L’impatience n’est pas une vertu en politique.
Un jeune et talentueux jeune homme voulait devenir Maire d’une ville.
La méthode efficace pour y parvenir était simple et toute tracée : prendre contact avec les hommes et les femmes qui s’opposaient au calife bi-céphale qui gèrait alors la dite ville, s’appuyer sur leur engagement, leur proposer ses compétences et ses informations, rassembler avec eux les citoyens intéressés à un changement politique, travailler à un programme…, puis, le moment venu, s’étant montré le plus actif, le plus disponible, le meilleur dans la préparation du changement, être tout naturellement désigné par tous comme chef de file pour la reconquête de la ville.
Au lieu de choisir cette sage et patiente démarche, le voilà qui lui prit un jour l’envie de proclamer "
urbi et orbi " : choisi et soutenu par un grand parti je serai candidat pour être Maire en 2008 !
Il commettait ainsi une erreur majeure .
On ne conquiert une ville qu’avec une équipe. Quand on veut vraiment gagner, on constitue l’équipe d’abord, on lui donne un programme et on se proclame candidat ensuite !
En choisissant la première méthode il pouvait, quelques semaines plus tard, être le leader incontesté des hommes et des femmes de progrès qui voulaient le changement. En choisissant la deuxième, il n’était qu’un candidat à la recherche de soutiens.
Ce fut grand dommage pour la cause qu’il défendait.
Dans la vallée de l'herbasse
" Dans le cadre de l’accord politique national engageant le PS et le MRC, Catherine Coutard sera la candidate d’union pour les élections législatives de juin 2007 sur la quatrième circonscription de la Drôme (cantons de Le Grand-Serre, Saint Vallier, Saint-Donat-sur-L’Herbasse , Bourg-de-Péage, Romans I et Romans II).
Avec son suppléant, Henri Bertholet, maire de Romans, ancien député, elle remercie pour leur soutien le Parti Socialiste et le Mouvement Républicain et Citoyen de la Drôme ainsi que les nombreux sympathisants, militants, responsables et élus qui se sont déjà engagés à l’occasion de premières rencontres.
Tous ensemble, et en rassemblant de plus en plus largement, ils mèneront campagne pour une victoire de Ségolène ROYAL lors des élections présidentielles, afin de donner à la France, aux Françaises et aux Français toutes leurs chances. "
La ville n’est en rien responsable de la défaillance de conception et de mise en place des mâts aiguilles spécialement conçus pour les boulevards de Valence. En l’occurrence elle serait plutôt victime.
Il y a cependant un facheux concours de circonstances.

Alors même que, sous sa responsabilité, le maître d’oeuvre " Lumière " de l’opération "boulevards" surpervisait une installation défaillante, le conseil municipal votait à son bénéfice une rémunération complémentaire de 97 995,24 euros hors taxe pour un travail qui n’était pas initialement prévu dans le cahier des charges !
Bénéficier d'une rémunération supplémentaire au moment où on livre une prestation déficiente, même si ça n'a pas de lien direct, ça fait désordre !
Au budget 2007, voté par le conseil municipal de décembre 2006, les charges en personnel représentent 59,54% des dépenses réelles de fonctionnement de la Ville. Au budget 2006, elles représentaient 60% de ces dépenses programmées. Pour autant, ces chiffres ne représentent pas la réalité.
En effet, au 1er janvier 2007, la ville de Valence affiche 1758 emplois budgétaires. Sur ces emplois, seulement 1068 sont pourvus par du personnel à temps complet, soit à peine plus de 60 %. 565 emplois sont occupés par des personnes travaillant à temps partiel. 125 emplois sont purement et simplement laissés vacants.
Autrement dit, comme chaque année, en 2007, on ne dépensera pas la totalité des sommes prévues pour rémunérer le personnel, puisque près de 8% des emplois ne seront pas pourvus et 40% le seront par du personnel à temps incomplet. L’écart entre ce qui est financé au budget et ce qui est réellement dépensé constituera une sorte de " gagnote " qui contribuera à financer les investissements de prestige de la ville.
Les conditions de travail du personnel et le service aux usagers en subiront évidemment les conséquences, car peut-on assurer à 1068 à temps complet + 565 à temps partiel le travail prévu pour 1758 ?
Peut-être que lors de ses vœux au personnel Mme le Maire nous expliquera-t-elle la logique de cette gestion des emplois à la ville de Valence ?
Voir aussi article n° 39.
Le prix de la démolition de la gare des bus ne sera … que …de 70 000 euros ! On s’attendait à plus du côté de la majorité municipale. On était prêt à y mettre 100 000 euros, alors, pensez donc, 70 000, c’est donné ! Comme nous l’avons dit souvent, les fournisseurs de la ville sur le chantier des boulevards sont avertis : pour tout ce qui concerne ce chantier, vous pouvez augmenter les prix. La ville paiera !
Pour dire le vrai, en plus de ces 70 000 euros, la destruction en question coûte 650 000 euros d’indemnité accordée au SISAV, syndicat chargé des transports urbains, qui subirait un préjudice du fait de cette disparition. (Voir note n° 53). Les valentinois payent donc très cher la disparition de la gare, comme les usagers de la CTAV vont payer très cher le nouveau dispositif de transport urbain. En effet la ville qui " hébergeait " la gare gratuitement sur le territoire municipal va désormais faire payer un loyer à la CTAV pour l’utilisation de l’espace public par le futur quai qui remplacera la gare et pour le local de billeterie. Il est assez évident que le concessionnaire (Véolia) reportera le montant de cette location sur le prix des billets plutôt que de réduire sa marge bénéficiaire : on fait du commerce monsieur, pas de la philantropie !
Ainsi la majorité municipale réalise une double performance, payer pour la destruction de la gare et faire payer les usagers pour son remplacement : bravo l’artiste !