La mise en lumière des boulevards prend forme.
Le mur bleuté de l’esplanade du champ de mars, sur l’avenue Gambetta, est sans conteste du plus bel effet. Cependant, alors que les citoyens sont invités à s’engager personnellement et à faire tous les petits gestes qui économiseront la facture énergétique de la france et contribueront à épargner la planète : utiliser des lampes basse consommation, éteindre consciencieusement les ampoules en sortant d’une pièce, etc… on se demande si le déploiement de lumière dont, aux seules fins d’esthétisme, on va inonder les boulevards, est une opération judicieuse.
Lors du débat d’orientation budgétaire, en novembre 2006, l’adjoint aux finances nous annonçait un bilan financier de la première tranche. Nous attendons ce bilan avec beaucoup d’intérêt et nous suggérons qu’il indique non seulement le coût des équipements qui ont été faits, mais qu'il précise aussi les coûts de fonctionnement et d’entretien de l’ensemble : entretien des végétaux, des dalles, des kiosques… ainsi que la quantité d’énergie qui sera dépensée annuellement pour assurer le décor lumineux nocturne de nos boulevards.
Nul doute que ces données soient très utiles pour….éclairer…le débat !
Mme le Maire de Valence a donné une intéressante interview au journal " Drôme-Hebdo " de cette semaine.
Plusieurs de ses propos méritent commentaires.
Puisque ce week-end se tiennent les journées de l’immobilier et que la question du logement est au cœur de l’actualité, je ne retiendrai que ces deux phrases :
On constate que la ville de Valence est devenue une ville attractive ….pour les promoteurs .
Pour les jeunes couple il n’y a plus de terrain à construire.
Deux phrases qui signent une politique !
Lors du conseil municipal du 29 janvier, l’adjoint(e) chargé(e) de la politique de la ville a présenté le nouveau cadre de cette politique : le Contrat Urbain de Cohésion Sociale : CUCS, nouveau sigle auquel il faudra s’habituer. Il s’agit d’une convention qui sera passée entre la Ville et l’Etat - prévoyant aussi des partenariats avec le département, la région et l’Europe - pour financer des opérations sur des quartiers reconnus comme en difficulté qu’il s’agit de réinsérer durablement dans la ville. Pour cela, on cherchera à traiter, avant tout, les facteurs à l'origine de l'exclusion urbaine et sociale dont souffrent ces quartiers.
A Valence sont concernés par ces opérations : le Plan ; Fontbarlettes, Polygone, Valensolles-Chaffit et la Chamberlière. Cinq domaines constitueront les têtes de chapitres du plan d’action : la réussite scolaire et l’égalité des chances ; l’accès à l’emploi et le développement économique des territoires ; la citoyenneté et la prévention de la délinquance ; l’accès à la santé et l’amélioration de l’habitat.
Dans son intervention sur ce sujet, Jacques SEGUELA a justement fait remarquer que les CUCS n’étaie
nt, à tout prendre, qu’un nouvel étiquetage des anciens contrats de ville qui n’avaient pas administré la preuve de leur complète efficacité. Le problème abordé est sans aucun doute un des problèmes majeurs de la vie d’une collectivité urbaine, mais sans doute faut-il aujourd’hui tenter autre chose pour " réinsérer les quartiers en difficulté dans la ville " que de reconduire, à l’identique, des dispositifs qui ont montré leur limite.
En la matière, le discours, fût-il généreux, ne peut tenir lieu de politique efficace. Des moyens, même accrus comme le réclame la mairie, au service d’une politique souvent mal conduite ne sont pas le gage d’un succès.