La priorité de l’action en faveur de l’emploi est un objectif qui fait consensus entre les différents courants politiques. Reste à savoir comment les uns et les autres s’engagent dans une politique cohérente avec cet objectif, et comment ils sont disposés à utiliser toutes les ressources offertes pour cela par la loi et les codes.
Dans ce domaine, le département de la Drôme vient d’indiquer une voie intéressante en signant avec quatre partenaires : la fédération des entrepreneurs du BTP, le MEDEF, la confédération générale des PME et la CAPEB, une charte visant à faciliter l’emploi des personnes en difficulté. Il s’agit d’utiliser les possibilités offertes en ce sens par le code des marchés publics et, notamment, d’expérimenter la mise en œuvre de l’article 14 de ce code qui prévoit : " les conditions d’éxécution d’un marché peuvent comporter des élèments à caratère social ou environnemental qui prennent en compte les objectifs du développement durable en conciliant développement économique, protection et mise en valeur de l’environnement et progrès social. "
L’exercice est certainement complexe. L’insertion dans les marchés publics de clauses concernant, par exemple, l’insertion professionnelle des personnes bénéficiaires du RMI n’est pas facile. Mais la cause poursuivie vaut bien des efforts.
En la matière, la Ville de Valence serait sans aucun doute bien inspirée d’emboiter le pas au Conseil général !
Ce n'est pas nous qui le disons.
Ou alors, lorsque nous le disons, c'est parce que les commerçants nous l'ont affirmé : il est loin d'être certain que la rénovation des boulevards contribue effectivement à revivifier la vie commerciale du coeur de ville.
Le D.L rend compte, dans l'édition de Valence de ce jour, de la décision d'un couple de commerçants exerçant Boulevard Maurice Clerc de se déplacer vers le plateau des Couleures : "Nous avons aimé travailler sur les boulevards...Les travaux ne nous ont certes pas facilité la vie, ni celle de nos clients, dont la majorité vient de l'extérieur de Valence. Beaucoup se plaignaient d'ailleurs du manque de place de stationnement. Mais c'est un chantier justifié et qui donnera un beau cadre de vie. Ce dernier me semble néanmoins plus adapté aux promenades du dimanche qu'au commerce."
Nous ne disons pas autre chose : Ce sera beau, mais ça n'aidera probablement pas à faire vivre le centre ville parce que çela correspond à une vision de la ville du siècle dernier.
L'énorme investissement en valait-il la chandelle ?
voir DL du 7 février page 10, 5ème colonne
" Valence doit être la capitale de Rhône-Alpes Sud " déclare le maire de Valence dans l'interview déjà citée. " Le poids régional de Valence se fait par des projets de développement économique fort. "
Nous, nous voulons bien ! Mais, au delà de l'effet de discours, où sont ces projets de développement économique forts portés par la ville de Valence ? Comment Valence tire-t-elle partie de sa position stratégique au carrefour du sillon rhodanien et de la vallée de l'Isère ? On cherche !
Valence a longtemps boudé et s'est tenue à l'écart de l'opération engagée autour de la gare TGV sur le site de Rovaltain. Elle n'y est revenue qu'avec beaucoup de retenue et n'y tient pas un rôle déterminant. Elle se montre incapable, parce qu'elle n'en a pas la volonté, de jouer dans cette affaire le rôle moteur qui devrait être celui de la ville chef-lieu. Le refus des élus majoritaires de collaborer avec nos voisins immédiats, pour élaborer des projets commun qui donneraient corps à une communauté d'agglomération, constitue par ailleurs un véritable obstacle au développement cohérent du " Grand Valence ".
Madame le Maire a beau dire mais la rénovation du musée, si elle est évidemment une opération qui fait consensus, ne suffit pas, comme elle le donne à croire, à définir un projet ambitieux pour le développement économique de Valence. Il faudrait bien autre chose pour donner à notre ville et à son agglomération un véritable élan pour affronter les défis des années qui viennnent.
La mise en lumière des boulevards prend forme.
Le mur bleuté de l’esplanade du champ de mars, sur l’avenue Gambetta, est sans conteste du plus bel effet. Cependant, alors que les citoyens sont invités à s’engager personnellement et à faire tous les petits gestes qui économiseront la facture énergétique de la france et contribueront à épargner la planète : utiliser des lampes basse consommation, éteindre consciencieusement les ampoules en sortant d’une pièce, etc… on se demande si le déploiement de lumière dont, aux seules fins d’esthétisme, on va inonder les boulevards, est une opération judicieuse.
Lors du débat d’orientation budgétaire, en novembre 2006, l’adjoint aux finances nous annonçait un bilan financier de la première tranche. Nous attendons ce bilan avec beaucoup d’intérêt et nous suggérons qu’il indique non seulement le coût des équipements qui ont été faits, mais qu'il précise aussi les coûts de fonctionnement et d’entretien de l’ensemble : entretien des végétaux, des dalles, des kiosques… ainsi que la quantité d’énergie qui sera dépensée annuellement pour assurer le décor lumineux nocturne de nos boulevards.
Nul doute que ces données soient très utiles pour….éclairer…le débat !
Mme le Maire de Valence a donné une intéressante interview au journal " Drôme-Hebdo " de cette semaine.
Plusieurs de ses propos méritent commentaires.
Puisque ce week-end se tiennent les journées de l’immobilier et que la question du logement est au cœur de l’actualité, je ne retiendrai que ces deux phrases :
On constate que la ville de Valence est devenue une ville attractive ….pour les promoteurs .
Pour les jeunes couple il n’y a plus de terrain à construire.
Deux phrases qui signent une politique !
