Le 26 novembre dernier (note 41), nous nous réjouissions ainsi :
...L'entreprise Rieter, devenue RITM, redeviendra une PME française. Les fonds de pension étrangers ne gagnent pas toujours ! ... Un tel succès n'a été possible que par la volonté des hommes, décidés à résister aux effets d'un libéralisme économique destructeur du tissu industriel national : cadres , personnels ? Il reste maintenant aux institutions : région, département, ville, a prendre leurs responsabilités pour appuyer cette volonté et permettre à l'entreprise de garder et de développer sa place dans la vie économique locale et nationale !
Il semble que ce dernier voeu soit en passe d'être réalisé. Le conseil municipal de Valence, unanime, a voté le principe de garantir une partie de l'emprunt que la société RITM doit souscrire auprès du Crédit Coopératif afin de réaliser l'opération de reprIse.
L'annonce par la Ville qu'elle se portera caution est évidemment un élément essentiel pour que la société obtienne, effectivement, auprès de la banque le crédit nécessaire. Mais Il reste que le montant exact et les modalités de cette garantie sont encore à définir. L'affaire n'est donc pas close et il faudra rester vigilant au bon achèvement de l'opération engagée.
La preuve est apportée que les collectivités locales peuvent jouer un rôle, quant elle le veulent,, dans la pérennité et le développement des entreprise de leur territoire.
La majorité valentinoise pratique, de longue date et de manière persistante, une politique " isolationniste. "
Toutes les fois qu’une offre de coopération lui est faite, dans quelque cadre que ce soit, elle trouve prétexte à dire NON. Seule de toutes les communes de l’agglomération, elle a refusé d’approuver le périmètre du SCOT (schéma de cohérence territoriale). Après avoir longtemps été absente de Rovaltain, elle ne siège que sur la pointe de la chaise, prête sans doute à partir à la moindre difficulté. Elle est, à ce jour, l’obstacle majeur à la constitution de l’intercommunalité qui, de l’avis de tous, constituerait le cadre adapté pour traiter efficacement les grands problèmes de notre agglomération.
Lors du dernier conseil municipal, on a pu constater que cet isolationnisme est radical.
Il s’agissait d’approuver l’extension à la Drôme Nord du périmètre d’action d’un Etablissement Public Foncier qui intervient, en particulier, dans le recyclage des friches industrielles. Cette extension n’engageait pas de façon excessive la ville de Valence puisque que l’intervention de cet établissement peut se faire au coup par coup, " sans perception de la taxe d’équipement pour le compte de l’Etat "
La majorité a dit NON.
Avec une telle pratique, on peut craindre que, lorsque sera présenté le volet " Valence-Drôme-Ardèche-Centre " du contrat de développement Rhône-Alpes (pourtant préparé sous l’autorité d’un adjoint de la ville de Valene) on entendra le même discours : nous n’avons besoin de personne !
Qu’est-ce que Valence et les valentinois ont à gagner à une telle politique ? Valence n'est pas une île.
Il devient urgent de mettre fin cet enfermement qui rend difficile la vie d’une agglomération où les problèmes sont partagés au-delà des limites communales.
" Dans un marché comme celui de la rénovation des boulevards 141 163, 95 euros hors taxe, c’est un détail ". C’est ce qu’a déclaré ce soir une adjointe au maire après le vote, par la majorité, d’un avenant de ce montant au marché de maîtrise d’œuvre de la dite opération.
Nous, on veut bien !
Sauf que le prix de la maîtrise d’œuvre a déjà augmenté de 11,16 % depuis l’origine et que ce n’est pas fini. C’est d’autant plus anormal qu’une partie de cette augmentation est due à des travaux supplémentaires voulus par la majorité municipale et une autre partie à des erreurs initiales d’estimation de la part du maître d’œuvre : " la mission exécutée fait apparaître une complexité beaucoup plus importante que les maîtres d’œuvre ne l’avaient envisagée " dit le rapport soumis à l’avis de la commission. Autrement dit le lauréat du concours s’est trompé dans ses estimations ! Dans tous les autres cas, c’est le responsable de l’erreur qui supporterait le coût financier de son absence de précision. Mais, puisqu’il s’agit des boulevards, la ville paiera sans barguiner !
Cela dit : le coût du chantier est bien tenu et les dépenses ne dérapent pas !
Heureusement ! Car si elles dérapaient……..
Il y a des chiffres qui signent une politique.
Ce soir, le conseil municipal vient de voter une subvention exceptionnelle de 8 000 euros pour l'association "Saou chante Mozart" au motif que cette association organise un concert dans l'année au Bel image à Valence, concert payant évidemment (le 10 juillet 2007).
Lors du vote du budget en décembre dernier la majorité a attribué 6 000 euros d'aide à l'association l'Etape qui accueille tous les jours de l'année les mal logés, 8 000 euros au restos du coeur, 1 500 euros à la Croix rouge
Tout commentaire est superflu !
La gestion des ordures ménagères devient un des problèmes majeurs pour les collectivités locales.
En Drôme-Ardèche, Nord et centre, Le SYTRAD (SYndicat de TRaitement des déchets Ardèche Drôme) assure cette mission. Il fédère 22 structures intercommunales qui assurent la collecte des déchets ménagers. Il concerne 350 communes, soit près de 490 0000 habitants. Il traite chaque année près de 170 000 tonnes d’ordures sur son Centre de tri, installé à Portes-lès-Valence. Pour faire face aux besoins, le SYTRAD doit créer de nouveaux sites de traitement.
Chaque année, les communes concernées doivent être saisies du rapport d’activité de ce syndicat. En 2006, le rapport 2005 n’a pas été soumis au conseil municipal de la ville de Valence non plus qu’à ceux des communes voisines. Les élus MRC de Valence, Guilherand Granges, Portes-les-Valence se sont adressés au préfet pour réclamer communication de ce document.
Nous apprenons aujourd’hui que le syndicat du groupement intercommunal de Chabeuil a décidé de refuser de voter le budget du Sytrad au motif d’un manque de visibilité sur le coût futur du traitement des ordures ménagères.
Que se passe-t-il donc au SYTRAD ?
