37,95 % à la candidate de Patrick Labaune Sur Valence 1, canton découpé pour être, théoriquement, impossible à conquérir par la gauche, Michèle Rivasi n’est que 23 voix derrière le sortant, par ailleurs 1er adjoint de la municipalité. Les deux cantons sont gagnables et les clés de la mairie devraient tomber des mains du député même si on peut penser qu’il utilisera toutes les ressources possibles pour tenter de les garder.
Ce désaveu n’est pas seulement celui d’un homme et de ses pratiques personnelles : élection/démission , clientélisme, ….C’est aussi celui d’une politique conduite par une équipe qui s’est mise au service de cet homme et a choisi d’oublier que Valence était faite d’une population diverse, confrontée, pour le plus grand nombre, à des difficultés de vie quotidienne (pouvoir d’achat, logement, travail…) que le devoir d’une équipe municipale est d’essayer d’atténuer, voire de résoudre.
Patrick Labaune a incarné cette politique : généreuse pour les uns, négligente pour les autres. S’il faut le remplacer à la mairie, ce n’est pas d'abord pour changer d’homme, c’est pour changer de politique.
Un coup d’arrêt a été porté à la gestion de la ville par la droite.
Les Valentinois ont désavoué la liste Labaune/Balsan. C’est un premier pas vers le changement dont Valence a besoin.
Il reste que, pour qu’il compte réellement, il faudra transformer l’essai dimanche prochain.
Le sortant est gravement touché. Il n’est pas encore à bas. La victoire est une déesse ailée qui s'envole souvent quand on croit la tenir !
Un succes est possible si la dynamique engagée par la gauche se prolonge dans une union claire qui permette aux électeurs des deux listes de gauche du 1er tour de rassembler leurs voix sur la liste commune.
Nous avons commencé le travail de composition de cette liste. Nous le poursuivrons dans la journée de lundi.
Demain, les Valentinois vont faire un choix essentiel pour l’avenir.
Soit ils laissent les clés de la mairie à Patrick Labaune. La politique conduite depuis treize ans se poursuivra. On continuera à s’occuper de la pierre, on vendra peut-être de l’électricité à EDF, on verra une " brigade équestre " se promener dans les parcs et jardins publics, le clientélisme sera baptisé démocratie, on nous fera rêver avec " Valence-plage " mais on attendra encore six ans le centre multi-accueil promis en centre ville depuis 2001, et les associations continuerons à voir leurs moyens se réduire au rythme de l’inflation.
Soit ils donnent une majorité aux deux listes de gauche qui, réunies pour un deuxième tour victorieux, ouvriront une nouvelle période pour la vie des valentinois.
Les valentinois ont le choix entre " un programme " de 19 engagements hétéroclites où voisinent un thè dansant pour le 3èm âge, un repas républicain en juin, un plan d’eau au quartier des Iles, la rénovation des facades et une démocratie réduite à des permanence du maire le mardi et un projet qu’ils conduiront ensemble avec une équipe de citoyens engagés : Mettre Valence au service de ses habitants.
Le choix vaut la peine d’être pesé raisonnablement.
Il difficile d’assurer une information équilibrée !
La presse locale, tant écrite que parlée, nous semble avoir globalement réussi ce pari en accordant, au cours de cette campagne électorale, une place sensiblement égale aux différents acteurs de la vie politique valentinoise.
Un regret cependant.
Le Dauphiné libéré rend compte, ce matin, du débat qui a eut lieu hier soir, sur les ondes de France Bleue, entre Pierre-Jean Veyret et A nnie-Paule Barthomeuf. Ce débat concernait, en principe, la cantonale de Valence IV. Pour autant, note la première page de l’édition de ce matin, en toile de fond, on a parlé de la conquête municipale de Valence. Cela était parfaitement prévisible, tant il est vrai que, pour les cantons urbains, il est difficile de séparer municipales et cantonales.
Ainsi donc, la parole a été donnée de fait aux représentantx de deux des trois listes en présence pour ces municipales : PJ Veyret, n° 3 de la liste d’Alain Maurice et A.P Barthomoeuf, n° 4 de la liste de Patrick Labaune. Les représentants de la troisième liste (par ordre de tirage au sort pour le numéro des panneaux électoraux) à été écarté d’un débat, dans lequel, à propos de l’avenir de Valence et de son agglomération, elle avait pourtant des choses originales à avancer.
C’est d’autant plus regrettable que la tête de liste de cette troisième équipe est, elle aussi, candidate dans l’autre canton urbain renouvelable.