La gauche est en friche.
Le principal des partis qui la composaient fournit des directeurs aux institutions qui gèrent les capitalisme mondial (OMC, FMI) et des ministres à un gouvernement de droite. Le lien de confiance avec les citoyens est rompu.
Désormais, toutes celles et ceux pour qui les valeurs de la gauche républicaine gardent un sens et constituent encore une boussole, ne peuvent avoir qu’une priorité : reconstruire un parti qui, sans concessions, se fasse le porteur de ces valeurs et devienne l’outil fiable pour bâtir une société plus juste et plus humaine.
Les prochaines élections, municipales et cantonales, peuvent être un moment de cette reconstruction. Il faut pour cela que ceux qui veulent ce renouveau de la gauche s’unissent pour développer une pratique politique différente de celle qui est héritée des vieux partis à bout de souffle. Il faut, à l’occasion des débats qui vont marquer cette nouvelle période électorale, retrouver l’écoute et l’attention des électeurs. Cela passe par des débats clairs, sans langue-de-bois ni arrières pensées et par des équipes rassemblant, sans exclusive, autour de projets alternatifs à la politique de droite élaborés en commun dans une réflexion collective.
L’avenir nous impose de ne pas manquer ce rendez-vous !
Notre opposition, hier, au projet de Constitution pour l'Europe et aujourdh'ui au traité de Lisbonne n'est pas un refus de la construction européenne. C'est le refus de voir l'Europe se construire comme un instrument d'une mondialisation libérale généreuse pour les nantis et cruelle pour les plus faibles et les pauvres. A propos de l'avenir de l'Europe, Il y a un siècle déjà, Jean Jaurès et Ernest Renan ouvraient des perspectives qui n'ont pas été explorées mais qui méritent de l'être comme alternative à ce qu'on veut nous imposer aujorud'hui. Relisons textes dont voici deux brèves citations
Ernest Renan. (Qu’est ce qu’une Nation ?) : Les Nations ne sont pas quelque chose d’éternel. Elles ont commencé, elles finiront. La confédération européenne, probablement, les remplacera. Mais telle n’est pas la loi du siècle où nous vivons. A l’heure présente, l’existence des nations est bonne, nécessaire même. Leur existence est la garantie de la liberté, qui serait perdue si le monde n’avait qu’une loi et qu’un maître.
Jean Jaures (L’Armée nouvelle) : Il n’y a que trois manières d’échapper à la patrie, à la loi des patries. Ou bien il faut dissoudre chaque groupement historique en groupements minuscules, sans liens entre eux, sans ressouvenir et sans idée d’unité. Ce serait une réaction inepte et impossible, à laquelle d’ailleurs, aucun révolutionnaire n’a songé ; car, ceux-là mêmes qui veulent remplacer l’Etat centralisé par une fédération, ou des communes ou des groupes professionnels, transforment la patrie ; ils ne la suppriment pas,… Ou bien il faut réaliser l’unité humaine par la subordination de toutes les patries à une seule. Ce serait un césarisme monstrueux, un impérialisme effroyable et oppresseur dont le rêve même ne peut pas effleurer l’esprit moderne. Ce n’est donc que par la libre fédération de nations autonomes répudiant les entreprises de la force et se soumettant à des règles de droit, que peut être réalisée l’unité humaine. Mais alors ce n’est pas la suppression des patries, c’en est l’ennoblissement. Elles sont élevées à l’humanité sans rien perdre de leur indépendance, de leur originalité, de la liberté de leur génie.
La semaine dernière, Patrick Labaune a réuni ses amis pour leur présenter la liste qu’il a personnellement construite et qu’il parraine pour les municipales. La conduira-t-il en personne ? A ce jour personne n’en sait rien. Sans doute pas même lui-même, car le grand stratége de préfecture joue au billard à plusieurs bandes. Entre Conseil Général, Conseil Régonal, Assemblée Nationale et Mairie il ne sait pas encore où sont ses intérêts personnels. On est donc en plein paradoxe : on connaît la liste, mais on n’en connaît pas le chef de file. Bien du courage pour celui qui , éventuellement, servira de faux nez à notre député ! (A gauche, par contre, on connaît le chef mais on ne connaît pas encore la liste, ce qui montre, au moins, qu’il y a des discussions ninutieuses pour la construire ! Aboutiront-elles ?)
Sans révéler la composition de cette liste pour un éventuel troisième mandat (laissons ce privilège à l’auteur), on peut faire quelques commentaires sur ce qui a été présenté et qui n’est donc plus un secret.
Le renouvellement est faible. La plupart des adjoints actuels retrouvent leur fonction ou, par un jeu de chaises musicales, une fonction proche de celle qu’ils occupent aujourd’hui.
Malgré d’intenses recherches, la tentative d’ouvrir à gauche se solde par un échec. Les femmes et hommes de gauche contactés ont montré plus de cohérence dans leurs convictions que certaines personnalités nationales qui sont allées – ou vont aller – à la soupe.
L’adjointe aux grands projets urbains n’est pas reconduite dans ses fonctions, malgré la qualité de son travail que tous les acteurs de l’opération des boulevards sont unanimes à reconnaître quelle que soit par ailleurs leur position sur le fond du dossier. Une des qualités principales d’un homme politique conséquent est de savoir choisir de bons collaborateurs, leur permettre d’exprimer leur talent, les valoriser et les garder. Le député de Valence, par l’ éviction de celle qui était en passe de conduire à bonne fin ce qu’il a lui-même présenté comme le chantier du siècle, montre, une nouvelle fois, qu’il n’est pas l’homme politique d’envergure qu’il veut paraître.
Des nouvelles du blog :
Pour le mois d'octobre, le compteur affiche 2 582 visites. (Cumul des visites journalières. Le compteur enregistre une seule visite par jour et par IP). En moyenne, chaque jour, 83 lecteurs se connectent . 11 375 pages ont été lues, soit un peu plus de quatre pages par lecteur.
Depuis sa création, il y a 13 mois, le blog a reçu 21 808 visites (Cumul des visites journalières.)
Merci à tous ces visiteurs et à ceux qui déposent des commentaires.