Patrick Labaune est député de Drôme, élu par la 1er circonscription. Il est conseiller régional. Il postule à deux autres mandats : celui de Maire et on le dit partant comme candidat pour les cantonales sur un canton de Valence. Il préside en outre aux destinées de l’office HLM.
S’il était réélu maire de Valence en 2008, il devrait quitter son mandat de conseiller régional qu’il a obtenu au prix d’une démission de son poste de maire en 2004 ! Si, dans la foulée, il était élu conseiller général, il devrait laisser sa place s’il voulait rester Député/maire ou alors il devrait renoncer à cette élection. Il devrait renoncer aussi à être conseiller régional. On peut multiplier les hypothèses. Ce qui est sûr, c’est que P. Labaune est candidat à une ou plusieurs démissions.
Tout cela n’est ni très sérieux ni très respectueux du suffrage universel.
Lorsqu’on est candidat à tout ce qui se présente, cela traduit soit un goût immodéré du pouvoir, soit une hypertrophie de l’ego. Personne à l’UMP n’est-il capable, à part P. Patrick Labaune, de défendre les idées de la droite, que soit dans des élections locales, régionales ou nationales ? Cela devient préoccupant pour son propre parti.
Je crois qu’il serait sain pour la vie publique de ne plus élire P. Labaune à rien !
Droite et gauche se distinguent de multiples manières.
Par leurs procédures pour construire une liste pour les élections municipales par exemple.
A droite, on se déclare candidat, on choisit les membres de sa liste, on leur attribue une place et une fonction et…vogue un équipage, le petit doigt sur la couture du pantalon. C’est ainsi que procède P. Labaune qui m’a déclaré lui-même, un jour qu’il me sondait sur mes propres intentions municipales : je reprends la plupart des sortants (pas tous) et je choisis quelques nouveaux !
A gauche, on fonctionne autrement. On joue collectif. Les différentes familles qui se réclament de nos valeurs communes, se consultent, discutent, débattent, font des choix et, constituent des équipes qui rassemblent leurs représentants dans des équilibres sérieusement et collectivement réfléchis. C’est ensuite, après débat, qu’on attribue le brassard de capitaine.
D’un côté l’autocratie. De l’autre la démocratie.
C’est bien que les choses soient ainsi !
La gauche peut gagner Valence en Mars 2008.
Elle le peut à condition d’être à gauche. Entendons par là, à condition d’être fidèle aux principes qui définissent une identité de gauche. Ces principes ce sont rien d’autre que les principes républicains qui doivent rester le cœur de notre vie politique : Liberté, Egalité, Solidarité et Laïcité
La gauche doit proposer une vraie pratique de la démocratie en se mettant à l’écoute des citoyens et des organisations qu’ils se sont données : associations , clubs, groupements divers… et en rendant compte des choix qu’elle fait pour la résolution des problèmes de la collectivité, après cette écoute, et non avant comme nous en a habitué l’actuelle majorité. C’est la condition essentielle pour se rendre capable de répondre activement aux vrais problèmes des tous et de chacub (Liberté, Egalité).
La gauche doit proposer une réelle mise en place de la solidarité entre les quartiers, les générations, les catégories sociales, les villes de l’agglomération (pour ce qui est notre environnement immédiat), et plus généralement avec les populations en difficulté à travers le monde en participant à des programmes de coopération internationale (Solidarité).
En étant ainsi strictement fidèle aux principes de Liberté, d’Egalité et de Solidarité, la gauche garantira l’organisation d’une collectivité communale où chacun, quels que soient ses problèmes, ses particularités, ses convictions et ses talents trouvera un rôle et place digne dans le respect de tous (Laïcité).
Pour ma part c’est sur ces bases que j’entends participer à la construction d’une alternative de gauche à la mairie de Valence.
Le président de l’office HLM (qui exerce par ailleurs d’éminentes fonctions électives) a déposé une plainte en diffamation à la suite d’un article paru le 9 février 2007 dans un hebdomadaire départemental. Cet article reprend les propos d’un candidat à un logement social qui se plaint de ne pas avoir vu son dossier aboutir malgré plusieurs demandes et qui suggère qu’il pourrait y avoir, à l’Office, un traitement inégalitaire des dossiers.
Quant on connaît les difficultés des jeunes couples pour trouver, à Valence, un logement à loyer raisonnable et quand on sait la lenteur objective des attributions par les bailleurs sociaux, on peut tout à fait expliquer l’exaspération d’un jeune couple soucieux de se loger correctement et qui ne parvient pas à trouver un local selon ses vœux.
Demander au tribunal de sanctionner des propos qui ne traduisent, finalement, que le sentiment d’une injustice (réelle ou représentée), ne témoigne pas d’une très grande considération pour ceux de nos concitoyens qui s’adressent à l’OPHLM pour se loger. On entendrait autre chose du principal responsable d’un service public.
Le vendredi 27 novembre 1997, à l’angle de la rue d’Arménie et de la rue Bouffier, Patrick Labaune inaugurait un parking de 15 places. Le 24 octobre 2005, le conseil municipal engageait le processus qui devait conduire, sur cet emplacement, à la réalisation d’un programme immobilier privé comportant une structure destinée à la petite enfance.
Deux ans plus tard : le parking à disparu, l’espace est clos, les herbes poussent ( avec peut-être de l’ambroisie) et le projet immobilier ressemble, pour l’instant, à une triste friche.
Deux ans pour priver les habitants et les commerces du quartier d’un parking de proximité bien sympatique et ne rien mettre à la place que des herbes et des épaves de vélos … c’est bien long !
Le projet de crèche publique a-t-il encore un avenir à court terme ?