La majorité municipale a, une nouvelle fois, confirmé au cours du dernier conseil municipal son allergie chronique à tout ce qui peut ressembler à une coopération sérieuse - au plan du développement économique – avec nos voisins de l’agglomération. Il s’agissait d’approuver le transfert du siège de l’administration de " Rovaltain ", de la mairie de St Marcel-les-Valence où il est actuellement installé, au site même de Rovaltain. Seule contre tous, la ville de Valence, au motif que ce transfert serait trop onéreux, en refuse le principe.
On sourit devant l’hypocrise d’un tel argument venant de ceux qui n’hésitent pas à dépenser 400 000 euros pour déplacer une trémie de 4 m, ou plus de 100 000 euros pour installer des toilettes en face d’un patisserie sur les boulevards. Pour notre majorité, le sens de l’économie a des applications très variables selon les cas ! Mais sur le fond, on se demande quel intérêt réel poursuit la ville quand elle refuse à l’administration de Rovaltain de s’installer sur le territoire même qu’elle est chargé de promouvoir. Si ce n’est pas de la bêtise, c’est du sabotage !
En demandant un vote négatif sur ce transfert, la majorité municipale de Valence s'est livrée à une nouvelle provocation tout à fait gratuite à l’égard de nos partenaires. Elle cherche à enfermer Valence dans un ghetto. Les valentinois n’ont rien à y gagner.
Il est grand temps que des gens plus soucieux des intérêts à long terme de la ville prennent enfin les choses en main.
Lors du conseil municipal du lundi 26 mars, un long débat a concerné la politique immobilière de la ville.
L’opposition a dénoncé le choix de la municipalité de privilégier les programmes de construction haut de gamme au détriment des opérations accessibles aux revenus moyens ou faibles. Elle a contesté l’absence de volonté de cette municipalité de s’engager dans une maîtrise du foncier qui lui permettrait orienter différemment qu’elle ne l’accepte aujourd’hui – voire qu’elle ne le suscite - le développement immobilier de de la ville.
Au cours du débat, Madame le Maire a contesté avoir tenu les propos suivants qui justifient les critiques de l’opposition ( part belle faite aux promoteurs, difficulté pour les jeunes couples), propos qu’on poura retrouver dans Drôme Hebdo du 2 Février 207 page 8 : " On constate que Valence est devenue une ville attractive pour les promoteurs avec des logements de qualité. Les offres des promoteurs sont nombreuses. Nous, nous souhaitons que les familles reviennent sur Valence. Pour les jeunes couples, il n’y a plus de terrains pour construire " " Nous faisons en sorte qu’il y ait des logements pour attirer les familles " ajoutait-elle dans cette interview, mais, hier soir, elle a été bien en peine de citer un seul programme immobilier qui permette l’accession à la propriété pour les revenus modestes.
Adossée au fait que la ville est dans les normes s'agissant de son contingent de logement sociaux (situation qu'elle doit aux réalisations de la municipalité de Rodolphe Pesce et non aux siennes) la majorité muncipale fait des choix qui marque son orientation politique au service des catégories sociales économiquement les plus favorisées.
Le nouveau mode de financement des activités hospitalières conduit les gestionnaires des établissements à privilégier "les actes qui rapportent" au détriment des actes qui "rapportent moins" (C'est ce qu'on appelle la tarification T2A). Dans son état actuel, cette tarification se fonde sur un système issu des principes d’un marché de la santé privilégiant l’acte au détriment de toute la démarche diagnostique et thérapeutique des médecins et des soignants. ( voir l'ouvrage de Jean-Marie Fessler et Pierre Frutiger : La tarification hospitalière à l’activité - Eléments d’un débat nécessaire et propositions )
C'est dans le cadre de la mise en oeuvre de cette politique qu'on peut comprendre l'annonce, faite au dernier comité d'établissement, selon laquelle la consultation externe des urgences du Centre Hospitalier de Valence serait prochainement supprimée. Une telle suppression permet sans doute de dégager des postes qui seront réutilisés dans la création de nouveaux services mais elle prive les usagers d'un service important .
On peut certes se réjouir de ce que le développement du centre hospitalier permette le traitement de pathologies nouvelles. il faut regretter que ce développement se fasse sans que les postes nécessaires soient créés et qu'il faille recourir au redéploiement interne des moyens pour faire face aux besoins de santé publique.
Je me suis adresé à Mme le Maire président du Conseil d'administration de l'hôpital pour réclamer que cette mesure de fermeture soit rapportée.
Le député de la 1er circonscription de la Drôme n’a pas peur du ridicule.
L’opposition municipale a fait part à presse de ses préoccupations à propos des conditions de réalisation du projet de rénovation urbaine annoncé en grande pompe par le président de l’OPHLM le 20 septembre 2004. (Voir Dauphiné libéré du 10 mars 2007 page 9). Ce jour là, le Député-Président, devant le conseil municipal ébahi, avait réalisé un numéro de claquettes de grande facture. Après plusieurs décennies d’immobilisme, on allait voir ce qu’on allait voir. Il allait mettre en œuvre : une politique de renouvellement urbain et de recherche environnementale ambitieuse, volontariste sur les grands quartiers de valence : Valence le haut, Chamberlière, Polygone et Valensolles.(Dossier de presse.). Zorro venait de débarquer à l’office HLM. 25 millions d’euros allaient être investi dans l’opération, en partie financée par les dotations de l’Agence Nationale pour le Renouvelement Urbain. Le nouveau chantier du siècle, après les boulevards et la station d‘épuration, allait s'ouvrir.
Deux ans et demi plus tard que voit-on : rien ou pas grand chose !
Le plan de rénovation prévu par la ville de Valence a été, par deux fois, refusé par l’ANRU, et l’ambitieux projet se rétrécit comme peau de chagrin. A croire que le Président-Député, soutien indéfectible de la majorité au pouvoir, n’a pas les moyens de défendre ses projets auprès de ses amis politiques et d’obtenir les financements nécessaires. Il tombe franchement dans le ridicule lorsqu’il déclare à la presse que si le projet valentinois n’est pas retenu par l’ANRU c’est parce que l’opposition valentinoise : a savonné la planche pour qu’on ne l’ait pas (l’agrément ANRU). (DL du 10 mars 2007)
C’est faire beaucoup d’honneur à une opposition de gauche que de penser qu’elle pourrait être plus efficace auprès d’un ministre de droite que le député lui-même. C'est aussi faire un piteux aveu d'impuissance.
Je m’étais demandé si le député de la circonscription servait à quelque chose. La question continue à se poser !
Un budget municipal est censé décrire un projet d’activité réflechi pour l’année qu’il couvre. Ainsi, le conseil municipal de décembre 2006, en examinant et en votant le projet de budget pour 2007, est supposé avoir donné le cadre général de la dépense publique pour l’année 2007. Les décisions modificatives votées en cours d’année sont , théoriquement, destinées à procéder aux ajustements marginaux que la vie concrète de la ville peut rendre obligatoires.
Il est donc tout à fait surprenant de voir le conseil municipal de février saisi de propositions de modifications qui ne sont pas de simples réjustements à la marge mais bien des modifications d’importance des chiffres votés moins de deux mois plus tôt. Ainsi, à la section investissement, plus de 30 réinscriptions de dépenses prévues en 2006 et non réalisées. Pourquoi ne les a-t-on pas réinscrites dès le vote du budget principal de 2007 ? On savait alors qu’elles n’avaient pas été réalisées, comme par exemple les 549 282,40 euros prévus pour le réaménagement des abors de l’immeuble Taine –Oranger.
A la section fonctionnement, pourquoi voit-on dès écritures concernant des frais divers sur emprunt pour plus de 1 000 000 de frs ?, etc….
On peut légitimement se demander qu’est-ce que le conseil municipal a réellement débattu lors du vote du budget en décembre 2007 et quelle est la crédibilité des chiffres qui ont alors été validés. S'agissait-il d'un budget de vérité ?

